« Il faut faire passer la géopolitique de la machine à café au comex » : quand la guerre frappe à la porte du CAC 40
Tout l'appareil militaire français se prépare à la possibilité d'une guerre en Europe après 2030. Mais le monde du business regarde encore de très loin ces menaces.
Guerre en Iran : et à la fin, c’est… la Chine qui gagne. — Le Fonds Monétaire International (FMI) attend une récession dans la région, en particulier au Qatar (- 8,6 % du PIB cette année). De quoi se tourner vers la Chine ? Selon Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l’Ifri. « Les pays du Golfe voient dans Pékin un bon client, pas encore un partenaire stratégique ».
cité par Franck Dedieu et Marie Labat dans Marianne
À quoi joue la Chine au Moyen-Orient ? "En proportion, sa réputation internationale est au-dessus de celle des États-Unis"
Victime silencieuse du blocage du détroit d’Ormuz, rivale immobile des États-Unis, la Chine se contente-t-elle d’attendre la fin de la guerre au Moyen-Orient et l’enlisement des Américains pour prendre une place plus importante dans les relations internationales ? Décryptage dans Le Monde en direct avec Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l'Ifri.
La guerre en Iran, test géopolitique grandeur nature de la puissance des Etats-Unis — Sur la relation entre les Etats-Unis et les monarchies du Golfe : Selon Benjamin Augé, « il y a peu de chances que les pays du Golfe, traumatisés comme ils le sont par l’étendue des destructions infligées par l’Iran à leurs infrastructures, envisagent de changer leurs partenariats sécuritaires ».
cité par Jean-Philippe Rémy dans Le Monde
La Chine : un acteur clé de la guerre au Moyen-Orient ?
Jeudi 16 avril 2026, la Chine affichait des résultats économiques déconcertants en temps d’incertitude, en pleine guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, avec un PIB en progression de 5 %.
Prudence diplomatique, enjeux économiques, soupçons de ventes d'armes… Comment se positionne la Chine dans la guerre au Moyen-Orient
Confrontée à une guerre qui met à mal ses intérêts, Pékin choisit, fidèle à son habitude, d'avancer ses pions discrètement, cherchant à paraître comme le garant de la paix face aux discours violents de Donald Trump.
Guerre au Moyen-Orient : la Chine peut-elle retourner la crise à son profit ?
Replay - Guerre au Moyen-Orient : quels scénarios après l’échec des négociations ?
Après l’échec des négociations entre Iraniens et Américains au Pakistan, Donald Trump a annoncé un blocus sur le détroit d’Ormuz, ce qui a eu pour effet immédiat de faire remonter le prix des hydrocarbures. La guerre au Moyen-Orient est entrée dans une nouvelle phase dont l’issue est incertaine.
Détroit d'Ormuz : « On en revient aux fondamentaux de la politique américaine au Moyen-Orient », estime Laurence Nardon
Laurence Nardon, responsable du programme Amériques de l’Ifri, et auteur de « Géopolitique de la puissance américaine » était l’invité de la matinale de Radio Classique ce lundi 13 avril. Elle constate une constante dans l'action américaine au Moyen-Orient, où les Etats-Unis se retrouvent piégés lorsqu'ils s'engagent dans un conflit avec cette région.
"Autonomie stratégique" ? En Asie, face à la Chine et aux États-Unis, "la troisième voie" bien solitaire de Macron
En visite au Japon et en Corée du Sud du 31 mars au 3 avril, Emmanuel Macron a exprimé son souhait de former une « coalition des indépendants » face à l’imprévisibilité de son homologue américain et à l’hégémonie de la Chine dans la région. Une « troisième voie » qui reste pour le moment hautement symbolique.
Psychologie et désir dans les relations internationales
Dans cet entretien, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, présente les thèses de son ouvrage Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux paru aux éditions Tallandier.
Discours de Fabien Mandon, chef d'état-major des Armées, à la Conférence Navale de Paris 2026
Allocution du général d'armée aérienne Fabien Mandon, chef d'état-major des Armées, à l'occasion de la Conférence navale de Paris 2026 organisée par l'Institut français des relations internationales et la Marine nationale.
L'avenir de l’Europe est-il en Asie ?
Au moment où l’avenir de la relation transatlantique s’assombrit, obscurcie par le nationalisme et l’isolationnisme de Donald Trump, l’Europe regarde de plus en vers l’Asie. Cette semaine, le Premier ministre anglais Keir Starmer était à Pékin et juge vital d’améliorer les relations avec la Chine de Xi Jinping. Au même moment, l’Union européenne a signé un accord de libre-échange avec l’Inde de Narendra Modi, un accord qui marquera l’histoire selon Ursula von der Leyen, la présidente de la commission européenne… Vital, historique… les mots sont forts. Ils disent surtout l’importance du moment que nous vivons.
Trump à Davos : la menace et la rupture ?
Donald TRUMP est en Europe, avec un objectif politique prioritaire, martelé pendant son discours de Davos : Oui, le Groenland doit devenir un territoire américain… Une nouvelle séquence dans le bras de fer entre Donald TRUMP et les Européens ; une nouvelle leçon économique et culturelle faite à l’Europe, qui selon lui gâche son potentiel à cause de l’immigration… Une logorrhée de près d’une heure ½, mélange d'auto-congratulation, de flèches lancées contre Emmanuel MACRON notamment, de provocation, d’intimidation, d’humiliation.
Thomas Gomart, historien : « La vision du monde de Trump est plus proche de celle de Poutine que de celle des dirigeants européens »
Pour l’historien, la sécurité et la prospérité de l’Europe sont plus que jamais menacées par les coups de pression et les marchandages du président américain, dont l’idéologie est proche de celle de Vladimir Poutine.
« Depuis le retour aux affaires de Donald Trump, Vladimir Poutine a perdu le monopole de la stratégie du fou »
Alors que Washington fait pression sur des pays alliés, Moscou ne bronche pas, et Vladimir Poutine ne voudra pas d’un conflit avec Donald Trump, selon Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l’Ifri.
En visant le Venezuela et l’Iran, Trump défie ouvertement Poutine et à Xi Jinping et vient leur rappeler qui est le « prédateur dominant »
Le monde doit désormais faire avec un président américain qui assume pleinement un recours désinhibé à l’usage de la force. C’est un changement de donne majeur et surtout une lourde humiliation pour ses homologues russe et chinois.
« Un jeu paradoxal » : pourquoi la Russie se fait discrète sur la crise qui secoue l'Iran
Malgré les menaces répétées de Trump de frapper le régime iranien, le Kremlin n'a pas encore réagi. Une déclaration n'est pas exclue dans les jours qui viennent, mais cette discrétion rappelle en tout cas le silence complet de Poutine sur la capture de Nicolas Maduro.
Donald Trump est-il notre allié ?
Ces dernières semaines, le Président américain est sur tous les fronts. Que ce soit dans sa volonté d'annexer le Groenland au nom de la sécurité de son pays, ou pour soutenir la "déclaration de Paris" sur l'Ukraine. Quelle est la doctrine de Donald Trump ? Est-il notre allié ?
Le Groenland sous pavillon américain ? « On ne peut rien exclure », un expert décrypte les intentions de Trump
Le vice-amiral d’escadre Jean-Louis Lozier, ancien commandant de sous-marin, décrypte les tensions autour du Groenland et les velléités de Donald Trump de s’en emparer. Entretien.
Après la guerre Israël/Hezbollah : où va le Liban ?
Dans ce nouvel épisode du "Monde selon l'Ifri", nous recevons Joseph Maïla, Professeur de géopolitique à l’Essec, ancien directeur du pôle Religions et de la Prospective au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, membre du Conseil stratégique de l'Ifri et auteur d’un article à paraître dans Politique étrangère : "Liban 2025 : à la croisée des guerres". Il revient sur un pays déjà en crise avant même le 7 octobre 2023 : paralysie politique, effondrement socio-économique, explosion du port de Beyrouth en 2020, et poids écrasant des réfugiés syriens et palestiniens.
Moyen-Orient : ce qui change | Une leçon de géopolitique
Depuis l'attaque perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023 sur le territoire isréalien, le Moyen-Orient n’en finit plus de connaître des crises à répétition.
Ukraine : ce que peuvent les négociations [Le Casque et la Plume #12]
Alors que des négociations s’ouvrent une nouvelle fois à Istanbul entre la Russie et l'Ukraine, le « Casque et la plume » revient sur leurs perspectives et le rapport de force, avec Rym Momtaz, Ulrike Franke et Élie Tenenbaum.
Occupation de Gaza : la guerre par d'autres moyens ?
Alors qu’Israël annonce une occupation durable de Gaza, l’intervention militaire prend une dimension nouvelle. Derrière les enjeux sécuritaires, un projet territorial et démographique se précise, tandis que la situation humanitaire continue de se dégrader dans un climat de fortes tensions.
Trump au Moyen-Orient : dollars et stratégie
A l'aune de la visite annoncée de Donald Trump en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis, sa première tournée officielle dans la péninsule arabique, quelle priorité du président étasunien ? S’agit-il d’une tournée diplomatique ou financière ?
La vision stratégique russe : audition de Dimitri Minic
Audition de Dimitri Minic, chercheur à l’Ifri, par la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, qui l’a interrogé sur la vision stratégique russe et l’évolution récente de la situation géopolitique.
L'Europe face à Trump : quel sursaut stratégique ?
En marge de la conférence « L'Europe de l'après-guerre : quelle architecture de sécurité dans un nouveau cadre transatlantique ? » organisée à l'Ifri, en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann, le 14 avril 2025, l'Ifri a interviewé Michael LINK, Ministre adjoint chargé de l'Europe (2012-2013), Coordinateur transatlantique du gouvernement allemand (2022-2024).
Face à Poutine : la France en première ligne
Face à la menace russe et au risque de désengagement américain en Europe, l'Union européenne a donné le coup d'envoi d'un plan visant à réarmer le continent d'ici 2030. Laurence Nardon, responsable du Programme Amériques de l'Ifri, analyse l'évolution des relations transatlantiques bouleversées par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
« La désinformation, c'est une guerre sous le seuil de la conflictualité »
La chercheuse Amélie Férey a décrypté le vocabulaire des guerres hybrides actuelles, dont l'escalade verbale de Trump et Vance envers Zelensky le 18 février dernier est une illustration criante. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et son invitée expliquent comment les mots sont devenus une arme puissante.
Trump : le grand chamboule-tout
« Tôt ou tard, Vladimir Poutine devra venir à la table des négociations ». C'est en ces termes que le premier ministre britannique, Keir Starmer, a démarré aujourd'hui son sommet par visioconférence avec vingt-cinq dirigeants alliés de l’Ukraine. Si Volodymyr Zelensky a accepté sans conditions un cessez-le-feu de trente jours, le maître du Kremlin semble en effet vouloir faire durer les choses. Poutine a prévenu qu’il restait des « questions importantes » avant un cessez-le-feu, au grand dam de Donald Trump qui veut que Moscou fasse taire les armes au plus vite. Sur le terrain, les troupes russes ont maintenant l'avantage après avoir repris des territoires contrôlés par l'Ukraine dans la région russe de Koursk.
Poutine : "La Russie soutient la trêve"
L’accord de cessez-le-feu conclu mardi entre l’Ukraine et les États-Unis attend toujours l’aval russe alors que sur le front, la trêve semble encore loin, notamment dans la région russe de Koursk, en partie envahie par l’armée ukrainiens depuis août 2024 et que les Russes sont en train de reprendre. C’est dans ce territoire frontalier de l’Ukraine que Vladimir Poutine a effectué une rare visite sur le terrain mercredi soir.
Faut-il signer une trêve avec la Russie ?
Un cessez-le-feu de 30 jours, accepté par Kiev lors de la rencontre américano-ukrainienne à Jeddah, pourrait-il être conclu entre l’Ukraine et la Russie ? « À présent, la balle est dans le camp de Poutine » a déclaré Olaf Scholz. Après trois années de guerre, une victoire pour qui ?
Cessez-le-feu en Ukraine : Poutine "n'acceptera pas sans conditions extrêmement drastiques"
Alors que l'Ukraine et les États-Unis ont signé un accord, Vladimir Poutine reste silencieux sur leur proposition de cessez-le-feu. Selon Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie, le président russe n'acceptera qu'à des conditions "drastiques".
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.