Ukraine : entre deux paix ?
Nous sommes rentrés dans le monde de la guerre. Politique étrangère propose dans un premier dossier un faisceau d’analyses permettant de mieux comprendre les dynamiques militaires et politiques à l’œuvre dans une Europe qui se rêvait hier en paix perpétuelle. L’affrontement direct entre Kiev et Moscou oppose deux systèmes militaires et de défense aux logiques, aux forces, aux faiblesses dissymétriques, que nous découvrons aussi au fil du conflit.
Et au-delà du conflit lui-même, peut-on déjà imaginer sur quel continent vivront demain les Européens ? Autrement dit, comment se figeront, s’organiseront une confrontation, une fracture, qui risquent de s’approfondir, de durer ? Et avec quelles conséquences économiques, en particulier dans le domaine clé, pour tous les acteurs du drame, des approvisionnements énergétiques ?
Soixante ans après son indépendance, et sous les discours de rite, l’Algérie ne vit pas le plus brillant de ses anniversaires. La faute à une stabilisation interne en trompe-l’œil : le Hirak a échoué à contraindre un système politique figé. Et à un environnement international inquiétant : dégradation des relations avec le Maroc, brouillard tunisien, chaos libyen, déstabilisation du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest… Par sa géographie et ses moyens, l’Algérie est d’évidence un acteur régional majeur. Le dossier que présente Politique étrangère explore l’énigme algérienne : le système politique peut-il perdurer sans heurt majeur ; comment Alger voit-elle son rôle dans sa périphérie ; et comment l’articuler avec celui d’autres acteurs, souvent extérieurs à la région ?
UKRAINE : ENTRE DEUX PAIX ?
Ukraine : comprendre la résistance, par Hervé Amiot
Guerre en Ukraine : Schumpeter au pays des Soviets ?, par Michel Goya
Une nouvelle architecture de sécurité pour l’Europe ?, par Dmitri Trenin
L’Europe centrale et orientale face au concept de zone d’influence, par Roman Kuzniar
Les conséquences de la guerre d’Ukraine pour le secteur de l’énergie, par Marc-Antoine Eyl-Mazzega
ALGÉRIE, DE L'INDÉPENDANCE AU HIRAK
Algérie : une restauration musclée, par Akram Belkaïd
L’Algérie à la recherche d’une diplomatie égarée, par Kader A. Abderrahim
Algérie et Maroc : deux visions géopolitiques et sécuritaires, par Riccardo Fabiani
Alger au Sahel : stabilité et sécurité, par Yahia H. Zoubir et Abdelkader Abderrahmane
L’Union européenne peut-elle apaiser les rapports Paris-Alger ?, par John O’Rourke
ACTUALITÉS
Influence et nuisance dans les relations internationales, par Pierre Buhler et Frédéric Charillon
Syrie : un conflit gelé en trompe-l’œil, par Fabrice Balanche
REPÈRES
La Chine et le concept de troisième pôle, par Olga V. Alexeeva et Frédéric Lasserre
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Découvrir toutes nos analysesEn attendant le retour de l'Etat...
L'échec de la coalition internationale en Afghanistan et les difficultés rencontrées par Paris et ses alliés au Sahel soulèvent nombre de questions sur l’ingénierie internationale imaginée depuis les années 1990 pour reconstruire ou renforcer les États « faillis ». L’association entre, d’une part, une opération militaire destinée à contenir ou affaiblir une insurrection et, d’autre part, une coopération internationale plus ou moins importante, destinée à renforcer ou redéployer l’État – l’ensemble constituant ce que les stratèges appellent une opération de « stabilisation » – n’a pas débouché sur la stabilité attendue. En Afghanistan comme au Mali, le lien direct postulé entre apaisement des tensions et délivrance de services publics n’est pas validé. Ni les Provincial Reconstruction Teams (PRT) afghanes ni les « colonnes foraines » accompagnées par Barkhane n’ont pu apaiser les conflits violents ou relégitimer l’État.
Gouvernance économique européenne : entre erreurs passées et promesses d'avenir
La crise de la zone euro avait marqué un véritable échec de la politique de l’Union européenne (UE), traduit en performances économiques médiocres et en érosion de sa légitimité politique dans les populations des États membres. La crise de la pandémie du Covid-19 a au contraire, après un flottement initial, montré toute sa réactivité, avec en particulier l’acceptation d’une dette commune. Ce nouveau départ de l’UE doit cependant être confirmé, à la fois politiquement et institutionnellement.
L’Union européenne, entre fragmentation et consolidation
L’Union européenne (UE) a géré avec succès les effets de la pandémie de Covid-19 et le Brexit a renforcé la cohésion de l’UE autour de l’axe franco-allemand. La confrontation sino-américaine favorise l’unité européenne au sein de l’alliance occidentale. Les controverses sur l’« illibéralisme » peuvent être vues comme une européanisation de la politique intérieure. Pour autant, il n’est pas évident que ces constats entraînent une modification substantielle de l’équilibre entre l’Union et ses États membres.
Après le Brexit et le Covid : quel avenir pour l’Europe ?
Les chocs du Brexit et de la pandémie de Covid-19 ont montré la résilience de la dynamique intégratrice de l’Union européenne – avec, en particulier, le plan Next Generation EU. Mais l’adoption de ce dernier a été difficile, et la pandémie a été aussi l’occasion de retours sur des initiatives purement nationales sur l’état de droit, la fermeture des frontières ou la vaccination. La Conférence sur l’avenir de l’Europe permettra-t-elle d’adopter les mutations constitutionnelles qui semblent s’imposer ?