L’Allemagne, le changement d’époque et l’avenir de l'OTAN
Une nouvelle architecture de sécurité pour l'Europe ?
Une architecture de sécurité est un ensemble normatif et institutionnel surplombant un système plus ou moins stable de sécurité. Quels que soient les résultats sur le terrain, la guerre d'Ukraine se soldera sans doute par une nouvelle fracture européenne, avec une ligne de division beaucoup plus à l'est que celle de la guerre froide. Une nouvelle architecture de sécurité n'est donc pas en vue, même si les puissances peuvent s'accorder sur des normes de stabilisation visant à réduire le danger.
L’UE peut-elle se doter des moyens de la puissance ?
Les Européens ont mal maîtrisé le processus de retrait des troupes occidentales d'Afghanistan. L'Union européenne, qui mène déjà nombre d'opérations extérieures, dispose pourtant des moyens de décider et d'agir : institutions de la PSDC, Fonds européen de défense, Coopération structurée permanente… L'Initiative européenne d'intervention et la « Boussole stratégique », qui doit être prochainement rendue publique, renforceront ces moyens pour faire peut-être de 2022 l'année de la défense européenne.
L’OTAN en Afghanistan : quels enseignements ?
L'incontestable échec de l'OTAN en Afghanistan renvoie à de multiples facteurs : définition tardive de la mission ; tâches multiples de sécurisation, reconstruction, aide au développement, formation de l'armée ; confrontation asymétrique nouvelle ; cohésion imparfaite entre alliés… L'effet négatif sur la réputation de l'Alliance est clair. Celle-ci doit redéfinir sa stratégie autour de sa mission prioritaire de sécurisation en Europe et des formes de conflits hybrides qui s'annoncent.
Un « changement d'époque » ? Vers une réorientation de la politique étrangère allemande après l'invasion russe en Ukraine
Le discours du chancelier allemand Olaf Scholz au Bundestag le 27 février 2022 annonce un changement de cap de la politique étrangère et a remis en cause les principes qui faisaient consensus en Allemagne depuis trente ans.
Fin de partie : retour sur l’interventionnisme militaire occidental, 1991-2021
Le retrait d’Afghanistan en août 2021, sur l’échec de l’engagement militaire des États-Unis et de leurs alliés, signe un changement d’approche dans la lutte armée contre le terrorisme et plus généralement un retournement de la politique occidentale d’interventions suivie depuis 1991. Américains et Européens ne peuvent plus compter sur une supériorité stratégique et tactique leur garantissant une faible prise de risque. Ils ont aussi pris conscience qu’en banalisant le recours à la force, ils ont incité d’autres à les suivre dans cette voie.
La politique étrangère de la France : un cap pour les trente prochaines années
Une politique étrangère exprime une société unie qui organise ses rapports avec ses environnements en y défendant ses intérêts. Ces environnements ont, pour la France, considérablement changé depuis la fin de la guerre froide et le début de ce siècle. On peut désormais identifier les lignes de force définissant un nouveau cap – où la construction européenne occupera une place centrale – pour organiser l’ensemble de nos choix de politique étrangère pour les prochaines décennies.
Un pacifisme à géométrie variable. Les partis allemands et la participation de la Bundeswehr à des opérations extérieures
Dans la démocratie parlementaire allemande, les partis ont un rôle fondamental pour autoriser les interventions extérieures de la Bundeswehr et interviennent dans le suivi de son déploiement. Le débat politique sur ces opérations est généralement polarisé entre opposants, qualifiés de « pacifistes », et partisans, décrits comme « militaristes ».
Collective Collapse or Resilience? European Defense Priorities in the Pandemic Era
Dans quelle mesure la pandémie de COVID-19 a-t-elle affecté les priorités des politiques de défense des pays européens ?
L’Europe dans le monde : pour une refondation, modeste et efficace
Cette triste année s’achève avec une pandémie qui continue de battre son plein sur une grande partie de la planète, en particulier aux États-Unis et en Europe, sans autre perspective rassurante que celle du ou plutôt des vaccins, ce qui est déjà beaucoup. Mais ce n’est pas sur ce sujet que je souhaite mettre l’accent dans cette huitième lettre, la dernière pour 2020.
L’Allemagne, le changement d’époque et l’avenir de l'OTAN
Une nouvelle architecture de sécurité pour l'Europe ?
Une architecture de sécurité est un ensemble normatif et institutionnel surplombant un système plus ou moins stable de sécurité. Quels que soient les résultats sur le terrain, la guerre d'Ukraine se soldera sans doute par une nouvelle fracture européenne, avec une ligne de division beaucoup plus à l'est que celle de la guerre froide. Une nouvelle architecture de sécurité n'est donc pas en vue, même si les puissances peuvent s'accorder sur des normes de stabilisation visant à réduire le danger.
L’UE peut-elle se doter des moyens de la puissance ?
Les Européens ont mal maîtrisé le processus de retrait des troupes occidentales d'Afghanistan. L'Union européenne, qui mène déjà nombre d'opérations extérieures, dispose pourtant des moyens de décider et d'agir : institutions de la PSDC, Fonds européen de défense, Coopération structurée permanente… L'Initiative européenne d'intervention et la « Boussole stratégique », qui doit être prochainement rendue publique, renforceront ces moyens pour faire peut-être de 2022 l'année de la défense européenne.
L’OTAN en Afghanistan : quels enseignements ?
L'incontestable échec de l'OTAN en Afghanistan renvoie à de multiples facteurs : définition tardive de la mission ; tâches multiples de sécurisation, reconstruction, aide au développement, formation de l'armée ; confrontation asymétrique nouvelle ; cohésion imparfaite entre alliés… L'effet négatif sur la réputation de l'Alliance est clair. Celle-ci doit redéfinir sa stratégie autour de sa mission prioritaire de sécurisation en Europe et des formes de conflits hybrides qui s'annoncent.
Un « changement d'époque » ? Vers une réorientation de la politique étrangère allemande après l'invasion russe en Ukraine
Le discours du chancelier allemand Olaf Scholz au Bundestag le 27 février 2022 annonce un changement de cap de la politique étrangère et a remis en cause les principes qui faisaient consensus en Allemagne depuis trente ans.
La politique étrangère de la France : un cap pour les trente prochaines années
Une politique étrangère exprime une société unie qui organise ses rapports avec ses environnements en y défendant ses intérêts. Ces environnements ont, pour la France, considérablement changé depuis la fin de la guerre froide et le début de ce siècle. On peut désormais identifier les lignes de force définissant un nouveau cap – où la construction européenne occupera une place centrale – pour organiser l’ensemble de nos choix de politique étrangère pour les prochaines décennies.
Fin de partie : retour sur l’interventionnisme militaire occidental, 1991-2021
Le retrait d’Afghanistan en août 2021, sur l’échec de l’engagement militaire des États-Unis et de leurs alliés, signe un changement d’approche dans la lutte armée contre le terrorisme et plus généralement un retournement de la politique occidentale d’interventions suivie depuis 1991. Américains et Européens ne peuvent plus compter sur une supériorité stratégique et tactique leur garantissant une faible prise de risque. Ils ont aussi pris conscience qu’en banalisant le recours à la force, ils ont incité d’autres à les suivre dans cette voie.
Un pacifisme à géométrie variable. Les partis allemands et la participation de la Bundeswehr à des opérations extérieures
Dans la démocratie parlementaire allemande, les partis ont un rôle fondamental pour autoriser les interventions extérieures de la Bundeswehr et interviennent dans le suivi de son déploiement. Le débat politique sur ces opérations est généralement polarisé entre opposants, qualifiés de « pacifistes », et partisans, décrits comme « militaristes ».
Collective Collapse or Resilience? European Defense Priorities in the Pandemic Era
Dans quelle mesure la pandémie de COVID-19 a-t-elle affecté les priorités des politiques de défense des pays européens ?
L’Europe dans le monde : pour une refondation, modeste et efficace
Cette triste année s’achève avec une pandémie qui continue de battre son plein sur une grande partie de la planète, en particulier aux États-Unis et en Europe, sans autre perspective rassurante que celle du ou plutôt des vaccins, ce qui est déjà beaucoup. Mais ce n’est pas sur ce sujet que je souhaite mettre l’accent dans cette huitième lettre, la dernière pour 2020.
Conférence de Munich sur la sécurité : comment gérer la rupture transatlantique ?
Ce divorce pousserait l'Union européenne à un sursaut, ce qu'elle semble prête à faire.
L'avenir de l’Europe est-il en Asie ?
Au moment où l’avenir de la relation transatlantique s’assombrit, obscurcie par le nationalisme et l’isolationnisme de Donald Trump, l’Europe regarde de plus en vers l’Asie. Cette semaine, le Premier ministre anglais Keir Starmer était à Pékin et juge vital d’améliorer les relations avec la Chine de Xi Jinping. Au même moment, l’Union européenne a signé un accord de libre-échange avec l’Inde de Narendra Modi, un accord qui marquera l’histoire selon Ursula von der Leyen, la présidente de la commission européenne… Vital, historique… les mots sont forts. Ils disent surtout l’importance du moment que nous vivons.
Trump contre l'Europe
Une semaine sous haute tension aussi sur le plan international avec le bras de fer entre Donald Trump et les Européens sur fond de menace d'annexion du Groenland... Une semaine de provocations, d'intimidation voire d'humiliation, alors que reste-t-il du droit et de la morale face à un président américain qui gouverne par la pression et l’instabilité permanente ? Qui peut arrêter Donald Trump ?
Réinventer le système multilatéral
Alors que le Conseil de la paix porté par Donald Trump s'est réuni pour la première fois le 22 janvier à Davos, rassemblant une vingtaine de chefs d’État dont Javier Milei et Viktor Orban, l'ordre multilatéral vacille. Peut-il perdurer, ou doit-il être réinventé ?
Un « Ubu Trump » qui se pose « en parrain du système occidental » face à une Europe frileuse attachée à la paix : qui va remporter l’affrontement ?
Que faire face à un allié et tout-puissant protecteur devenu un adversaire ? C’est le défi qui se pose à l’Europe depuis la réélection de Donald Trump. Dans un essai au scalpel, le directeur de l’Ifri décrypte ce face-à-face, et d’autres. Un exercice éclairant.
Trump et l'Europe : "Il faut trouver un équilibre"
Cet entretien avec Thomas Gomart, directeur de l’Ifri, analyse les tensions croissantes au sein de la relation transatlantique sous la présidence de Donald Trump. L'expert explore la vulnérabilité de l'Europe face à une administration américaine qui adopte une posture de domination, exigeant des contreparties financières et commerciales en échange de sa protection militaire.
Groenland : l'Europe peut-elle vraiment s'opposer à Trump ?
Les invités de cet épisode du podcast "On refait le monde" sont : Jean-Louis Lozier, ancien commandant de sous-marin et de zone maritime Atlantique ; Constance Le Grip, députée apparentée EPR des Hauts-de-Seine, vice-présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale ; Mikaa Mered, chercheur en géopolitique de la transition énergétique, spécialiste de l'hydrogène, du Groenland et des Pôles, et Nicolas Burnens, grand reporter RTL en direct du Groenland.
Donald Trump est-il notre allié ?
Ces dernières semaines, le Président américain est sur tous les fronts. Que ce soit dans sa volonté d'annexer le Groenland au nom de la sécurité de son pays, ou pour soutenir la "déclaration de Paris" sur l'Ukraine. Quelle est la doctrine de Donald Trump ? Est-il notre allié ?
Le Groenland sous pavillon américain ? « On ne peut rien exclure », un expert décrypte les intentions de Trump
Le vice-amiral d’escadre Jean-Louis Lozier, ancien commandant de sous-marin, décrypte les tensions autour du Groenland et les velléités de Donald Trump de s’en emparer. Entretien.
Rapports de force Europe-Russie : « Les Européens ont les moyens pour faire face à la menace russe »
Auditionné par la commission des affaires européennes du Sénat, Elie Tenenbaum présente les points clés du rapport de force entre la Russie et l’Europe. Si la Russie dispose de la supériorité militaire terrestre, l’Europe bénéficie d’un net avantage dans les autres secteurs.
Europe, Russie : évaluation des rapports de force
L’Europe aurait tort de sous-estimer la menace russe. Partisane de la force, la Russie dispose de troupes importantes et a moins d’états d’âme que les Européens. L’Europe a des moyens et des compétences, encore faut-il qu’elle ait la volonté politique et une certaine unité. Ce sont certaines des conclusions d’un rapport de l’Ifri rendu public le 4 novembre 2025 : Europe Russie, Évaluation des rapports de force.
Europe-Russie à l'horizon 2030 : quel rapport de force ?
Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker reçoit Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, pour décrypter l'étude de l'Ifri publiée le 4 novembre 2025 : « Europe-Russie : évaluation des rapports de force ».
L’aigle refait son nid : le retour de l’impérialisme des États-Unis sur l’Amérique
Pour ce nouvel épisode du format de débat du Collimateur, le Casque et la plume, Rym Momtaz, Elie Tenenbaum et Ulrike Franke discutent de la possibilité d’une réorientation des moyens stratégiques des États-Unis vers le continent américain et de ses logiques.
Zelensky, Trump, Poutine : état du front
Alors que Trump annonce un sommet surprise à Budapest avec Vladimir Poutine, sa rencontre avec Volodymyr Zelensky à la Maison-Blanche ce vendredi se solde par un recul : Washington ne livrera pas, pour l'instant du moins, les missiles Tomahawk. Qu’en est-il, sur le front, pour l’armée ukrainienne ?
Replay - Forum France-Ukraine 2025
Replay du Forum France-Ukraine 2025. - Trois ans après le début de la guerre à grande échelle déclenchée par la Russie contre l’Ukraine, le Forum France-Ukraine 2025 accueillera des responsables politiques, des experts, des universitaires et des représentants de la société civile des deux pays pour échanger autour de trois sujets principaux : la stratégie militaire actuelle de l'Ukraine et ses perspectives stratégiques ; la résilience et la reconstruction du pays ; les perspectives européennes et transatlantiques de l'Ukraine, incluant le processus d'adhésion à l'UE et ses aspirations à rejoindre l'OTAN.
Survols de drones russes : l'OTAN est-elle prête à réagir ?
Lundi 22 septembre 2025, des drones non identifiés, mais probablement russes ont survolé le ciel danois et norvégien, conduisant à la fermeture durant quelques heures, de leurs aéroports. La Russie nie toute implication.
Tensions géopolitiques : vers la rupture ?
Audition de Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, sur la Guerre d'Ukraine, le conflit israélo-palestinien, le schisme transatlantique et les tensions géopolitiques actuelles par la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat.
Sommet de La Haye 2025 : quo vadis NATO ?
Le sommet de La Haye, qui s’est tenu au mois de juin 2025, ne devait pas être un moment de grandes décisions pour l’Alliance. Aucune révision du concept stratégique ni décision d’élargissement n’était à l’ordre du jour. Cette absence d’enjeux majeurs lors de certains sommets est liée à leur très grande fréquence. Ainsi, pendant les 40 années de la guerre froide, il n’y eut que 10 réunions au sommet. Le rythme s’accroît régulièrement à partir des années 1990, jusqu’à l’époque actuelle où les sommets sont annuels. Une accélération notable s’est produite lors de la première présidence Trump : la fréquence des sommets servait alors à démontrer aux États-Unis que l’Alliance restait active.
Provocations russes : l’OTAN et l’Union européenne face au défi de la défense aérienne
Vendredi, trois avions de combat russes sont entrés dans l'espace aérien de l'Estonie, selon Tallinn, membre de l'UE et de l'OTAN. La Pologne et la Roumanie dénoncent aussi l'intrusion de drones russes. Comment l'Union européenne et l'OTAN peuvent-elles répondre aux provocations répétées de Moscou ? Entretien avec Élie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri.
Face à l’Ukraine, l’intransigeance de la Russie
Alors que les négociations sont au point mort entre Moscou et Kiev, Clément Daniez reçoit Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l’Ifri et spécialiste de la pensée stratégique russe.
Poutine et la guerre des cinq mers
De la guerre de 2008 en Géorgie à l'invasion de l'Ukraine, cette enquête géopolitique rigoureuse dévoile les ambitions maritimes à l'origine des conflits déclenchés par Moscou depuis deux décennies.
Trump, l'OTAN et la défense de l'Europe
Dans ce nouvel épisode du podcast "Le Monde selon l'Ifri", Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri, s'entretient avec Élie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri. La discussion analyse les bouleversements des relations transatlantiques et leurs répercussions sur l'OTAN, notamment depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Qui a le plus à gagner ou à perdre avec l'OTAN ?
Les années passent et ne se ressemblent pas forcément, pour l’OTAN. Au début de l’invasion russe en Ukraine, les regards se sont rapidement tournés vers l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, potentiellement de retour au centre du jeu alors que le président français l’avait accusée, quelques années plus tôt, d’être « en état de mort cérébrale ». Depuis, les 32 membres de l’alliance se creusent les méninges pour tenter de mieux se coordonner, notamment face à Moscou.
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