Russie - Eurasie
L’Eurasie connaît de profondes mutations. Si le passé soviétique a laissé une empreinte durable, la Russie et les pays d’Europe orientale, d’Asie centrale et du Caucase du Sud ont leur propre trajectoire.
Sujets liés
Annexion de quatre régions administratives d’Ukraine : elles "feront partie de la Fédération de Russie, c'est irréversible"
Les territoires ukrainiens de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia, reconnus indépendants par la Russie après des référendums seront "sanctuarisés, y compris jusqu'à la protection par l'arme nucléaire russe", prévient vendredi 30 septembre sur franceinfo Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Nouveaux Etats indépendants à l’IFRI (l’Institut français des relations internationales). Le président russe Vladimir Poutine doit présider ce vendredi une cérémonie de signature de rattachement à la Russie des quatre territoires.
Poutine : l'annexion... "pour toujours" ?
C’est désormais officiel. Le président russe Vladimir Poutine a proclamé l’annexion des quatre régions ukrainiennes de Donetsk, Lougansk, Zaporijia et Kherson contrôlées, en partie ou en totalité, par l’armée russe. Le Kremlin organisait cet après-midi une cérémonie pour célébrer l’événement. Vladimir Poutine a tenu un discours offensif. S’il a affirmé que son pays "n’aspire pas" à restaurer l’URSS, l’autocrate a indiqué que les habitants des régions ukrainiennes annexées seront des "citoyens pour toujours". Il a également appelé l'Ukraine à "cesser immédiatement les hostilités". Des festivités pour célébrer l'annexion doivent se dérouler cet après-midi sur la très symbolique place Rouge, qui jouxte le Kremlin.
« La guerre de Poutine contre l’Ukraine est entrée dans une nouvelle phase, encore plus dangereuse »
Avec l’organisation, par Moscou, de référendums locaux et de la mobilisation partielle, assortie de menaces nucléaires, Vladimir Poutine poursuit sa fuite en avant, affirme, dans une tribune au « Monde », la chercheuse spécialiste de la Russie Tatiana Kastouéva-Jean. « Poutine ne commencera pas la guerre contre l’Ukraine : les risques sont trop élevés et il y a plus à y perdre qu’à gagner », entendait-on en Europe avant le conflit. Il l’a pourtant fait.
« Le projet impérial russe s’est construit au fil des échecs de Moscou à imposer sa vision du monde »
Alors que la Russie entérine vendredi l’annexion de territoires ukrainiens, la professeure Marlène Laruelle, spécialiste du monde slave, analyse comment le projet impérial russe – et sa vision historique sur le long terme – s’est imposé peu à peu dans l’esprit de Vladimir Poutine. L’invasion russe en Ukraine a relancé les débats sur la nature impériale de la Russie. Mais les discussions sont souvent teintées de « présentisme » (relire les événements du passé à la lumière du présent) et mettent sous le tapis des nuances qui sont pourtant fondamentales pour comprendre ce que le Kremlin espère atteindre avec la guerre en Ukraine.
Poutine et le nucléaire : les raisons de ne pas paniquer
Pour la première fois, un pays, la Russie, brandit la menace nucléaire non pour défendre son existence mais pour appuyer l'annexion d'un territoire. Vladimir Poutine prend ainsi des libertés avec des règles en vigueur depuis trois quarts de siècle. Bluffe-t-il ? C'est sans doute le scénario le plus terrifiant qu'on puisse concevoir actuellement.Acculé, Vladimir Poutine lancerait des missiles nucléaires sur l'Ukraine. Ouvrant la boîte de Pandore d'une utilisation de ces armes apocalyptiques verrouillée depuis soixante-dix-sept ans. Avec un risque réel de riposte, conventionnelle, de l'Otan, et ensuite d'escalade nucléaire de part et d'autre.
Vladimir Poutine: face aux défections
La mobilisation décidée en date du mercredi 21 septembre 2022 a provoqué une fuite massive des russes mobilisables aux frontières géorgiennes et kazakhstanaises notamment. Ces scènes, surréalistes, interrogent sur la pérennité du régime du Kremlin, et sur la crise de confiance que traverse actuellement l’armée russe. Car si le début de "l'opération militaire spéciale" en Ukraine a laissé la majeur partie de la population russe dans l'indifférence, la mobilisation semble être annonciatrice d'une toute autre réaction.
À quel point Poutine est-il fragilisé?
Sept mois après le début de la guerre en Ukraine, la Russie traverse une mauvaise passe. Sur le terrain, l’Ukraine ne cesse de reconquérir des territoires, et sur le plan diplomatique, le mouvement d’opposition se consolide particulièrement après l’appel à la mobilisation partielle, lancé la semaine dernière par le président russe.
Military briefing: How will Russia’s mobilisation affect the war in Ukraine?
Kyiv expects new recruits to appear within two months but Moscow struggles with training and logistical obstacles.
Jusqu’où ira Poutine ?
Avec la mobilisation des réservistes et les référendums dans les régions occupées par la Russie, la guerre en Ukraine prend une nouvelle dimension. Tatiana Kastouéva-Jean revient sur l'escalade et la fuite en avant de Vladimir Poutine.
Poutine, la nostalgie de l'empire
En février 2022, Vladimir Poutine a justifié son invasion de l’Ukraine par la menace que ferait peser sur sa sécurité l’adhésion à l’Otan de certains pays frontaliers. Depuis les révolutions de couleurs, en Géorgie et en Ukraine, l’obsession du Kremlin de ne pas perdre son influence dans l’ex-espace soviétique a franchi une étape supplémentaire avec le conflit ukrainien.
En Russie, l’espoir d’une « forte résistance passive »
Deux jours après l’annonce de la mobilisation partielle de la population russe par le président Vladimir Poutine, la campagne de recrutement bat son plein, notamment dans les régions les plus pauvres de la Fédération.
Dans le Caucase et l'Asie centrale, la Russie en perte d'influence
Les tensions se sont multipliées ces derniers jours dans le Caucase et en Asie centrale, où la puissance tutélaire de Moscou apparaît affaiblie par les difficultés militaires qu'elle rencontre en Ukraine. ors du récent sommet de l'Organisation de la coopération de Shanghai à Samarcande, en Ouzbékistan, le président russe Vladimir Poutine s'est retrouvé sous la pression de ses partenaires, notamment chinois et indien, qui ont fait part de leurs inquiétudes ou de leurs doutes sur la guerre en Ukraine. Plusieurs pays d'Asie centrale ont du reste autorisé des manifestations de soutien à l'Ukraine.
Mobilisation partielle par Poutine : "Le Kremlin est en situation de panique totale"
Face aux succès de la contre-offensive ukrainienne, Vladimir Poutine a choisi l'escalade. Le président russe a annoncé ce mercredi 21 septembre la "mobilisation partielle" des réservistes de son armée, au lendemain de l'annonce de "référendums" d'annexion dans les régions contrôlées par Moscou en Ukraine, du 23 au 27 septembre. Il a également procédé à un nouveau chantage nucléaire, en précisant être prêt à utiliser "tous les moyens". Décryptage avec Dimitri Minic, chercheur au centre Russie/NEI de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Poutine défie le monde
Le président russe a annoncé ce mercredi matin la mobilisation de centaines de milliers de réservistes, tout en essayant d’intimider l’Occident par le chantage nucléaire.
Guerre en Ukraine : Quelle stratégie militaire derrière les référendums dans les régions occupées par la Russie ?
- Le Kremlin a annoncé la tenue de référendums d’annexion des territoires ukrainiens occupés par les Russes du 23 au 27 septembre.
- Alors qu’ils étaient prévus pour le mois de novembre, ces scrutins qualifiés de « parodie » par Emmanuel Macron et organisés dans l’urgence marquent un tournant dans le conflit qui oppose Moscou à Kiev.
- Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/NEI à l’Ifri, Michel Goya, ancien colonel des troupes de marine, historien et stratégiste et Cédric Mas, historien militaire, observateur du conflit et président de l’institut Action Résilience, décryptent pour « 20 Minutes » la stratégie militaire qui se cache derrière ces scrutins.
Caucase, Asie centrale, Moyen-Orient : la guerre en Ukraine fragilise-t-elle les zones d’influence russe ?
Alors que l’armée de Vladimir Poutine est monopolisée par le conflit en Ukraine, des violences resurgissent en Asie centrale, dans le Caucase mais aussi au Moyen-Orient.
La Russie accélère ses préparatifs d'annexion de quatre régions ukrainiennes
C'est une escalade majeure, aux conséquences potentiellement inquiétantes, dans la guerre en Ukraine. Les autorités des deux républiques autoproclamées du Donbass, pro-Kremlin, et de celle de Kherson , occupée par l'armée russe depuis mars, ainsi que de Zaporijjia, ont brusquement annoncé, mardi, l'organisation d'un référendum du 23 au 27 septembre pour réclamer leur rattachement à la Russie. [...]
L'Ukraine à la reconquête de son territoire
Lundi, Volodymyr Zelesnky affirmait que l'Ukraine avait repris 6000 km2 de territoire occupé par les Russes. Mais les reconquêtes territoriales laissent apparaitre les massacres perpétrés par l'armée Russe. Après Bouchta, ce sont 440 corps qui ont été retrouvés dans une fosse commune à Izioum.
Poutine - Xi Jinping, le front anti-occidental
A l'occasion de la visite du président chinois Xi-Jinping au Kazakhstan, qui est d'ailleurs la première visite du leader chinois depuis la crise mondiale du Covid, il apparait nécessaire de questionner l'équilibre des forces en présence au sein de l'Asie centrale, tout en prenant en considération les avancées du conflit russo-ukrainien.
Guerre en Ukraine : la contre-offensive, et après ?
Le lundi 12 septembre, une pétition pour la démission de Poutine auprès d'élus politiques russes circule dans le pays. A cela s'ajoute la contre-offensive ukrainienne qui surprend par sa rapidité. La Russie de Poutine ne semble pas être à son avantage ces dernières semaines...
Guerre en Ukraine: «Les conséquences sont déjà perceptibles pour les pays d’Asie centrale»
Après les émeutes, une nouvelle ère au Kazakhstan ?
Janvier 2022 aura vu le Kazakhstan subir sa plus grave crise politique depuis son indépendance, proclamée le 16 décembre 1991. L’augmentation du prix du carburant a embrasé l’ouest du pays en proie à une marginalisation socio-économique, puis les régions du sud, traditionnellement plus rétives au pouvoir central. Que s’est-il passé dans les faits, et quelles conséquences ces troubles ont-ils eues à l’échelle nationale et régionale ?
Guerre en Ukraine : hackeurs et cyber-résistants entrent dans le conflit
À l’Est, le conflit se joue aussi sur le terrain numérique. Avec des conséquences qui pourraient être bien réelles. Faut-il s’attendre au pire ?
Ukraine : chape de plomb sur la Russie
Les voix s'élèvent dans le monde entier contre l'agression russe sur l'Ukraine. Les Nations unies ont condamné, à une large majorité, la Russie et des sanctions économiques et financières massives ont été prises contre ses intérêts. Rien n'infléchit pour le moment Vladimir Poutine sur ses objectifs de reddition et d'invasion du territoire sous un déluge de bombes. Pourtant, dès les premiers jours de l'invasion, des manifestations ont éclaté en Russie.
« Quelle est la position de la Chine dans le conflit russo-ukrainien? »
Le 1er mars, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s'est entretenu avec son homologue ukrainien Dmytro Kuleba. Wang Yi a « regretté l'éclatement du conflit entre l'Ukraine et la Russie » et s'est dit « extrêmement attentif aux dommages subis par les civils ». Il s'agit de la première interaction de haut niveau entre les deux pays depuis le début du conflit. Jusque-là, la partie chinoise s'était montrée plus que discrète à l'égard de la situation en Ukraine.
Thomas Gomart : « La Russie est passée d’une logique de guerre limitée à une logique de guerre totale »
La guerre en Ukraine et les menaces nucléaires de Vladimir Poutine visent à terroriser les Ukrainiens et à effrayer les Occidentaux. Elles percutent l’équilibre des forces à l’échelle de toute l’Eurasie, explique l’historien dans un entretien au « Monde ». Directeur de l’IFRI (Institut français des relations internationales), l’historien Thomas Gomart, auteur notamment de Guerres invisibles (Tallandier, « Texto », 2021), analyse la stratégie de Vladimir Poutine et ses répercussions sur les équilibres mondiaux.
Zelensky, la "cible numéro 1" de Poutine
Malgré les pressions de la communauté internationale, l’offensive russe en Ukraine se poursuit. Débutés il y a une semaine, les combats s’intensifient à Kharkiv. La deuxième ville du pays est prise dans l’étau russe et la cible de violents bombardements qui n’épargnent pas les civils.
Guerre en Ukraine : en Russie, la population en désaccord est sommée de se taire
Si des franges de la société russe s'organisent tant bien que mal contre la guerre en Ukraine, le pouvoir réprime toute voix discordante.
La cyberguerre fait rage entre Moscou et Kiev
Russie-Occident aux sources du déstastre
Cyberguerre Russie-Ukraine : "On n'a pas encore vu toute la puissance de feu de la Russie"
Avant l'offensive territoriale, l'Ukraine a été la cible de cyberattaques russes. La guerre pourrait alors se doubler d'une dimension cyber. Ces piratages ont-ils causé de lourds dommages ? Précisions avec Julien Nocetti, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri) et enseignant-chercheur à l’Académie militaire de Saint-Cyr.
L'Ukraine bombardée
Au 7e jour du conflit, l’Ukraine est en proie à des bombardements incessants à Kiev et à Kharkiv depuis hier soir.
Europe : la guerre pour avoir la paix
Alors que Volodymyr Zelensky a lancé un énième appel de détresse à l’Europe, l’Ukraine a plongé dans une guerre totale. Devant le parlement européen, le chef d’Etat ukrainien demande aux européens de faire preuve de courage en ne se détournant pas du conflit et en assumant la défense de nos valeurs y compris par la guerre. C’est une rupture totale avec l’idéal de paix qui s’était forgé depuis 70 ans, brutalement fracassé au rythme de l’invasion russe.
Kiev : la déferlante des chars russes
Au sixième jour de l'offensive en Ukraine, ni les sanctions internationales, qui continuent de s'accumuler contre la Russie, ni les pourparlers ouverts lundi entre Moscou et Kiev ne semblent empêcher une nouvelle attaque russe de se profiler.
Guerre en Ukraine : quelle stratégie russe ?
Alors que l’offensive russe s’intensifie en Ukraine, Dimitri Minic revient sur la stratégie russe et la mentalité des élites politico-militaires russes.
Ukraine, le conflit se déroule aussi en ligne : les géants de la tech s'attaquent aux médias proches de Moscou
La guerre de l'information fait rage sur les réseaux sociaux, où le pouvoir russe s'efforce de justifier son attaque à coup d'infox, vidéos sorties de leur contexte et assertions jetées sans preuve. Un flux de désinformation que gouvernements et plateformes s'efforcent de réguler dans l'urgence. Sous la pression de leurs gouvernements et de l'opinion publique, les géants de la tech américains comme Google mais aussi plusieurs réseaux sociaux ont également pris des mesures visant à limiter la circulation de la désinformation promue par le Kremlin.
Édition spéciale guerre en Ukraine
En plateau, Yann Barthès fait le point sur la situation en Ukraine avec trois spécialistes de la Russie : Lukas Aubin, Julien Théron et Tatiana Kastouéva-Jean.
Comment l'Otan riposterait à une cyberattaque russe
Une cyberattaque contre un pays membre de l'Otan pourrait déclancher la clause de défense collective de l'organisation. Selon ces dispositions "une attaque contre un membre de l'alliance est considérée comme une attaque dirigée contre tous les alliés".
"On a franchi un seuil avec les sanctions"
Edition spéciale au cinquième jour de la guerre en Ukraine avec de nouvelles alertes aériennes à Kiev et des combats qui auraient lieu à Marioupol. Zelensky demande son adhésion face caméra, les 27 pris à témoin par le président ukrainien. Différents spécialistes reviennent sur les dernières évolutions de la situation ukrainienne.
Au 5ème jour, Kiev résiste toujours
Kiev tient toujours. Assiégée par la force russe, la capitale ukrainienne continue de résister.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.