Politique étrangère
Comment la technologie redessine l'ordre mondial
Le rôle central des technologies dans la compétition entre grandes puissances alimente une rivalité de plus en plus intense. Autour de l’Intelligence artificielle, les grandes entreprises gagnent un pouvoir inédit qui s’impose aux États et dans la conflictualité internationale elle-même. Les États ne sont pourtant pas dépourvus de moyens de régulation. Dans la compétition internationale, l’Europe dispose de cartes particulières, qu’elle doit jouer, au profit d’une coopération internationale à réinventer.
Une nouvelle voie pour l'Europe
La construction européenne est historiquement indissociable de la constitution, à la fin du second conflit mondial, d’un monde atlantique contrôlé par les États-Unis. Les élargissements successifs et la révision de la politique américaine mettent à bas les conceptions sur lesquelles s’est construite l’Union européenne depuis la chute de l’URSS. Il est sans doute temps de retrouver la voie d’ensembles plus divers, correspondant aux degrés d’engagement et aux intérêts des États du Vieux Continent.
Une capsule temporelle. Les aventures du futur en Russie
Dans ce numéro anniversaire exceptionnel, la rédaction de Politique étrangère a demandé à des écrivains français et internationaux d'imaginer, de penser le monde de demain. Au-delà des stratégies politiques et diplomatiques, que peuvent nous dire les créateurs de tous univers et de tous continents sur l'avenir du monde ? Mikhaïl Chichkine, écrivain russe, s'est prêté à l'exercice.
Économie internationale : la fin d'un monde ?
L’économie mondiale est devenue le champ privilégié d’affrontement des volontés de puissance d’un monde où l’entente, la coordination et le multilatéralisme concerté semblent durablement marginalisés. Dans cette logique éclatée, comment s’articuleront les stratégies américaine et chinoise ? L’Union européenne arrivera-t-elle à briser le cadre de ses références multi-décennales pour s’affronter aux concurrences nouvelles ? Et pourra-t-elle, comme d’autres, avec d’autres, intégrer le virage annoncé d’une économie de production vers une économie numérique, de l’information ? Et quel rôle joueront dans cette économie internationale en transition les institutions financières et, en particulier, les banques centrales ?
De Trump à Xi Jinping : la grande rupture de la mondialisation
La politique commerciale de la seconde administration Trump constitue une rupture avec les engagements internationaux des États-Unis et un séisme pour le système commercial multilatéral. Son effet déstabilisant est renforcé par les excédents commerciaux démesurés de la Chine, qui ont doublé depuis la crise sanitaire de 2020. Nous entrons dans une nouvelle ère marquée par une érosion des normes au profit de logiques transactionnelles. Pour l'Europe, le défi est de taille.
Révolution numérique, chambardement économique
La révolution numérique bouleverse l'économie, dans la mesure où ses effets s'étendent bien au-delà du secteur numérique lui-même. En effet, elle transforme la manière même dont on conçoit la création de valeur. L'Intelligence artificielle constitue une nouvelle étape qui nécessite des capacités d'investissement colossales dans des infrastructures physiques comme les data centers. L'Europe n'a pas su saisir à temps l'ampleur de ces changements, mais elle dispose tout de même de certains atouts.
L’aide publique au développement à l’ère de la démondialisation
L'aide publique au développement connaît depuis 2023 un effondrement, tant en Europe qu'aux États-Unis. Le choc affecte les pays en développement mais aussi les pays industrialisés. Critique à la fois au Nord et au Sud, l'aide au développement doit se redéfinir, dans ses objectifs et dans ses méthodes. Elle pourrait ainsi s'adapter à une configuration internationale où les principaux acteurs – États-Unis, Union européenne, Chine, pays arabes – adoptent de nouvelles postures.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.