Golfe arabo-persique
Suivi de l’évolution des monarchies arabes du Golfe qui s’imposent comme pôle de puissance au Moyen-Orient et projettent leurs intérêts au-delà, comme en Afrique, tandis que l’Iran joue le rôle de perturbateur.
Moyen-Orient : reprise de la guerre Iran-USA, le régime iranien a-t-il intérêt à une guerre au long cours ?
Bérengère Bonte reçoit Sophia Mahroug, professeure Assistante à la Sorbonne Abou Dabi et Héloïse Fayet, chercheuse à l’Institut français des relations internationales, spécialiste des questions de défense, au sujet de la reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis.
Iran : comment Téhéran défie l’armée américaine grâce aux satellites chinois
Hors des drones et des moyens balistiques qui ont touché des cibles américaines en Jordanie, entraînant la mort de deux soldats, Washington prend conscience de la capacité spatiale iranienne, essentiellement fournie par des prestataires chinois.
Vers un renseignement spatial accessible à tous ? Le cas des frappes iraniennes du printemps 2026
Le conflit au Moyen-Orient a permis de constater l’efficacité des frappes iraniennes en termes de ciblage et de précision. Ce constat interpelle sur les moyens que le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI) a exploités pour y parvenir.
Reprise des hostilités au Moyen-Orient : « Ces dernières 24 heures, un seuil a été franchi entre les États-Unis et l’Iran »
Pour Clément Therme, chercheur associé à l'Ifri, auteur d’Iran/Israël, la guerre idéologique tout juste paru chez Tallandier, la crise actuelle repose sur une divergence d’interprétation de l’accord de cessez-le-feu du 17 juin, où nous sommes « passés d’une trêve armée à une bataille d’Ormuz » et se déroule simultanément sur trois terrains : la négociation diplomatique, la guerre économique et l’affrontement militaire.
Guerre en Iran : « On pourrait aboutir à une situation de ''ni paix, ni guerre''»
Et si la guerre en Iran ne se terminait pas vraiment ? Depuis le début des frappes, six paradoxes ont mis à mal les certitudes des stratèges occidentaux, du mythe de la supériorité militaire à l'illusion de la démondialisation, analyse Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri.
Nouvelle escalade au Moyen-Orient : « Il n’y a pas, à ce stade, de solution diplomatique à court terme » en Iran
Le président américain Donald Trump a annoncé ce mercredi matin que le cessez-le-feu conclu en avril avec l’Iran était « terminé », tout en ne fermant pas la porte à une poursuite des discussions entre Washington et Téhéran. Cette déclaration intervient après que les États-Unis ont lancé cette nuit des « frappes puissantes » contre plus de 80 cibles sur la République islamique, « en riposte aux attaques iraniennes contre trois navires commerciaux qui transitaient par le détroit d’Ormuz ». Dans la foulée, Téhéran a annoncé avoir frappé des bases américaines dans la région.
Funérailles de Khamenei en Iran : « Le régime montre qu’il prépare la vengeance d’une manière ou d’une autre »
Les funérailles nationales du guide suprême Ali Khamenei ont officiellement commencé ce samedi dans un vaste complexe religieux de Téhéran, où des milliers d’Iraniens ont afflué. Clément Therme, chercheur associé à l’Ifri, chargé de cours à l’université Paul-Valéry de Montpellier et auteur de « Iran, Israël : la Guerre idéologique » (Éd. Tallandier), décrypte cet événement aux allures de démonstration de force après la guerre contre Israël et les États-Unis.
Moyen-Orient : Marco Rubio exclut tout péage sur le détroit d'Ormuz devant des pays du Golfe rendus méfiants
En tournée au Moyen-Orient, le chef de la diplomatie américaine a voulu rassurer des alliés bien malmenés par la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. Mais il n'a pas abordé le sujet de la reconstruction.
Replay - Accord États-Unis/Iran : impacts et limites
Un accord intérimaire de 60 jours prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz, un plan de reconstruction de l'Iran à hauteur de 300 milliards de dollars, la reprise des exportations pétrolières iraniennes et le dégel de ses avoirs, soutenu par une résolution contraignante de l'ONU.
Clément Therme : « Il existe une ambiguïté autour de l’interprétation des termes du “mémorandum d’entente”, notamment en ce qui concerne le dossier libanais »
Le chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), Clément Therme, évoque une ambiguïté autour de l’interprétation des clauses du “mémorandum d’entente”, notamment concernant le dossier libanais, la manière dont sont gérées les négociations en Suisse et les communications avec les centres de décision à Washington et à Téhéran. Il soulève également des questions sur la volonté des États-Unis de transférer des fonds à l’Iran en échange du respect de ses engagements.
« Un accord global ne peut pas se faire en 60 jours » : l'Iran prêt à négocier longtemps sur le nucléaire tout en espérant un bol d'air économique rapide
L'Iran a accepté de discuter avec les Etats-Unis d'une dilution de ses stocks d'uranium enrichi sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique. En contrepartie, Téhéran espère trouver un ballon d'oxygène avec les incitations financières promises.
Accord entre les Etats-Unis et l’Iran : « au Moyen-Orient, les paramètres bougent de façon spectaculaire »
Dans une tribune au « Monde », Dorothée Schmid, responsable du Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri, souligne combien les cartes et les rôles sont totalement redistribués, alors qu’un accord entre Téhéran et Washington doit être conclu le 19 juin.
Paix entre l'Iran et les États-Unis : un accord de papier ?
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord le 15 juin 2026. Il doit encore être signé, a priori en Suisse le 19 juin 2026, en présence du vice-président J. D. Vance et peut-être aussi de Donald Trump.
L'accord entre les États-Unis et l'Iran vu par des spécialistes
Quel accord entre les États-Unis et l'Iran ? Dorothée SCHMID, directrice du programme Turquie/Moyen-Orient à l'Ifri et Karim Emile BITAR, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste du Moyen-Orient et de la politique étrangère des États-Unis.
L’Iran face à la recomposition de son environnement régional. Entre survie du régime et isolement stratégique
La guerre de quarante jours déclenchée le 28 février 2026 par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran a ouvert une nouvelle phase dans l’histoire des relations entre la République islamique et ses voisins. Si le régime a démontré une capacité de résilience face à une campagne militaire d’une ampleur inédite depuis la guerre Iran-Irak (1980-1988), sa survie ne doit pas être confondue avec une victoire stratégique. Comme le révèle la séquence actuelle, la République islamique conserve une capacité de nuisance importante mais voit simultanément se réduire ses réseaux d’influence au Moyen-Orient, ses coopérations économiques dans la zone et les acquis diplomatiques de l’accord de mars 2023, conclu avec l’Arabie saoudite, sous l’égide de la Chine.
Iran / USA : enfin la paix ?
Laurence Nardon, responsable du programme Amériques de l’Ifri, était l’invitée de l’émission "Quotidien" sur TMC, le 15 juin 2026. Elle y analyse la signature de l’accord entre les États-Unis et l’Iran et ses implications pour la politique étrangère américaine.
Moyen-Orient : un accord de paix encore incertain malgré les déclarations de Trump
La conclusion d’un accord entre Washington et Téhéran serait une bonne nouvelle pour l’économie mondiale. Mais il n’apaisera pas les tensions qui menacent la stabilité de la région, et que la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a encore aggravées.
« Nous sommes encore dans la trêve armée » : la sortie de crise au Proche-Orient analysée par un expert de l’Iran
Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Clément Therme enseigne à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Dans son dernier ouvrage, « Iran-Israël, la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (Tallandier), l’historien livre une analyse très utile pour saisir les enjeux de la « confrontation existentielle » entre la République islamique et le « grand satan » américain. Et dissiper un peu le brouillard qui entoure les discussions actuelles pour régler la crise d’Ormuz.
Iran : répression intérieure et contournement extérieur
Clément Therme est l’auteur de « Iran-Israël : la guerre idéologique » (éditions Tallandier) et répond ici aux questions de La Revue Civique. Chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’IFRI (institut français des relations internationales) et chercheur non-résident à l’Institut international d’études iraniennes (Rasanah), il est également membre du CETOBAC à l’EHESS et chercheur associé au Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales (CRISES), chargé de cours à l’Université de Montpellier Paul-Valéry et à Sciences Po Paris.
Guerre au Moyen-Orient : "Les objectifs d'Israël et des États-Unis sont en train de diverger" dit le directeur de l'Ifri
Thomas Gomart, historien et directeur de l'Ifri, Amy Greene, politiste et spécialiste des États-Unis, experte associée à l'Institut Montaigne, décryptent l'évolution de la guerre au Moyen-Orient avec, notamment, la reprise des frappes entre Israël et l'Iran dimanche dernier.
Turquie 2050 : COP29 ; Ligue arabe ; éducation
Repères sur la Turquie n° 23 - Le programme « Turquie 2050 » développe une analyse prospective sur les thèmes de la diplomatie, de la politique intérieure et de l’économie turques afin d’y anticiper les dynamiques des trente prochaines années.
Après la mort de Nasrallah, quelle stratégie régionale pour l’Iran ?
Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a été tué dans une frappe israélienne à Beyrouth le 27 septembre. La milice et son dirigeant étaient considérés comme le fer de lance de l’Axe de la Résistance, cette coalition de groupes miliciens majoritairement chiites qui sont au coeur de la stratégie régionale de l’Iran.
La France a-t-elle encore une politique arabe ?
Dès la fin de la guerre d’Algérie, la France a systématiquement repris contact avec les pays arabes qui avaient rompu les relations diplomatiques au moment de la malheureuse expédition de Suez de 1956. Ainsi se sont renouées ou nouées des relations actives et souvent confiantes, y compris avec des pays où elle était absente, comme les émirats du Golfe. Le président Chirac a voulu formaliser et conforter cette orientation lorsque le 6 mars 1996, à l’université du Caire, il a évoqué la « politique arabe et méditerranéenne » de la France. Par-delà quelques principes communs, il s’agissait naturellement d’une politique à géométrie variable selon les pays, avec la volonté d’être présent dans cet ensemble de pays qui sont nos voisins proches, situés dans une zone stratégique et dont d’importantes communautés vivent en France. Très tôt attachée à contribuer à la paix entre Israël et les pays arabes, la France prône une politique équilibrée entre le maintien de la sécurité d’Israël et le soutien du processus de paix israélo-palestinien qui donnerait le droit à l’autodétermination des Palestiniens et à la création d’un État. À cet égard, l’année 2007 représente une rupture due à l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy qui sur ce plan, comme sur d’autres, a pris le contre-pied de son prédécesseur. Depuis lors, la politique de la France dans cette région n’a plus la même priorité, réagit plus qu’elle n’agit et semble flotter entre une volonté de maintenir ses liens avec les pays arabes et une certaine complaisance à l’égard d’Israël.
Quand le Congo rencontre le Moyen-Orient : la nouvelle diplomatie d’affaires de Kinshasa
Si la Chine a été le nouveau partenaire du régime congolais lors de la longue présidence de Joseph Kabila (2006-2018), le Moyen-Orient est le nouveau partenaire du premier mandat du président Tshisekedi.
Iran : quelle stratégie pour les États-Unis à l’heure de l’embrasement proche-oriental ?
Le 15 octobre 2023, interrogé sur le risque de recrudescence des tensions à la frontière israélo-libanaise, Joe Biden en appelle à la raison : « Don’t ! Don’t ! Don’t ! ». Le propos intervient une semaine après une série d’attaques terroristes en territoire israélien coordonnées par le Hamas, qui cause la mort de 1 200 personnes.
Un « croissant chiite » en miettes ? L’évolution de l’influence régionale de l’Iran depuis 1979
Depuis son apparition en 2004, l’expression « croissant chiite » a rapidement gagné en popularité pour décrire l’influence iranienne au Moyen-Orient au travers des populations chiites. S’il permet certes de mieux comprendre l’importance du chiisme, autant comme religion que comme idéologie politique, en Irak ou au Liban, le terme ignore la diversité de cette influence, et sa fragilité grandissante. En effet, sur le plan stratégique, les milices chiites comme le Hezbollah ou l’organisation Badr apparaissent comme les principaux ciments de ce « croissant chiite », notamment pour constituer un corridor logistique de l’Iran à la Méditerranée. Cependant, les guerres successives contre Israël, les États-Unis ou Daech ont permis à ces milices de gagner en indépendance vis-à-vis de Téhéran, et remettent donc en question la pertinence du « croissant chiite ».
L'impasse nucléaire iranienne : la non-prolifération au défi de crises multiples. L'impact de la guerre en Ukraine et des manifestations sur le retour au JCPOA
Les négociations pour le retour à l’accord sur le nucléaire iranien sont au point mort. Si de nombreux facteurs bloquants propres au dossier sont connus de longue date, tels que le règlement de contentieux avec l’Agence internationale de l’énergie atomique ou le manque de confiance de l’Iran envers les États-Unis, d’autres sont apparus courant 2022.
Les ambitions de la République islamique d’Iran dans le Pacifique
Au mois de janvier 2023, la démonstration de force de la marine de guerre iranienne à proximité de la zone économique exclusive (ZEE) australienne s’inscrit dans un contexte de tensions bilatérales croissantes entre Téhéran et Canberra.
L’Arabie saoudite face à la compétition sino-américaine. La tentation du pivot de Mohammed bin Salman
La visite du président chinois Xi Jinping à Riyad le 9 décembre 2022 a fait l’objet d’une couverture médiatique sans précédent. Ce second voyage depuis le début de la pandémie du Covid-19 a été l’occasion pour le leader chinois de se présenter comme un « partenaire naturel » de l’Arabie Saoudite et de ses voisins du Golfe. Pleine d’emphase, la rencontre a aussi et surtout contrasté avec la visite quelques mois plus tôt à Riyad du président américain Joe Biden.
Les dynamiques du nucléaire militaire au Moyen-Orient au regard de la crise iranienne
Le 5 novembre 2022, Joe Biden est en visite en Californie lorsqu'il est interpellé par une passante, qui lui demande d'annoncer que le JCPOA, accord signé en 2015 et dont son prédécesseur s'était retiré en 2018, est "mort".
Les ambitions iraniennes en Afrique. Une présence idéologique, sécuritaire et économique
La présence iranienne en Afrique est une question à la fois idéologique, économique et sécuritaire.
Les Émirats arabes unis et la compétition sino-américaine. Vers une politique de non-alignement ?
En un peu de moins de cinq ans, les Émirats arabes unis (EAU) ont accéléré leur rapprochement avec la Chine de Xi Jinping, au point de devenir le premier pays du Golfe à se retrouver au cœur de la rivalité entre Pékin et Washington. Bien que bénéficiant d’une large présence militaire américaine, les EAU ont fait de leur partenariat avec le régime chinois un nouvel axe de priorité qui va au-delà des échanges énergétiques et commerciaux.
Yémen : la Corne de l’Afrique en première ligne des prédations du Golfe
Depuis mars 2015, le Yémen est le théâtre d’affrontements entre le gouvernement yéménite, appuyé par une coalition régionale, et les Houthis. Générateur d’instabilité, le conflit yéménite a ranimé la connexion entre la péninsule arabique (Golfe) et la Corne de l’Afrique (Corne).
Géopolitique du dessalement d'eau de mer
Suite aux frappes iraniennes sur des usines de dessalement d’eau de mer au Moyent-Orient, un secteur vital pour les pays de la région, l'Ifri vous propose de relire son analyse sur le sujet signée par Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre Énergie et Climat de l'Ifri et Élise Cassignol, parue en septembre 2022.
Le Liban, terre d'affrontement entre l'Arabie Saoudite et l'Iran
L'Arabie Saoudite cherche depuis des années à contrer l'influence de l'Iran au Liban. Jusqu'alors, les efforts de Riyad n'ont guère été couronnés de succès, la mainmise du Hezbollah – principal allié de Téhéran – ne faisant que se renforcer. Les élections législatives de mai 2022 ont abouti à un résultat contrasté pour les Saoudiens. Le camp pro-iranien a perdu sa majorité, mais il a néanmoins réussi à faire élire le président du Parlement. Un nouveau blocage des institutions menace.
Le Qatar face à la rivalité sino-américaine : les dilemmes d'une monarchie du Golfe
Comme l’ensemble de ses voisins de la péninsule arabique, le Qatar se trouve de plus en plus confronté à une délicate équation : si l’avenir de son économie est tourné vers l’Est, et plus spécifiquement vers la Chine, la sécurité et la stabilité du pays restent fondées sur sa dépendance stratégique envers les États-Unis.
Les premiers pas du président Biden au Moyen-Orient
Joe Biden a démarré son mandat de président des États-Unis avec la ferme intention de rompre avec les pratiques de son prédécesseur Donald Trump. Au Moyen-Orient, cette posture est particulièrement visible sur le dossier du nucléaire iranien, dans le conflit israélo-palestinien et sur les relations avec les États arabes du Golfe. La nouvelle administration démocrate semble accorder davantage d’importance à la stabilité régionale et au respect des droits de l’homme.
Les Émirats arabes unis en Afrique : les ambitions parfois contrariées d’un nouvel acteur régional
Les liens que les Émirats arabes unis (EAU) entretiennent avec les pays africains sont anciens, cependant la naissance d’une véritable politique africaine émirienne remonte seulement à une quinzaine d’années.
Washington-Téhéran : Les pourparlers de Vienne sur le JCPoA peuvent-ils aboutir ?
À la suite de la dénonciation de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPoA) de 2015 par l’administration Trump en mai 2018, l’Iran a progressivement remis en place des capacités d’enrichissement de l’uranium et multiplie les provocations en mer d’Oman.
Le modèle de Dubaï face au centralisme d’Abou Dhabi
Vitrine des Émirats arabes unis, Dubaï n’a jamais complètement retrouvé la croissance d’avant la crise de 2009. La double crise sanitaire et économique est une nouvelle épreuve : Dubaï doit plus que jamais compter sur le soutien de l’émirat d’Abou Dhabi, cœur politique et sécuritaire de la Fédération. La phase actuelle confirme la prédominance politique d’Abou Dhabi dans la Fédération, et impose à Dubaï de redéfinir son modèle de développement, et son narratif.
Moyen-Orient : Marco Rubio exclut tout péage sur le détroit d'Ormuz devant des pays du Golfe rendus méfiants
En tournée au Moyen-Orient, le chef de la diplomatie américaine a voulu rassurer des alliés bien malmenés par la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. Mais il n'a pas abordé le sujet de la reconstruction.
Clément Therme : « Il existe une ambiguïté autour de l’interprétation des termes du “mémorandum d’entente”, notamment en ce qui concerne le dossier libanais »
Le chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), Clément Therme, évoque une ambiguïté autour de l’interprétation des clauses du “mémorandum d’entente”, notamment concernant le dossier libanais, la manière dont sont gérées les négociations en Suisse et les communications avec les centres de décision à Washington et à Téhéran. Il soulève également des questions sur la volonté des États-Unis de transférer des fonds à l’Iran en échange du respect de ses engagements.
« Un accord global ne peut pas se faire en 60 jours » : l'Iran prêt à négocier longtemps sur le nucléaire tout en espérant un bol d'air économique rapide
L'Iran a accepté de discuter avec les Etats-Unis d'une dilution de ses stocks d'uranium enrichi sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique. En contrepartie, Téhéran espère trouver un ballon d'oxygène avec les incitations financières promises.
Accord entre les Etats-Unis et l’Iran : « au Moyen-Orient, les paramètres bougent de façon spectaculaire »
Dans une tribune au « Monde », Dorothée Schmid, responsable du Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri, souligne combien les cartes et les rôles sont totalement redistribués, alors qu’un accord entre Téhéran et Washington doit être conclu le 19 juin.
Iran / USA : enfin la paix ?
Laurence Nardon, responsable du programme Amériques de l’Ifri, était l’invitée de l’émission "Quotidien" sur TMC, le 15 juin 2026. Elle y analyse la signature de l’accord entre les États-Unis et l’Iran et ses implications pour la politique étrangère américaine.
Paix entre l'Iran et les États-Unis : un accord de papier ?
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord le 15 juin 2026. Il doit encore être signé, a priori en Suisse le 19 juin 2026, en présence du vice-président J. D. Vance et peut-être aussi de Donald Trump.
L'accord entre les États-Unis et l'Iran vu par des spécialistes
Quel accord entre les États-Unis et l'Iran ? Dorothée SCHMID, directrice du programme Turquie/Moyen-Orient à l'Ifri et Karim Emile BITAR, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste du Moyen-Orient et de la politique étrangère des États-Unis.
Moyen-Orient : un accord de paix encore incertain malgré les déclarations de Trump
La conclusion d’un accord entre Washington et Téhéran serait une bonne nouvelle pour l’économie mondiale. Mais il n’apaisera pas les tensions qui menacent la stabilité de la région, et que la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a encore aggravées.
« Nous sommes encore dans la trêve armée » : la sortie de crise au Proche-Orient analysée par un expert de l’Iran
Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Clément Therme enseigne à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Dans son dernier ouvrage, « Iran-Israël, la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (Tallandier), l’historien livre une analyse très utile pour saisir les enjeux de la « confrontation existentielle » entre la République islamique et le « grand satan » américain. Et dissiper un peu le brouillard qui entoure les discussions actuelles pour régler la crise d’Ormuz.
Iran : répression intérieure et contournement extérieur
Clément Therme est l’auteur de « Iran-Israël : la guerre idéologique » (éditions Tallandier) et répond ici aux questions de La Revue Civique. Chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’IFRI (institut français des relations internationales) et chercheur non-résident à l’Institut international d’études iraniennes (Rasanah), il est également membre du CETOBAC à l’EHESS et chercheur associé au Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales (CRISES), chargé de cours à l’Université de Montpellier Paul-Valéry et à Sciences Po Paris.
Guerre au Moyen-Orient : "Les objectifs d'Israël et des États-Unis sont en train de diverger" dit le directeur de l'Ifri
Thomas Gomart, historien et directeur de l'Ifri, Amy Greene, politiste et spécialiste des États-Unis, experte associée à l'Institut Montaigne, décryptent l'évolution de la guerre au Moyen-Orient avec, notamment, la reprise des frappes entre Israël et l'Iran dimanche dernier.
Les grandes puissances sont de retour
Comment interpréter historiquement les guerres actuelles en Ukraine, en Iran ou au Liban ? Comment analyser les conflits au Soudan, entre le Pakistan et l’Inde ou en Irak ? Les commentateurs évoquent volontiers un retour de la guerre. Avec la fin de la Guerre froide, le paradigme qui a dominé les relations internationales a insisté sur les facteurs de contournement ou de retournement de l’État, souvent présenté comme un héritage westphalien dépassé.
Pétrole : les leçons d’Ormuz
Depuis près de trois mois, le blocage du détroit d’Ormuz et le conflit États-Unis–Iran paralysent le marché mondial d'hydrocarbures. Quels nouveaux rapports de force émergent dans le Golfe, et quelles leçons l’Europe peut-elle tirer de sa dépendance au pétrole et au gaz ?
Un bilan (provisoire) de la guerre contre l’Iran
Le Collimateur se penche aujourd’hui sur la campagne menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran depuis la fin février, ses principales étapes et ses enseignements sur la puissance aérienne contemporaine, avec Jean-Christophe Noël et Elie Tenenbaum, auteurs d’un rapport récent pour l’IFRI, "La fureur tombée du ciel. Analyse stratégique de la campagne aérienne contre l’Iran".
Comment le risque géopolitique force les multinationales à réinventer leur business model
Face au blocage du détroit d’Ormuz et à la guerre, les multinationales basculent dans une ère de rupture. Une étude de l’Ifri décrypte comment les 100 premières capitalisations mondiales intègrent désormais le risque géopolitique, transformant la fracture des blocs économiques en un marché à part entière.
Guerre au Moyen-Orient : « En frappant l’Iran malgré les négociations, Trump a clarifié la nature de la puissance américaine »
Washington a annoncé avoir frappé des sites de missiles iraniens, malgré d’apparents progrès dans les négociations. L’administration Trump juge que la diplomatie ne peut fonctionner que si elle s’accompagne d’une menace d’un recours à la force, éclaire le chercheur Clément Therme.
Pouvoir d'achat : c'est la guerre !
Alban Mikoczy conclut cette édition de Sur le terrain avec une dernière partie consacrée aux conséquences économiques des tensions au Moyen-Orient, alors que la crise autour du détroit d’Ormuz continue de faire trembler les marchés mondiaux.
Visite de Donald Trump en Chine, relation avec Xi Jinping
Décryptage de Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l'Ifri sur le sommet Xi-Trump à Pekin.
"Celui qui allume l'incendie doit l'éteindre" : Pékin peut-il faire plier Téhéran sur le blocus du détroit d'Ormuz ?
La visite de Donald Trump en Chine n'a pas abouti à une sortie de crise concernant le blocus du détroit d'Ormuz. Pékin joue la carte du non-interventionnisme, appelant à un déblocage tout en ménageant son allié iranien. TF1info a contacté Marc Julienne, qui dirige le Centre Asie de l'Ifri, pour en savoir plus.
Faut-il avoir peur d'une guerre nucléaire ?
Le nucléaire est-il en train de redevenir l'arme centrale du XXIᵉ siècle ? Depuis l'invasion russe de l'Ukraine, la dissuasion nucléaire est redevenue un sujet du quotidien. Menaces russes plus ou moins voilées, frappes américaines et israéliennes contre les installations iraniennes, augmentation de l'arsenal chinois, et, côté français, ce discours d'Emmanuel Macron du 2 mars 2026, devant un sous-marin lanceur d'engins, qui annonce que huit pays européens acceptent le principe d'une "dissuasion avancée". En quelques années, le tabou est tombé — et avec lui, peut-être, une partie de la grammaire patiemment construite depuis 1945.
Pétrole : les leçons d’Ormuz
Depuis près de trois mois, le blocage du détroit d’Ormuz et le conflit États-Unis–Iran paralysent le marché mondial d'hydrocarbures. Quels nouveaux rapports de force émergent dans le Golfe, et quelles leçons l’Europe peut-elle tirer de sa dépendance au pétrole et au gaz ?
Un bilan (provisoire) de la guerre contre l’Iran
Le Collimateur se penche aujourd’hui sur la campagne menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran depuis la fin février, ses principales étapes et ses enseignements sur la puissance aérienne contemporaine, avec Jean-Christophe Noël et Elie Tenenbaum, auteurs d’un rapport récent pour l’IFRI, "La fureur tombée du ciel. Analyse stratégique de la campagne aérienne contre l’Iran".
Pouvoir d'achat : c'est la guerre !
Alban Mikoczy conclut cette édition de Sur le terrain avec une dernière partie consacrée aux conséquences économiques des tensions au Moyen-Orient, alors que la crise autour du détroit d’Ormuz continue de faire trembler les marchés mondiaux.
Le régime iranien face à ses guerres
Le Collimateur plonge aujourd’hui dans la structure et dans les dynamiques internes du régime iranien et sur sa confrontation avec Israël, avec Clément Therme (Université de Montpellier Paul-Valéry), chercheur associé au Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri et auteur de « Israël-Iran, la guerre idéologique » (Edition Tallandier).
Visite de Donald Trump en Chine, relation avec Xi Jinping
Décryptage de Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l'Ifri sur le sommet Xi-Trump à Pekin.
Faut-il avoir peur d'une guerre nucléaire ?
Le nucléaire est-il en train de redevenir l'arme centrale du XXIᵉ siècle ? Depuis l'invasion russe de l'Ukraine, la dissuasion nucléaire est redevenue un sujet du quotidien. Menaces russes plus ou moins voilées, frappes américaines et israéliennes contre les installations iraniennes, augmentation de l'arsenal chinois, et, côté français, ce discours d'Emmanuel Macron du 2 mars 2026, devant un sous-marin lanceur d'engins, qui annonce que huit pays européens acceptent le principe d'une "dissuasion avancée". En quelques années, le tabou est tombé — et avec lui, peut-être, une partie de la grammaire patiemment construite depuis 1945.
Guerre en Iran : enseignements militaires
Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker reçoit Élie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri, et Jean-Christophe Noël, ancien pilote de chasse et chercheur associé à l'Ifri. Ensemble, ils décryptent les leçons de ce conflit qui a transformé le Moyen-Orient entre le 28 février et le cessez-le-feu du 8 avril 2026.
Guerre au Moyen-Orient : fractures régionales, ondes de choc mondiales et fin de l'ancien ordre
Panel extrait de la World Policy Conference 2026, fondée et présidée par Thierry de Montbrial, président de l'Ifri, qui s'est tenue du 24 au 26 avril 2026 à Chantilly, France.
Conversation avec Nabil Fahmy, Secrétaire général désigné de la Ligue arabe – WPC 2026
Discussion entre Thierry de Montbrial, fondateur et président de la World Policy Conference et Nabil Fahmy qui prendra ses fonctions en tant que secrétaire général de la Ligue arabe au 1er juillet 2026.
Une conversation avec Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis
Dans un débat exceptionnel avec Thierry de Montbrial, Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis, partage son analyse de la guerre en cours avec Iran au Moyen-Orient.
La Chine : un acteur clé de la guerre au Moyen-Orient ?
Jeudi 16 avril 2026, la Chine affichait des résultats économiques déconcertants en temps d’incertitude, en pleine guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, avec un PIB en progression de 5 %.
Replay - Guerre au Moyen-Orient : quels scénarios après l’échec des négociations ?
Après l’échec des négociations entre Iraniens et Américains au Pakistan, Donald Trump a annoncé un blocus sur le détroit d’Ormuz, ce qui a eu pour effet immédiat de faire remonter le prix des hydrocarbures. La guerre au Moyen-Orient est entrée dans une nouvelle phase dont l’issue est incertaine.
Israël sort-il affaibli de la trêve entre les États-Unis et l’Iran ?
Après la trêve USA-Iran, Israël intensifie ses frappes au Liban malgré l’accord, révélant des tensions avec Washington. Exclu des négociations et engagé sur plusieurs fronts, Tel-Aviv voit sa marge d’action questionnée, tandis que la trêve pourrait peser sur la suite de son offensive.
L'Iran est-il sur le point d'avoir la bombe nucléaire ?
L’Iran peut-il encore obtenir l’arme nucléaire ? C’est quoi exactement le “seuil nucléaire” ? Mais où est caché l’uranium enrichi ? Et au fait, à quoi ça ressemble ?
La guerre à l'ère de l’intelligence artificielle
Plongez dans un débat autour de la question de la place prise par la technologie et notamment par l’intelligence artificielle dans les guerres d’aujourd’hui, en Ukraine, à Gaza, et désormais au Liban et Iran, que Donald Trump menace de détruire et de renvoyer à l’âge de pierre...
La troisième guerre du Golfe devient-elle mondiale ?
Depuis le 28 février et le déclenchement de l'opération américano-israélienne contre l'Iran, seize pays ont été frappés ou visés. Alors que le Pakistan tente de s'imposer en médiateur entre Téhéran et Washington, la question reste entière : jusqu'où cette guerre peut-elle s'étendre ?
"Le régime iranien attendait depuis très longtemps ce moment", auquel les États-Unis "n'étaient pas préparés"
Alors que les États-Unis et Israël semblent plus que jamais embourbés dans la guerre qu'ils ont lancée contre l'Iran, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri et Aysegul Sert, journaliste, livrent leur analyse.
Guerre au Moyen-Orient : quels effets de bord en Russie et en Asie ?
La guerre en cours au Moyen-Orient a de multiples impacts, notamment dans le domaine économique en raison de la flambée des prix des hydrocarbures. Comment ceci impacte-t-il les pays des BRICS, et plus spécifiquement, la Russie, la Chine et l’Inde ?
Ultimatum, négociations secrètes, menaces de bombardements: Donald Trump peut-il vraiment rouvrir le détroit d'Ormuz?
Négocier ou pas ? C'est la question qui agite le Moyen-Orient ce mardi 24 mars. Dans un changement de ton spectaculaire, Donald Trump a annoncé de “très bonnes négociations” avec un haut responsable iranien. Mais Téhéran dément catégoriquement : “aucune négociation n'a eu lieu”, affirme le président du Parlement iranien. Dans les coulisses, l'Égypte, Oman et la Turquie jouent les intermédiaires, mais les positions restent très éloignées : l'Iran veut des garanties de sécurité, Washington veut des avancées sur le nucléaire.
Iran : autopsie d'un régime qui bouge encore
Dans cet épisode enregistré le 20 mars 2026, Marc Hecker reçoit Sophia Mahroug, maître de conférences à la Sorbonne Abou Dhabi et auteure d'une thèse doublement primée sur le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
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