Sécurité - Défense
Sous l’effet de la compétition stratégique mondiale, les enjeux de sécurité et de défense sont marqués par le retour des guerres majeures et de la dissuasion nucléaire, la transformation du terrorisme et la course aux technologies militaires.
Sujets liés
Un an avant les élections, le Nigeria s'enfonce dans la crise
Les hommes d’affaires qui se rendent régulièrement à Lagos, Abuja ou même Port Harcourt pourraient en témoigner : le Nigeria est le marché incontournable en Afrique (banque, assurance, téléphonie, construction etc…). Premier producteur de pétrole du continent avec 2,4 millions de barils par jour, le Nigeria est également un poids lourd démographique avec près de 170 millions d’habitants. Les entreprises françaises du CAC 40 (Total, Technip, Schneider Electric, Lafarge, Air France), par exemple, y font de belles affaires.
Europe : d’une démilitarisation l’autre
Amorcée dès les années 1970, confirmée dans les années 1990 avec les « dividendes de la paix », accélérée par la crise de 2008, la démilitarisation de l’Europe est incontestable. L’effondrement des budgets produit des armées réduites, des matériels déployés en échantillons, des capacités en berne. Alors que les États-Unis se désengagent partiellement d’Europe, cette démilitarisation débouche sur l’impuissance européenne dans un monde où la violence collective demeure une réalité.
1914-1918 et la redéfinition de la guerre
La Première Guerre mondiale a contribué à redéfinir la notion de stratégie, lui donnant une dimension politique qu’elle n’avait pas auparavant. De nouvelles institutions ont été créées pour permettre aux civils et aux militaires d’échanger sur les grandes orientations stratégiques. Au-delà de la stratégie, la « guerre totale » de 1914-1918 a transformé l’idée même de guerre. La mémoire de ce conflit doit être perpétuée : sa valeur dissuasive pourrait nous prémunir d’une nouvelle montée des extrêmes.
L'héritage de la Grande Guerre : États souverains, mondialisation et régionalisme
La Grande Guerre modèle nombre de pratiques et de normes du xxe siècle. La prééminence économique et sociale de l’État s’y confirme, comme la montée de valeurs nouvelles : l’universalité des Droits de l’homme, la construction collective d’une sécurité jusqu’ici dépendante d’alliances bilatérales, l’élaboration de normes juridiques universelles... La Grande Guerre nous lègue à la fois un État-nation réaffirmé et la possibilité de son dépassement dans l’organisation régionale et internationale.
La Grande Guerre, en théories
La Première Guerre mondiale a permis l’émergence de la discipline des relations internationales, mais ce sont la Seconde Guerre mondiale puis la guerre froide qui en ont favorisé le développement. Le premier conflit mondial demeure une réserve fertile d’exemples et d’arguments sur les causes et le déroulement de la guerre et de la paix. Mais sa place centrale dans cette discipline est contestée par la révolution nucléaire, la force des nationalismes ou le rôle nouveau du terrorisme.
Between Allies and Rivals : Turkey, Nuclear Weapons, and BMD
Cet article examine les positions adoptées par la Turquie sur les armes nucléaires et la défense antimissile balistique (DAMB) à la lumière des évolutions récentes du programme nucléaire iranien et de la posture de dissuasion élargie de l’OTAN.
Unmanned Air Systems: The Future of Air & Sea Power?
De simples appuis à des opérations combinées et de renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) limitées, les drones sont devenus des instruments polyvalents capables d’exécuter un large éventail de missions (qui vont des frappes légères aux missions de surveillance de longue haleine, en passant par des frappes d’opportunité contre des cibles évanescentes) et d’offrir de nouvelles options aux forces armées dans la manœuvre.
La fin du régiment ? Trente ans de déstructuration de l’organisation tactique régimentaire
La nouvelle organisation des forces terrestres rompt avec un ordre tactique séculaire : celui du régiment. Sa conception naît des contraintes de la politique, souvent présente dans l’histoire du régiment. La construction de l’ordre régimentaire accompagne l’édification de l’Etat-Nation. La IIIe République l’investit de fonctions politiques, sociales et culturelles. Or, aujourd’hui, l’instauration d’une organisation dite modulaire de l’armée de Terre qui bouleverse le principe régimentaire procède également d’une dynamique politique.
La fin du régiment ? Trente ans de déstructuration de l’organisation tactique régimentaire
La nouvelle organisation des forces terrestres rompt avec un ordre tactique séculaire : celui du régiment. Sa conception naît des contraintes de la politique, souvent présente dans l’histoire du régiment. La construction de l’ordre régimentaire accompagne l’édification de l’Etat-Nation. La IIIe République l’investit de fonctions politiques, sociales et culturelles.
L'Algérie et son Sud : Quels enjeux sécuritaires ?
Lorsqu’il est question des relations qu’entretient l’Algérie avec ses périphéries sud, la dimension internationale de la projection de la puissance algérienne occulte souvent l’importance stratégique du Sahara algérien, dans un Etat pourtant fortement centralisé. L’actualité des crises et tensions en cours dans l’espace saharo-sahélien et la complexité de l’articulation entre des problématiques traversant différentes échelles politiques, institutionnelles et sociales, implique désormais le " Grand Sud " du territoire algérien.
Le Pentagone face à la séquestration et aux sorties de guerres : l'art du brouillard budgétaire ?
Le Pentagone fait face depuis 2010 à une réduction budgétaire liée à la fin des opérations militaires extérieures et à des conditions économiques difficiles. La polarisation des débats sur le déficit fédéral et le déclenchement de la "séquestration" compliquent considérablement l’analyse et rendent incertaine l’application de la Directive stratégique de janvier 2012. Plus largement, cette situation empêche le Pentagone de réfléchir sereinement à la définition du leadership militaire américain de demain.
Tsahal sur tous les fronts : L'armée israélienne dans l'incertitude stratégique
Faisant face à des menaces sur tous les fronts, ainsi qu’à des tensions d’ordre social, économique et religieux, l’armée israélienne (Tsahal) est mise sous forte pression pour accomplir sa mission principale : assurer la survie de l’Etat d’Israël.
La nouvelle posture militaire américaine en Asie
Après les retraits d’Irak et d’Afghanistan, les États-Unis comptent réorienter leur stratégie militaire vers l’Asie. Ce recentrage se traduit notamment par un renforcement des partenariats bilatéraux avec certains pays asiatiques, par des déploiements supplémentaires d’hommes et de matériels, ainsi que par l’élaboration d’un nouveau concept opérationnel. Les contraintes budgétaires, comme l’incertitude stratégique, amènent pourtant à s’interroger sur sa mise en oeuvre à long terme.
Cyberguerre : En quête d'une stratégie
Domaine complexe, le cyberespace a révolutionné la conduite de la guerre. Ce nouveau champ d’action désormais incontournable représente à la fois un défi et un avantage stratégique majeur, à l’heure où les technologies de l’information affectent l’ensemble des relations au niveau mondial.
Defence Reform in the United Kingdom: A Twenty-First Century Paradox
Le contexte de restriction budgétaire a poussé le Gouvernement de Coalition de 2010 à améliorer sa gestion des équipements de défense.
Toujours plus chers ? Complexité des armements et inflation des coûts militaires
Alors que les dépenses militaires françaises ont été maintenues à un niveau relativement constant ces dix dernières années, le volume des équipements produits a eu tendance à se réduire, se traduisant par des lacunes capacitaires.
Winning in Libya: By Design or Default?
L'insurrection libyenne de 2011 provoque la chute finale du Guide Suprême Mouammar Kadhafi. Suite à un mandat unique des Nations Unies, une coalition menée par l'OTAN est chargée de mettre en œuvre un embargo sur les armes, une zone d'exclusion aérienne et les conditions nécessaires à la protection de la population contre les attaques armées.
Algérie : une trajectoire de puissance régionale incertaine
L’Algérie, longtemps désignée comme « l’homme malade » du Maghreb, se voit désormais présentée comme la puissance régionale. L’affirmation soudaine de ce nouveau statut dans les analyses de nombreux observateurs de l’actualité africaine et experts ès géopolitique traduirait une évolution manifeste des rapports de force régionaux.
La France va encore réduire sa présence militaire en Afrique
Six mois après la fin de l’opération « Barkhane », Paris compte retirer plusieurs centaines de soldats de ses bases au Gabon, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Un mouvement qui impacte certains industriels de défense exportant sur le continent.
Un budget "historique" et moins d'équipements... Le paradoxe de la future loi de programmation militaire
Malgré des crédits en augmentation de 40%, la loi de programmation militaire 2024-2030, qui doit être votée ce 6 juin à l'Assemblée, marque une baisse des commandes de Rafale, de frégates ou de blindés. Analyse d'une contradiction.
Quand l'IA se retourne contre son opérateur
Un drone de l'US Air Force qui décide de tuer son opérateur parce qu'il l'empêche de réaliser sa mission... Attention, c'est bien d'un exercice qu'il s'agit mais un exercice qui aurait eu lieu selon un colonel de l'US Air Force.
Nucléaire : l’Iran entre coopération et défi
Ces derniers mois, l'Iran a augmenté son stock d'uranium enrichi sur son territoire. Théoriquement, selon un accord signé en 2015 entre l'Iran et les membres du Conseil de sécurité des Nations Unis, le taux d'enrichissement de l'uranium iranien ne devrait pas dépasser 3,6 %. Or l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) révèle qu'il est aujourd'hui enrichi à prêt de 84 %, à un rien des 90 % nécessaires pour produire une bombe atomique. Depuis mai 2018 et la sortie des Etats-Unis des accords de 2015 décidée par Donald Trump, les négociations avec Téhéran patinent et les Iraniens sont de plus en plus exigeants sur les contreparties à une limitation de leur activité nucléaire.
Armement : l'industrie française sur le pied de guerre
Un an après le discours volontariste du chef des armées Emmanuel Macron enjoignant aux industriels d’augmenter leurs cadences, la production reste modeste. La prochaine loi de programmation militaire ambitionne de changer la donne.
Terrorisme. Pourquoi les JO de Paris 2024 sont «un casse-tête sécuritaire»
Pour Marc Hecker, directeur de la recherche à l’Ifri et spécialiste du terrorisme, « l’organisation des JO à Paris va être un casse-tête sécuritaire, c’est évident. Mais l’antiterrorisme a été considérablement renforcé depuis une décennie ». Entretien.
« La loi de programmation militaire propose un échantillonnage des moyens qui n’est soutenable qu’en temps de paix »
L’historien Elie Tenenbaum, spécialiste des questions de sécurité, mesure dans une tribune au « Monde » l’écart entre le projet de loi de programmation militaire débattu à l’Assemblée nationale et le discours actuel sur l’économie de guerre et le « tournant » de la guerre en Ukraine.
La loi de programmation militaire "va permettre de conserver l'armée qu'on a, qui coûte de plus en plus cher"
Avec l'augmentation du budget dédié à la la nouvelle Loi de programmation militaire, l'objectif affiché est de rénover les équipements, moderniser la dissuasion nucléaire, d'améliorer le traitement des troupes, de renouveler du matériel mais aussi d'investir dans le cyber.
Drone militaire : nouvelle arme de la stratégie française ?
La loi de programmation militaire, qui contient 100 milliards de hausses de crédits sur la période 2024-2030, entre en examen à l’Assemblée. Alors que les drones militaires turcs ou iraniens jouent un rôle majeur en Ukraine, quelle place prennent-ils dans la construction de la stratégie française ?
Armée française : à quoi ressemblera-t-elle en 2030 ?
L’examen de la loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2024-2030 commence lundi 22 mai à l’Assemblée nationale. Le projet de loi prévoit un budget inédit de 413 milliards d’euros sur six ans, dans la continuité du réarmement entamé en 2017. Technologique et modernisée, l’armée française restera cependant trop limitée en effectifs et en équipements pour mener seule une guerre de haute intensité.
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