Guerre en Ukraine : un changement de monde ?
Au-delà de ses enjeux tactiques, multiples sont déjà les conséquences du conflit ukrainien, plus nombreux encore seront ses suites sur le système mondial. Politique étrangère parcourt ces perspectives dans un dossier exceptionnel.
Quels rapports entre grandes puissances – États-Unis, Chine, Russie, Europe – émergeront de la guerre ? La Chine peut-elle craindre l’issue du conflit ou bénéficiera-t-elle des nouveaux équilibres du monde ? La mondialisation, l’ouverture des échanges pourront-ils survivre ? SWIFT se ferme mais le risque d’insécurité alimentaire semble imposer le maintien d’un monde relativement ouvert. Le poids silencieux du nucléaire, l’usage tous azimuts des technologies de l’information – en particulier à travers l’information civile – annoncent-ils un bouleversement des règles des futurs affrontements ? Et l’Europe dans tout ça ? Réussira-t-elle à se réveiller, dans un monde qui oppose sa force brute à son pacifisme commercial ?
La guerre en Ukraine bouleverse nombre de réflexes issus des trente dernières années, alors même – paradoxe – qu’elle est considérée comme provinciale dans une bonne partie du monde. Un monde agité d’autres enjeux : l’élection présidentielle du Brésil, le Congrès à venir du Parti communiste chinois, l’effondrement annoncé du Liban, la lutte des Africains pour recouvrer une mémoire culturelle niée par la colonisation : tous enjeux aussi présents dans ce numéro de Politique étrangère.
GUERRE EN UKRAINE : UN CHANGEMENT DE MONDE ?
Guerre d’Ukraine : un modèle coréen ?, par Pierre Grosser
La fragilité alimentaire mondiale et la guerre d’Ukraine, par Sébastien Abis et Diane Mordacq
SWIFT : de la neutralité à l’arme géopolitique ?, par Alexis Collomb
Ukraine : un changement d’ère nucléaire, par Jean-Louis Lozier
L’Open Source Intelligence dans la guerre d’Ukraine, par Sophie Perrot
L’Union européenne dans un continent en guerre, par Thierry Chopin et Christian Lequesne
La politique de défense de l’Allemagne : un tournant historique ?, par Hans Stark
Guerre d’Ukraine : un embarras pour Pékin, par Marc Julienne
La souveraineté dans la Russie de Vladimir Poutine, par Bernard Chappedelaine
ACTUALITÉS
Le Brésil à l’aube de la présidentielle, par Martine Droulers
Le XXe Congrès du Parti communiste chinois : le renouvellement introuvable, par Jérôme Doyon
REPÈRES
La dette publique du Japon : genèse et soutenabilité, par Quentin Simon
LIBRES PROPOS
Le Liban, terre d’affrontement entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, par Nabil el Khoury
Le renouveau des mouvements pour la restitution du patrimoine africain, par Ysé Auque-Pallez
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Découvrir toutes nos analysesEn attendant le retour de l'Etat...
L'échec de la coalition internationale en Afghanistan et les difficultés rencontrées par Paris et ses alliés au Sahel soulèvent nombre de questions sur l’ingénierie internationale imaginée depuis les années 1990 pour reconstruire ou renforcer les États « faillis ». L’association entre, d’une part, une opération militaire destinée à contenir ou affaiblir une insurrection et, d’autre part, une coopération internationale plus ou moins importante, destinée à renforcer ou redéployer l’État – l’ensemble constituant ce que les stratèges appellent une opération de « stabilisation » – n’a pas débouché sur la stabilité attendue. En Afghanistan comme au Mali, le lien direct postulé entre apaisement des tensions et délivrance de services publics n’est pas validé. Ni les Provincial Reconstruction Teams (PRT) afghanes ni les « colonnes foraines » accompagnées par Barkhane n’ont pu apaiser les conflits violents ou relégitimer l’État.
Gouvernance économique européenne : entre erreurs passées et promesses d'avenir
La crise de la zone euro avait marqué un véritable échec de la politique de l’Union européenne (UE), traduit en performances économiques médiocres et en érosion de sa légitimité politique dans les populations des États membres. La crise de la pandémie du Covid-19 a au contraire, après un flottement initial, montré toute sa réactivité, avec en particulier l’acceptation d’une dette commune. Ce nouveau départ de l’UE doit cependant être confirmé, à la fois politiquement et institutionnellement.
L’Union européenne, entre fragmentation et consolidation
L’Union européenne (UE) a géré avec succès les effets de la pandémie de Covid-19 et le Brexit a renforcé la cohésion de l’UE autour de l’axe franco-allemand. La confrontation sino-américaine favorise l’unité européenne au sein de l’alliance occidentale. Les controverses sur l’« illibéralisme » peuvent être vues comme une européanisation de la politique intérieure. Pour autant, il n’est pas évident que ces constats entraînent une modification substantielle de l’équilibre entre l’Union et ses États membres.
Après le Brexit et le Covid : quel avenir pour l’Europe ?
Les chocs du Brexit et de la pandémie de Covid-19 ont montré la résilience de la dynamique intégratrice de l’Union européenne – avec, en particulier, le plan Next Generation EU. Mais l’adoption de ce dernier a été difficile, et la pandémie a été aussi l’occasion de retours sur des initiatives purement nationales sur l’état de droit, la fermeture des frontières ou la vaccination. La Conférence sur l’avenir de l’Europe permettra-t-elle d’adopter les mutations constitutionnelles qui semblent s’imposer ?