« La stratégie de dissuasion iranienne a échoué à prévenir une offensive »
Si les destructions occasionnées par les frappes américaines et israéliennes ralentiront sans doute le programme nucléaire iranien, il n’est cependant pas anéanti, estime, dans une tribune au « Monde », Héloïse Fayet. Elle évalue les options qui s’offrent désormais à Téhéran, mais aussi les conséquences mondiales en matière de prolifération nucléaire.
Naviguer sur l'océan multilatéral : lost in decomposition ?
Le multilatéralisme organisationnel apparaît menacé par l'affirmation des politiques de puissance, en particulier à travers le système de l'Organisation des Nations unies (ONU). Les demandes de réforme de ce système perdurent cependant. Et les formes de consultations souples se développent : diplomaties de clubs ou minilatéralismes. La recomposition multilatérale s'effectue ainsi largement hors du système organisationnel. Éloignée d'un ordre international libéral ou d'un ordre multipolaire, elle ne favorise pas l'inscription de l'habitabilité de la planète au faîte de l'agenda multilatéral.
Libre-échange, climat, OMS… Face aux frasques de Trump, la Chine de Xi joue les bons élèves
Avec sa politique étrangère disruptive, Donald Trump bat en brèche les coopérations internationales établies. Une opportunité pour la Chine, qui cherche à s'affirmer comme un acteur responsable et une figure de stabilité.
Populismes et relations internationales
Les populismes font florès, en Europe et ailleurs : en Argentine, peut-être demain à nouveau aux États-Unis… Que nous disent-ils de nos sociétés ? Et, s’ils arrivent au pouvoir, comment les modèlent-ils ? Leurs politiques économiques ont-elles quelques chances de succès ? Les politiques étrangères de leurs gouvernements influent-elles plus sur leur environnement, ou sur leurs propres sociétés ? Un « Trump 2 » au pouvoir à Washington serait-il totalement libre, et avec quels effets, de ses choix ?
Quel équilibre entre développement durable et sécurité énergétique ?
Pour combattre le changement climatique et trouver de nouvelles formes de coopération énergétique plus durable pour la planète, le gouvernement fédéral a mis en place une stratégie de diplomatie climatique qui regroupe ses actions de collaboration avec les pays partenaires.
Global Gateway : vers une stratégie européenne extérieure en matière de sécurité climatique ?
Les infrastructures liées au transport, à l’énergie, à l’eau et aux télécommunications sont essentielles au développement économique. Ces infrastructures sont également fondamentales pour remplir les objectifs de développement durable prévus pour 2030, lesquels ont récemment connu des revers avec la pandémie de Covid-19, les guerres et les performances économiques en berne.
Avec la fin progressive des missions de l'ONU, "l'échec du modèle onusien" pour régler les conflits
Après la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) sommée de quitter le Mali, c'est au tour de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo (Monusco) d'être sur le départ.
La diplomatie climatique allemande. La recherche d’un équilibre entre développement durable et sécurité énergétique
Avec la guerre en Ukraine, la coalition feu tricolore a dû adapter sa politique climatique aux bouleversements que cette guerre entraîne pour son modèle économique, énergétique et militaire. Dans un contexte de coûts élevés de l’énergie et à l’heure où les appels à la relocalisation (« reshoring ») en Europe se font entendre de plus en plus, l’industrie allemande s’interroge sur la façon de préserver sa compétitivité tout en décarbonant son industrie.
Guerre Israël-Hamas : Gaza livrée à l'indifférence internationale
Alors que l’ONU se désespère de ne pas voir émerger un consensus pour un cessez-le-feu, l’indignation exprimée par certains États à l’égard des pertes et dommages civils dans la bande de Gaza ne trouve pas d’écho concret.
La MONUSCO a-t-elle échoué à maintenir la paix en République démocratique du Congo ?
La page de la MONUSCO en République Démocratique du Congo (RDC) devrait bientôt se tourner. Le 22 novembre dernier, un plan de retrait de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a été signé. Autour de la table étaient présents la représentante spéciale en RDC du Secrétaire général des Nations unies, la Cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, ainsi que le vice-Premier ministre congolais, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula.
Éthique et responsabilité dans l'exploration spatiale : l'essor de la soft law pour encadrer les nouvelles pratiques
Qu’il s'agisse de mesures de coordination ou de transparence, les mesures de Soft Law permettraient de réduire les tensions entre forces en présence et de favoriser la durabilité de l’environnement spatial pour des opérations viables sur le long terme. Dans le système multipolaire actuel, les États doivent envisager le maintien de la sécurité et la sûreté spatiales comme allant au-delà des rivalités existantes, pour ne pas projeter dans l'espace les conflits menés sur Terre.
Etats-Unis : le soutien à l’Ukraine en débat
Détour par New-York, où, devant l'Assemblée générale de l'ONU, Joe Biden a exhorté à poursuivre le soutien à l'Ukraine.
Les États-Unis sont-ils encore « les gendarmes du monde »?
La gouvernance mondiale change de visage.
Le temps des grandes missions de maintien de la paix de l'ONU est révolu
Le 30 juin, le Conseil de sécurité de l'ONU a mis fin à la mission des casques bleus de la Minusma à la demande des autorités maliennes. En RDC, le gouvernement congolais a négocié un retrait porgressif de la Monusco. Selon Thierry Vircoulon, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri), "on voit la fin d'une époque, celle du maintien de la paix onusien dans sa version classique", notamment "parce que la réforme vers l'imposition de la paix n'a pas été possible".
Départ de la MINUSMA, un tournant pour la sécurité au Mali ?
Un an après le départ des troupes françaises, le gouvernement militaire du Mali a demandé le retrait sans délais des forces onusiennes de la MINUSMA le 16 juin 2023.
ONU : les opérations de maintien de la paix sont-elles utiles ?
C’est une semaine cruciale qui s’ouvre. Ce lundi, le Conseil de sécurité de l'ONU tient une réunion sur la mission en République démocratique du Congo. Et surtout vendredi, doit prendre fin la Minusma, mission de paix des Nations unies au Mali, et tout porte à croire qu’elle ne sera pas renouvelée après dix années de présence.
La Russie est-elle plus isolée après les annexions en Ukraine ?
La Russie bénéficie-t-elle toujours des mêmes soutiens, après l’annexion de quatre provinces ukrainiennes ? Pékin semble conserver sa timide neutralité à l’égard de Moscou tout en demandant à la fin du mois de septembre la facilitation des « négociations de paix » entre l’Ukraine et la Russie. La réunion d’urgence des 193 Etats membres de l’ONU sur la question des annexions, ce lundi, fera-t-elle bouger les lignes des pays alliés de la Russie ?
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit sur Nord Stream à la demande de la Russie
Intervention de Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du Centre Énergie & Climat de l'Ifri, à l'occasion de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur Nord Stream à la demande de la Russie, le 30 septembre 2022.
Nations unies : mobilisation générale face à la Russie ?
L'assemblée générale des nations unies, ouverte depuis le 20 septembre, est l'occasion pour le monde de voir ce qu'il en est du cas russe. Si certains ont fait profil bas, à l'instar de Vladimir Poutine et de Xi jinping, ne se présentant pas au sommet, d'autres ont dénoncé la Russie avec véhémence.
Pourquoi le rapport de l’ONU sur les violations des droits de l’homme au Xinjiang est-il crucial ?
Même s'il demeure non contraignant et qu'il ne constituera pas nécessairement un outil efficace de pression sur Pékin, le rapport du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l'Homme, factuel et solidement documenté, conclut que de « graves violations des droits humains ont été commises » au Xinjiang, pouvant constituer des « crimes contre l’humanité ». C'est la première fois que l’institution onusienne endosse et confirme tout ce qui avait été démontré dans des enquêtes non-officielles passées.
Qu’attendre de l’ONU aujourd’hui ?
L’ONU n’a sans doute plus ni la légitimité ni les moyens d’imposer la paix dans un monde qui ne ressemble plus à celui de 1945. Et la réforme de ses institutions centrales est hors d’atteinte. Mais elle peut s’inscrire dans l’avenir, en continuant à aider à résoudre nombre de problèmes concrets. À travers ses diverses institutions spécialisées, l’ONU pourra ainsi s’adapter à un monde dont les enjeux et les acteurs ont connu des mutations fondamentales depuis la Charte de 1945.
Que peuvent faire les Nations unies au XXIe siècle ?
Après le printemps des années 1990, l’ONU connaît un temps de reflux : retrait des Occidentaux des Opérations de maintien de la paix, minage de l’Organisation par les États-Unis, retour aux vétos au Conseil de sécurité… Sa réforme paraît aujourd’hui à la fois nécessaire pour l’adapter aux mutations du monde, et improbable, au moins pour la composition du Conseil de sécurité. Elle demeure le seul espace de dialogue universel pour des questions comme l’environnement ou les droits de l’homme.
Pauvretés : le rebond
Effet majeur de la pandémie de COVID-19 : la pauvreté va violemment progresser dans le monde, alors qu’elle était censée disparaître sous sa forme la plus radicale en 2030.
Rivalités de puissance, idéologies et multilatéralisme
La mondialisation est un phénomène récurent de l’Histoire universelle. Depuis les temps modernes, il y eut celle issue des grandes découvertes, puis celle des poussées impériales du XIXe siècle, principalement européennes mais aussi américaine. Dans les deux cas, il est facile d’établir le lien avec des révolutions économiques.
Conséquences et leçons d’un virus
Les Européens s’apprêtent à prendre leurs vacances à un moment où la pandémie de COVID-19 semble s’éloigner d’eux, malgré les clusters qui apparaissent ici ou là. Pour autant, nous ne sommes pas à l’abri d’une prochaine vague. Après tant de discours imprudents, plus personne n’ose d’ailleurs émettre des prévisions trop précises.
Le bien public mondial, au-delà des mots
Au moment où j’écris ces lignes, l’évolution de la pandémie de COVID-19 semble donner raison à ceux des épidémiologistes ou virologues qui nous annoncent depuis un certain temps que la vague est en train de passer.
Qui a tué Dag Hammarskjöld ? Sisyphe à New York
En pleine crise du Katanga, le secrétaire général de l’ONU Dag Hammarskjöld trouve la mort dans un accident d’avion en septembre 1961. On rend ici compte d’une enquête menée dans les archives sur une éventuelle implication de responsables ou de services français. Rien ne semble la prouver. De même, le rapport rendu au secrétaire général de l’ONU en 2019 ne permet pas de conclure à l’assassinat, même si une conclusion définitive n’est pas possible, l’ensemble des hypothèses demeurant donc ouvert.
Dossier RAMSES 2020 : Le multilatéralisme a-t-il un avenir ?
Contesté par les États-Unis de Trump, par le retour d'anciennes puissances (Russie) et l'affirmation croissante de nouvelles (Chine), miné par l'action d'acteurs régionaux de moins en moins contrôlables, sous quelles formes le multilatéralisme peut-il renaître, et quels domaines doit-il privilégier : commerce, gestion des crises, environnement, désarmement ?
La France et le Japon en Afrique : un partenariat prometteur
Si certains pays d’Afrique subsaharienne sont sur la voie d’une croissance économique dynamique qui devrait pouvoir soutenir le développement du continent, des défis importants restent à surmonter, comme le manque d’infrastructures économiques et sociales, les problèmes de gouvernance et un environnement de sécurité à risque. Dans ce contexte, le Japon et la France s’efforcent de faire croitre leur aide au développement, mais également leurs investissements privés et leurs contributions pour la sécurité en Afrique subsaharienne. Le Japon et la France étant des acteurs importants sur le continent, les deux pays cherchent à approfondir leur coopération bilatérale sur le terrain.
Trump et la Corée du Nord : "l'impatience sans stratégie" ?
Lorsque fut signé l’accord de 1994 sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, incluant la fourniture à ce pays d’une aide humanitaire et nucléaire civile en échange d’un retour aux garanties du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), les États-Unis menaçaient déjà de renverser le régime nord-coréen s’il acquérait l’arme nucléaire.
Trump à l’ONU : le dérèglement international
Le 23 septembre, Donald Trump prendra la parole à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Sur fond des débats autour de la reconnaissance de l’État de Palestine, renforcera-t-il la rupture entre Washington et l'organisation, régulièrement prise pour cible ?
Reconnaissance de l'Etat de Palestine : à quoi va servir la conférence à l'ONU présidée par la France et l'Arabie saoudite
Ce rendez-vous entend redonner du poids à la solution à deux Etats, avant un sommet à plus haut niveau en septembre. Israël et les Etats-Unis ont rejeté l'initiative et ne seront pas représentés.
« La stratégie de dissuasion iranienne a échoué à prévenir une offensive »
Si les destructions occasionnées par les frappes américaines et israéliennes ralentiront sans doute le programme nucléaire iranien, il n’est cependant pas anéanti, estime, dans une tribune au « Monde », Héloïse Fayet. Elle évalue les options qui s’offrent désormais à Téhéran, mais aussi les conséquences mondiales en matière de prolifération nucléaire.
Libre-échange, climat, OMS… Face aux frasques de Trump, la Chine de Xi joue les bons élèves
Avec sa politique étrangère disruptive, Donald Trump bat en brèche les coopérations internationales établies. Une opportunité pour la Chine, qui cherche à s'affirmer comme un acteur responsable et une figure de stabilité.
Quel équilibre entre développement durable et sécurité énergétique ?
Pour combattre le changement climatique et trouver de nouvelles formes de coopération énergétique plus durable pour la planète, le gouvernement fédéral a mis en place une stratégie de diplomatie climatique qui regroupe ses actions de collaboration avec les pays partenaires.
Avec la fin progressive des missions de l'ONU, "l'échec du modèle onusien" pour régler les conflits
Après la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) sommée de quitter le Mali, c'est au tour de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo (Monusco) d'être sur le départ.
Guerre Israël-Hamas : Gaza livrée à l'indifférence internationale
Alors que l’ONU se désespère de ne pas voir émerger un consensus pour un cessez-le-feu, l’indignation exprimée par certains États à l’égard des pertes et dommages civils dans la bande de Gaza ne trouve pas d’écho concret.
La MONUSCO a-t-elle échoué à maintenir la paix en République démocratique du Congo ?
La page de la MONUSCO en République Démocratique du Congo (RDC) devrait bientôt se tourner. Le 22 novembre dernier, un plan de retrait de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a été signé. Autour de la table étaient présents la représentante spéciale en RDC du Secrétaire général des Nations unies, la Cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, ainsi que le vice-Premier ministre congolais, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula.
Etats-Unis : le soutien à l’Ukraine en débat
Détour par New-York, où, devant l'Assemblée générale de l'ONU, Joe Biden a exhorté à poursuivre le soutien à l'Ukraine.
Les États-Unis sont-ils encore « les gendarmes du monde »?
La gouvernance mondiale change de visage.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.