Qui a le plus à gagner ou à perdre avec l'OTAN ?
Les années passent et ne se ressemblent pas forcément, pour l’OTAN. Au début de l’invasion russe en Ukraine, les regards se sont rapidement tournés vers l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, potentiellement de retour au centre du jeu alors que le président français l’avait accusée, quelques années plus tôt, d’être « en état de mort cérébrale ». Depuis, les 32 membres de l’alliance se creusent les méninges pour tenter de mieux se coordonner, notamment face à Moscou.
Thomas Gomart : « Donald Trump réaffirme la centralité stratégique des Etats-Unis »
En bombardant l’Iran dans le sillage d’Israël, le président américain opère une démonstration de force à l’adresse de la Chine et de la Russie, explique, dans un entretien au « Monde », le directeur de l’Ifri.
Les nouvelles cibles du Kremlin
La volonté du président russe de reconstituer son « étranger proche » passe par la conquête ou la déstabilisation. Par peur d'être les prochains sur la liste, les voisins de la Russie cherchent encore le bon moyen de l'en dissuader.
Sommet de l'Otan : augmenter les dépenses de défense, comme l'exige Donald Trump, un défi pour les Européens face à la menace russe
Le président américain attend des Etats membres qu'ils relèvent leurs dépenses de défense à hauteur de 5% de leur produit intérieur brut. Mais cet objectif, fixé afin de mieux assurer la sécurité de l'Alliance atlantique, notamment face à la Russie, paraît difficile à atteindre.
Le sommet de l'Otan dominé par les questions de dépenses
Le sommet de l'Otan de La Haye s'ouvre ce mardi en présence de Donald Trump. La question des dépenses de défense devrait dominer les débats, les Européens s'étant engagés à fournir un effort supplémentaire comme demandé par le président américain et le secrétaire général de l'Alliance atlantique.
Turquie et France - Alliés ou rivaux : opportunités à saisir
Alors que les relations internationales deviennent de plus en plus imprévisibles, la quête d'une certaine normalité s’impose. Les alliances évoluent au rythme du changement des intérêts. L’ordre prétendument établi après la Seconde Guerre mondiale est brisé par ceux qui ont tant donné pour le bâtir. Les relations mondiales sont transformées par des pays qui souhaitent respecter les règles, et d’autres qui cherchent à les contourner ou à les ignorer. Dans cet environnement incertain, il est donc plus crucial que jamais de trouver des alliés stables.
Réformer les commandements de l’OTAN. Entre européanisation, émergence de nouveaux leaders et rôle des États-Unis
Au moment où le Sommet de l'OTAN se tient à La Haye du 24 juin au 25 juin 2025, la réélection de Donald Trump à la présidence américaine interroge profondément la nature du lien transatlantique. Si les garanties de sécurité de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), article 5 et dissuasion nucléaire notamment, ne sont pour l’instant pas officiellement remises en cause ou amoindries, des projets de la nouvelle administration portent sur le désengagement de fonctions au sein de l’Alliance, en particulier le poste de SACEUR (Supreme Allied Commander Europe).
Salon du Bourget : "La grande mode va être les drones et la défense anti-aérienne"
Le chercheur au Centre des études de sécurité de l'Ifri (Institut français des relations internationales) Léo Peria-Peigné était l'invité de France Inter ce lundi pour l'ouverture du salon du Bourget. Il est l'auteur de "Géopolitique de l'armement : instrument et reflet des relations internationales" (éd. du Cavalier Bleu).
Grand reportage - "La dissuasion nucléaire : le pouvoir de la peur"
Depuis le début de la guerre en Ukraine, la menace nucléaire n’a jamais été aussi présente. Agitée régulièrement par Vladimir Poutine, elle revient au cœur des équilibres géopolitiques. Après quarante années de stabilité, puis trente années de mondialisation heureuse, voici un nouveau désordre mondial, où la force efface le droit, où le protecteur d’hier, les États-Unis, semble moins fiable.
« Toile d’araignée » : l’opération ukrainienne qui bouleverse la conception des conflits modernes
C’est une opération militaire d’une ingéniosité remarquable : en utilisant de petits drones dissimulés dans des conteneurs, les Ukrainiens ont frappé samedi des bases militaires russes en profondeur sur le territoire, infligeant à faible coût des dégâts considérables à l’armée du Kremlin.
Pologne : entre le président nationaliste et son premier ministre pro-européen, la cohabitation impossible ?
ENTRETIEN - Entre le conservateur Karol Nawrocki, vainqueur de l’élection présidentielle, et son premier ministre Donald Tusk, les sujets de divergence ne manquent pas. Ils pourraient toutefois s’accorder sur les questions militaires face à la menace russe, analyse Amélie Zima, chercheuse au sein du Centre des études de sécurité de l’Ifri, experte de la politique et de la défense polonaises.
France-Pologne : un rapprochement diplomatique dépendant des aléas électoraux
Des convergences de vues entre Paris et Varsovie ont abouti à un traité de coopération inédit, signé le 9 mai. Le réchauffement des relations, qui reste encore à concrétiser, pourrait être atténué par la victoire du candidat conservateur à l’élection présidentielle polonaise de dimanche.
Course à l’armement dans l’UE : des budgets en hausse, des capacités inégales
On observe ces dernières années un réarmement progressif des pays membres de l’UE et les budgets de défense sont globalement à la hausse. Si la France possède la seconde armée la plus importante de l’UE, elle peinerait aujourd’hui à déployer plus d’une brigade et à en assurer la relève par une unité équivalente.
Armes du futur : un boom technologique
Alors que la guerre fait rage à ses portes et que son allié américain menace de se désengager, l’Europe fait le choix du réarmement. Comment le militaire européen s’empare-t-il des nouvelles technologies ?
« Nous n'en sommes qu'au début des réflexion avec les Européens. La question du nombre de têtes est prématurée. Beaucoup de choses sont déjà possibles avec notre arsenal, qui n'est pas dimensionné par rapport à ce que l'on veut protéger mais par rapport aux dommages inacceptables qu'on veut infliger. Nos alliés pourraient se sentir rassurés par une augmentation du nombre de têtes. Mais l'objectif n'est pas de répliquer le modèle américain. »
citée par Nicolas Barotte dans Le Figaro
Retour de l’idée de guerre en Europe : « Les Européens sont en train de redécouvrir que leur sécurité a un prix »
L’historien Thomas Gomart analyse le mouvement de « réarmement » engagé ces dernières années par les Européens, sur fond d’invasion russe de l’Ukraine et de désengagement des Etats-Unis de Donald Trump.
Heloïse Fayet : « La dissuasion nucléaire fonctionne toujours »
Heloïse Fayet responsable du programme de recherche « Dissuasion et prolifération » au Centre des études de sécurité de l’Ifri, décrypte pour WARM by 2050NOW les grands enjeux du nucléaire militaire dans un contexte géopolitique bouleversé.
L'Europe face à Trump : quel sursaut stratégique ?
En marge de la conférence « L'Europe de l'après-guerre : quelle architecture de sécurité dans un nouveau cadre transatlantique ? » organisée à l'Ifri, en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann, le 14 avril 2025, l'Ifri a interviewé Michael LINK, Ministre adjoint chargé de l'Europe (2012-2013), Coordinateur transatlantique du gouvernement allemand (2022-2024).
La dissuasion nucléaire française peut-elle protéger l'Europe ?
La France est la seule puissance nucléaire souveraine d'Europe, alors que les bombes atomiques américaines sont soumises à l'accord de Trump et que la dissuasion britannique semble plus fragile que jamais. De nombreux pays d'Europe souhaiteraient donc bénéficier de ce « parapluie nucléaire ».
L'Europe au défi de la nouvelle administration Trump
Alors que Donald Trump entame son second mandat à la Maison-Blanche, les relations transatlantiques entrent dans une nouvelle phase d’incertitude. L’Europe, bousculée dans ses certitudes, se trouve confrontée à un double impératif : comprendre la nouvelle posture stratégique des États-Unis et définir les contours de sa propre autonomie diplomatique et militaire.
L'OTAN et la Russie : vu de Moscou
L’élargissement à l’Est de l’OTAN s’inscrit dans une mémoire russe qui décompte les tentatives de l’« Ouest » pour détruire ou marginaliser la Russie. Le dialogue ouvert avec Moscou par la nouvelle Administration américaine, les déclarations et propositions du président Dmitri Medvedev permettent pourtant de penser qu’une nouvelle ère de coopération pourrait s’engager : sur l’Afghanistan, sur les défenses antimissiles, sur le désarmement, et même sur le prochain concept stratégique de l’OTAN.
Une alliance bien vivante et qui s'adapte
Née d’une volonté de défense contre l’Union soviétique, l’Alliance a été réinventée à la fin de la guerre froide. Elle est engagée partout où les intérêts des Alliés sont menacés, et il n’existe pas aujourd’hui d’autre option de sécurité crédible pour ses membres. Mais l’Alliance doit savoir évoluer, s’adapter à de nouveaux défis, politiques et économiques, et ajuster ses modes de fonctionnement à la multiplication de ses membres.
La France et l'OTAN : une histoire
Cofondatrice de l’Alliance, la France adopte en 1966 une position qui prend acte de son échec à la réformer de l’intérieur et qui garantit son indépendance. Les décisions récentes de réintégration sont les héritières de trois facteurs : des bouleversements géopolitiques redéfinissant le rôle de l’Alliance ; un rapprochement continu dans la gestion des crises depuis les années 1990 ; et la volonté de construire une Europe de la défense, qui ne peut être que complémentaire de l’OTAN.
Un programme pour l'OTAN : vers un réseau de sécurité mondiale
Le succès historique de l’Alliance est d’avoir unifié l’Occident face à la menace soviétique ; puis d’avoir, après la guerre froide, réussi à élargir cet Occident. L’Alliance doit pourtant aujourd’hui s’adapter à un monde nouveau marqué par l’éveil chaotique des peuples. Sa crédibilité dépend de la négociation d’une sortie politique de l’engagement en Afghanistan. À plus long terme, l’OTAN doit se penser comme centre d’un réseau d’organisations de sécurité à l’échelle du monde.
L'OTAN et les armes nucléaires
Le dispositif dissuasif de l’Alliance issu de la guerre froide ne peut qu’évoluer avec l’environnement actuel. Les éléments de la stratégie nucléaire de l’OTAN doivent donc être revus. Quel rôle ont désormais les armes affectées à l’Alliance ? Comment serait prise une décision en temps de crise et comment seraient utilisées ces armes ? Les accords de partage demeurent-ils pertinents ? Et comment arriver à un accord avec Moscou sur la disparition des armes nucléaires à courte portée ?
Quelle orientation future pour l'OTAN ?
L’orientation future de l’Alliance dépend de la réponse à deux questions : quels sont aujourd’hui les défis de sécurité pour les États-membres ; et quels sont ceux que peut traiter l’Alliance ? On examine ici quatre hypothèses, qui pourraient organiser le débat sur le futur concept stratégique : la focalisation sur le Grand Moyen-Orient, une attention centrale portée aux États fragiles, la focalisation sur les menaces non gouvernementales, ou un recentrage sur l’Europe.
La Russie, l'OTAN et l'UE : triangle de sécurité européenne ou nouvelle "Entente"?
Les relations entre la Russie, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et l’Union européenne (UE) sont de première importance pour la sécurité européenne. En effet, d’importants progrès ont été accomplis, des mécanismes institutionnels ont été créés, et un certain nombre de coopérations pratiques se sont instaurées. Cependant, cette relation à trois souffre d’un manque persistant de confiance qui est à l’origine d’incompréhensions et de crispations.
Rapports de force Europe-Russie : « Les Européens ont les moyens pour faire face à la menace russe »
Auditionné par la commission des affaires européennes du Sénat, Elie Tenenbaum présente les points clés du rapport de force entre la Russie et l’Europe. Si la Russie dispose de la supériorité militaire terrestre, l’Europe bénéficie d’un net avantage dans les autres secteurs.
L'Ukraine sur la brèche
Alors que le plan de paix américain, passé de 28 à 19 points, se heurte aux conditions russes, un scandale de corruption fragilise Volodymyr Zelensky. La paix a-t-elle une chance d’aboutir, et à quel prix pour l’Ukraine et l’Europe ? Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, analyse la situation actuelle.
Sur terre, en mer, dans les airs... Que pèserait une armée européenne face à la Russie ?
Tandis que les Européens préparent les esprits à l’éventualité d’une confrontation militaire avec la Russie, une étude de l’Ifri compare les forces agrégées des 30 pays européens de l’Otan aux capacités de Moscou.
La Russie envisage-t-elle une guerre contre l'Otan ? Ces signaux alarmants du Kremlin
Les autorités françaises tentent de préparer les esprits à la guerre, alors que la Russie montre une hostilité accrue à l’égard des pays européens depuis son invasion de l’Ukraine. Parmi les sources d’inquiétudes, figure notamment l’investissement colossal accordé aux forces armées russes.
Europe, Russie : évaluation des rapports de force
L’Europe aurait tort de sous-estimer la menace russe. Partisane de la force, la Russie dispose de troupes importantes et a moins d’états d’âme que les Européens. L’Europe a des moyens et des compétences, encore faut-il qu’elle ait la volonté politique et une certaine unité. Ce sont certaines des conclusions d’un rapport de l’Ifri rendu public le 4 novembre 2025 : Europe Russie, Évaluation des rapports de force.
Thomas Gomart : "L'Europe a le potentiel économique, technologique et militaire pour faire face à la Russie"
Durant un an, l'Ifri a étudié les rapports de force entre l'Europe et la Russie. Son directeur nous en livre ses conclusions. Cinq chercheurs de l'Institut français des relations internationales mobilisés, une dizaine de contributeurs extérieurs et un comité éditorial européen... Six mois de travail ont été nécessaires pour évaluer les rapports de force entre l'Europe et la Russie. Et, à la fin, un constat rassurant: l'Europe a les moyens de dissuader la Russie, encore doit-il en avoir la volonté politique. Entretien avec Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, qui a coordonné cette étude magistrale.
« La Russie a un avantage décisif en termes de masse, de puissance de feu et de capacité de mobilisation »
Dans un entretien au « Monde », trois chercheurs à l’Ifri, Tatiana Kastouéva-Jean, Paul Maurice et Dimitri Minic appellent l’Europe à accentuer le rapport de force avec Moscou.
« L’Europe a les moyens militaires de faire face à la Russie mais cela suppose une autre cohérence stratégique »
« 20 Minutes » a interrogé Elie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales, qui vient de publier une étude sur « l’autonomie capacitaire de l’Europe », notamment face à la menace de la Russie
Incursion de drones russes : « L’OTAN a une nouvelle ambition : passer de la logique de police du ciel à celle de défense aérienne »
La chercheuse Amélie Zima expose, dans une tribune au « Monde », les solutions dont dispose l’Alliance atlantique face à la violation de l’espace aérien européen par des engins russes, afin d’adopter une réponse ferme face à la Russie, sans pour autant entraîner d’escalade.
« C’est le syndrome de la ligne Maginot » : le « mur anti-drones » européen, une fausse bonne idée ?
Poussé par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, le « mur anti-drones » s’annonce comme un projet complexe, coûteux et à l’efficacité discutable. Pour répondre à la menace drone et dissuader la Russie, l’Europe doit surtout remuscler ses capacités offensives.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.