Iran
Les opérations militaires conjointes menées par les États-Unis et Israël du 28 février 2026 ont provoqué la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, et déclenché des représailles massives dans le Golfe. L'Ifri analyse les implications stratégiques de ce basculement : si le régime vacille, un changement durable nécessiterait un soutien au sol et une mobilisation populaire soutenue par une partie de l'appareil sécuritaire. Entre escalade militaire, menace de blocage du détroit d'Ormuz et risque terroriste international, le Moyen-Orient fait face à une instabilité sans précédent qui menace l'équilibre de toute la péninsule arabique et du Proche-Orient.
Sujets liés
Les pays du Golfe et Israël : une convergence d’intérêts ?
Après des décennies d’opposition, Israël et les pays du Golfe se sont rapprochés depuis les années 2000 puis après les Printemps arabes. Israéliens, Saoudiens et Émiriens partagent une obsession anti-Frères musulmans et contre le programme nucléaire et l’expansion régionale de Téhéran. Leur entente, de plus en plus visible, se développe sous le signe du relatif retrait régional des États-Unis, et d’un « plan de paix » conforme aux intérêts israéliens, et ignorant dangereusement la question palestinienne.
La stratégie régionale de l’Iran : entre Realpolitik et révolution
L’Iran est engagé dans différents conflits régionaux. L’influence de Téhéran est de plus en plus contestée par des mouvements nationalistes, comme l’illustrent les manifestations anti-iraniennes en Irak. La population iranienne est elle aussi de plus en plus critique à l’égard de la stratégie régionale de ses dirigeants. Ces derniers sont d’ailleurs divisés : le président Rohani fait figure de pragmatique, tandis que le Guide suprême cherche avant tout à préserver l’héritage de la révolution islamique.
Moyen-Orient : Marco Rubio exclut tout péage sur le détroit d'Ormuz devant des pays du Golfe rendus méfiants
En tournée au Moyen-Orient, le chef de la diplomatie américaine a voulu rassurer des alliés bien malmenés par la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. Mais il n'a pas abordé le sujet de la reconstruction.
Clément Therme : « Il existe une ambiguïté autour de l’interprétation des termes du “mémorandum d’entente”, notamment en ce qui concerne le dossier libanais »
Le chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), Clément Therme, évoque une ambiguïté autour de l’interprétation des clauses du “mémorandum d’entente”, notamment concernant le dossier libanais, la manière dont sont gérées les négociations en Suisse et les communications avec les centres de décision à Washington et à Téhéran. Il soulève également des questions sur la volonté des États-Unis de transférer des fonds à l’Iran en échange du respect de ses engagements.
Replay - Accord États-Unis/Iran : impacts et limites
Un accord intérimaire de 60 jours prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz, un plan de reconstruction de l'Iran à hauteur de 300 milliards de dollars, la reprise des exportations pétrolières iraniennes et le dégel de ses avoirs, soutenu par une résolution contraignante de l'ONU.
Accord entre les Etats-Unis et l’Iran : « au Moyen-Orient, les paramètres bougent de façon spectaculaire »
Dans une tribune au « Monde », Dorothée Schmid, responsable du Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri, souligne combien les cartes et les rôles sont totalement redistribués, alors qu’un accord entre Téhéran et Washington doit être conclu le 19 juin.
Moyen-Orient : un accord de paix encore incertain malgré les déclarations de Trump
La conclusion d’un accord entre Washington et Téhéran serait une bonne nouvelle pour l’économie mondiale. Mais il n’apaisera pas les tensions qui menacent la stabilité de la région, et que la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a encore aggravées.
Iran / USA : enfin la paix ?
Laurence Nardon, responsable du programme Amériques de l’Ifri, était l’invitée de l’émission "Quotidien" sur TMC, le 15 juin 2026. Elle y analyse la signature de l’accord entre les États-Unis et l’Iran et ses implications pour la politique étrangère américaine.
L'accord entre les États-Unis et l'Iran vu par des spécialistes
Quel accord entre les États-Unis et l'Iran ? Dorothée SCHMID, directrice du programme Turquie/Moyen-Orient à l'Ifri et Karim Emile BITAR, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste du Moyen-Orient et de la politique étrangère des États-Unis.
« Nous sommes encore dans la trêve armée » : la sortie de crise au Proche-Orient analysée par un expert de l’Iran
Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Clément Therme enseigne à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Dans son dernier ouvrage, « Iran-Israël, la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (Tallandier), l’historien livre une analyse très utile pour saisir les enjeux de la « confrontation existentielle » entre la République islamique et le « grand satan » américain. Et dissiper un peu le brouillard qui entoure les discussions actuelles pour régler la crise d’Ormuz.
Le Liban, terre d'affrontement entre l'Arabie Saoudite et l'Iran
L'Arabie Saoudite cherche depuis des années à contrer l'influence de l'Iran au Liban. Jusqu'alors, les efforts de Riyad n'ont guère été couronnés de succès, la mainmise du Hezbollah – principal allié de Téhéran – ne faisant que se renforcer. Les élections législatives de mai 2022 ont abouti à un résultat contrasté pour les Saoudiens. Le camp pro-iranien a perdu sa majorité, mais il a néanmoins réussi à faire élire le président du Parlement. Un nouveau blocage des institutions menace.
La base et les élites MAGA face à l’opération Epic Fury. Le soutien au président tiendra-t-il dans la durée ?
Depuis la fin du mois de février, le Moyen-Orient est de nouveau déchiré par la guerre, à la suite de la vaste offensive aérienne menée conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran. L’opération, baptisée Epic Fury, a notamment permis, dès le premier jour, l’élimination de dizaines de hauts responsables iraniens.
Téhéran-Washington, 1979-2025. Le grand Satan à l'épreuve de la révolution islamique
La Révolution islamique de 1979 a remplacé une monarchie pro-occidentale par un régime théocratique déterminé à s’opposer l’influence américaine au Moyen-Orient. Les relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran ont dès lors été marquées par une méfiance réciproque, des divergences idéologiques et des rivalités géopolitiques.
Les tentations nucléaires de l'Arabie saoudite
L'intégration de l'Arabie saoudite sur la scène internationale et la stabilité régionale, notamment grâce à la réduction de sa dépendance aux énergies fossiles, sont des éléments essentiels à la réussite de la Vision 2030 du Royaume, la priorité absolue du prince héritier. Cependant, les déclarations de Mohammed ben Salmane en 2018 et 2021, indiquant que « si l'Iran développe une bombe nucléaire, nous ferons de même dès que possible », combinées aux récentes frappes contre des installations nucléaires iraniennes clés, ne présagent rien de bon pour l'avenir du Royaume, de la région et du régime de non-prolifération dans son ensemble.
Turquie 2050 : trajectoire économique ; immigration ; Turquie-Iran
Repères sur la Turquie n° 31 - Le programme « Turquie 2050 » développe une analyse prospective sur les thèmes de la diplomatie, de la politique intérieure et de l’économie turques afin d’y anticiper les dynamiques des trente prochaines années.
L’Iran face à ses limites : 10 points sur les causes structurelles d’une cassure tactique
Proxies régionaux. Soutien de Moscou. Latence nucléaire. Dissuasion balistique. L’équilibre sur lequel Téhéran avait bâti sa doctrine a chancelé — avec une rapidité impressionnante. Une semaine après l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, il est possible de dresser un bilan détaillé des raisons structurelles qui ont permis à Tel Aviv de déjouer les plans de la République islamique et de dégager des perspectives.
Israël-Iran : la guerre de trop ?
Soutenue par les États-Unis, et non condamnée par les pays européens, la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran ne peut qu’ajouter du chaos au chaos : au Moyen-Orient, en nourrissant les haines des populations victimes de l’hubris guerrier d’Israël, et au-delà, en confirmant la marche vers un monde où la force prévaut sur le droit.
Les think tanks américains sous Trump 2. Le "blob" en péril ?
Principalement voués aux questions de politique étrangère, les think tanks de Washington jouent un rôle clé de réflexion et d’expertise au service du gouvernement fédéral, auquel ils fournissent par ailleurs des cadres d’élite à l’occasion des alternances politiques. Le trumpisme vient aujourd’hui en bousculer les codes et le fonctionnement.
Les négociations États-Unis/Iran sur le nucléaire : les limites de la méthode Trump
Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, Israël a bombardé des cibles militaires et nucléaires en Iran, manifestant son impatience et son intransigeance devant la nucléarisation de la République islamique.
L'impossible gestion de la diversité en Irak
Éclaté entre logiques chiites, sunnites et kurdes, le système irakien ne peut trouver en soi la force de se réformer. Il fonctionne ainsi sous influences extérieures, des puissances globales (États-Unis) ou régionales (Iran, Turquie…). Les pays arabes, et particulièrement l'Arabie Saoudite, semblent vouloir renouer avec le pays ; et l'Union européenne développer une stratégie repensée. Ces parrainages pourraient favoriser un équilibre interne permettant à l'Irak d'éloigner le spectre de la guerre civile.
Paix entre l'Iran et les États-Unis : un accord de papier ?
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord le 15 juin 2026. Il doit encore être signé, a priori en Suisse le 19 juin 2026, en présence du vice-président J. D. Vance et peut-être aussi de Donald Trump.
L'accord entre les États-Unis et l'Iran vu par des spécialistes
Quel accord entre les États-Unis et l'Iran ? Dorothée SCHMID, directrice du programme Turquie/Moyen-Orient à l'Ifri et Karim Emile BITAR, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste du Moyen-Orient et de la politique étrangère des États-Unis.
Iran / USA : enfin la paix ?
Laurence Nardon, responsable du programme Amériques de l’Ifri, était l’invitée de l’émission "Quotidien" sur TMC, le 15 juin 2026. Elle y analyse la signature de l’accord entre les États-Unis et l’Iran et ses implications pour la politique étrangère américaine.
Moyen-Orient : un accord de paix encore incertain malgré les déclarations de Trump
La conclusion d’un accord entre Washington et Téhéran serait une bonne nouvelle pour l’économie mondiale. Mais il n’apaisera pas les tensions qui menacent la stabilité de la région, et que la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a encore aggravées.
« Nous sommes encore dans la trêve armée » : la sortie de crise au Proche-Orient analysée par un expert de l’Iran
Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Clément Therme enseigne à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Dans son dernier ouvrage, « Iran-Israël, la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (Tallandier), l’historien livre une analyse très utile pour saisir les enjeux de la « confrontation existentielle » entre la République islamique et le « grand satan » américain. Et dissiper un peu le brouillard qui entoure les discussions actuelles pour régler la crise d’Ormuz.
Guerre au Moyen-Orient : "Les objectifs d'Israël et des États-Unis sont en train de diverger" dit le directeur de l'Ifri
Thomas Gomart, historien et directeur de l'Ifri, Amy Greene, politiste et spécialiste des États-Unis, experte associée à l'Institut Montaigne, décryptent l'évolution de la guerre au Moyen-Orient avec, notamment, la reprise des frappes entre Israël et l'Iran dimanche dernier.
Iran : répression intérieure et contournement extérieur
Clément Therme est l’auteur de « Iran-Israël : la guerre idéologique » (éditions Tallandier) et répond ici aux questions de La Revue Civique. Chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’IFRI (institut français des relations internationales) et chercheur non-résident à l’Institut international d’études iraniennes (Rasanah), il est également membre du CETOBAC à l’EHESS et chercheur associé au Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales (CRISES), chargé de cours à l’Université de Montpellier Paul-Valéry et à Sciences Po Paris.
Un bilan (provisoire) de la guerre contre l’Iran
Le Collimateur se penche aujourd’hui sur la campagne menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran depuis la fin février, ses principales étapes et ses enseignements sur la puissance aérienne contemporaine, avec Jean-Christophe Noël et Elie Tenenbaum, auteurs d’un rapport récent pour l’IFRI, "La fureur tombée du ciel. Analyse stratégique de la campagne aérienne contre l’Iran".
Guerre au Moyen-Orient : « En frappant l’Iran malgré les négociations, Trump a clarifié la nature de la puissance américaine »
Washington a annoncé avoir frappé des sites de missiles iraniens, malgré d’apparents progrès dans les négociations. L’administration Trump juge que la diplomatie ne peut fonctionner que si elle s’accompagne d’une menace d’un recours à la force, éclaire le chercheur Clément Therme.
Pouvoir d'achat : c'est la guerre !
Alban Mikoczy conclut cette édition de Sur le terrain avec une dernière partie consacrée aux conséquences économiques des tensions au Moyen-Orient, alors que la crise autour du détroit d’Ormuz continue de faire trembler les marchés mondiaux.
Guerre au Moyen-Orient : fractures régionales, ondes de choc mondiales et fin de l'ancien ordre
Panel extrait de la World Policy Conference 2026, fondée et présidée par Thierry de Montbrial, président de l'Ifri, qui s'est tenue du 24 au 26 avril 2026 à Chantilly, France.
Une conversation avec Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis
Dans un débat exceptionnel avec Thierry de Montbrial, Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis, partage son analyse de la guerre en cours avec Iran au Moyen-Orient.
La Chine : un acteur clé de la guerre au Moyen-Orient ?
Jeudi 16 avril 2026, la Chine affichait des résultats économiques déconcertants en temps d’incertitude, en pleine guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, avec un PIB en progression de 5 %.
Replay - Guerre au Moyen-Orient : quels scénarios après l’échec des négociations ?
Après l’échec des négociations entre Iraniens et Américains au Pakistan, Donald Trump a annoncé un blocus sur le détroit d’Ormuz, ce qui a eu pour effet immédiat de faire remonter le prix des hydrocarbures. La guerre au Moyen-Orient est entrée dans une nouvelle phase dont l’issue est incertaine.
L'Iran est-il sur le point d'avoir la bombe nucléaire ?
L’Iran peut-il encore obtenir l’arme nucléaire ? C’est quoi exactement le “seuil nucléaire” ? Mais où est caché l’uranium enrichi ? Et au fait, à quoi ça ressemble ?
La troisième guerre du Golfe devient-elle mondiale ?
Depuis le 28 février et le déclenchement de l'opération américano-israélienne contre l'Iran, seize pays ont été frappés ou visés. Alors que le Pakistan tente de s'imposer en médiateur entre Téhéran et Washington, la question reste entière : jusqu'où cette guerre peut-elle s'étendre ?
Pétrole, répercussions, diplomatie... : l'Asie face à la guerre d'Iran
Cette semaine, dans Le Club - Le Figaro International, Philippe Gélie et ses invités débattent de l'Asie où les répercussions de la guerre d'Iran sont considérables.
"Le régime iranien attendait depuis très longtemps ce moment", auquel les États-Unis "n'étaient pas préparés"
Alors que les États-Unis et Israël semblent plus que jamais embourbés dans la guerre qu'ils ont lancée contre l'Iran, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri et Aysegul Sert, journaliste, livrent leur analyse.
Vladimir Poutine est-il le grand gagnant de la guerre au Moyen-Orient ?
Dans le conflit en Ukraine, une offensive de printemps est actuellement évoquée. L’une des attaques les plus massives depuis le début de la guerre s’est déroulée hier, mardi 24 mars : en 24 heures plus de mille drones russes ont été lancés en Ukraine. Moscou profite-t-il d’une attention occidentale focalisée sur le conflit au Moyen-Orient ?
Guerre au Moyen-Orient : quels effets de bord en Russie et en Asie ?
La guerre en cours au Moyen-Orient a de multiples impacts, notamment dans le domaine économique en raison de la flambée des prix des hydrocarbures. Comment ceci impacte-t-il les pays des BRICS, et plus spécifiquement, la Russie, la Chine et l’Inde ?
Ultimatum, négociations secrètes, menaces de bombardements: Donald Trump peut-il vraiment rouvrir le détroit d'Ormuz?
Négocier ou pas ? C'est la question qui agite le Moyen-Orient ce mardi 24 mars. Dans un changement de ton spectaculaire, Donald Trump a annoncé de “très bonnes négociations” avec un haut responsable iranien. Mais Téhéran dément catégoriquement : “aucune négociation n'a eu lieu”, affirme le président du Parlement iranien. Dans les coulisses, l'Égypte, Oman et la Turquie jouent les intermédiaires, mais les positions restent très éloignées : l'Iran veut des garanties de sécurité, Washington veut des avancées sur le nucléaire.
Le nucléaire israélien est-il un sujet tabou ?
Samedi 21 mars 2026, un missile balistique iranien a frappé un quartier résidentiel de Dimona, en Israël. Le bilan s'élève à des dizaines de blessés. Au-delà de l'attaque, l'Iran met en garde le gouvernement de Benyamin Nétanyahou, et souligne sa capacité à frapper le programme nucléaire israélien.
Iran : autopsie d'un régime qui bouge encore
Dans cet épisode enregistré le 20 mars 2026, Marc Hecker reçoit Sophia Mahroug, maître de conférences à la Sorbonne Abou Dhabi et auteure d'une thèse doublement primée sur le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
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