Sécurité - Défense
Sous l’effet de la compétition stratégique mondiale, les enjeux de sécurité et de défense sont marqués par le retour des guerres majeures et de la dissuasion nucléaire, la transformation du terrorisme et la course aux technologies militaires.
Sujets liés
L'accord entre les États-Unis et l'Iran vu par des spécialistes
Quel accord entre les États-Unis et l'Iran ? Dorothée SCHMID, directrice du programme Turquie/Moyen-Orient à l'Ifri et Karim Emile BITAR, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste du Moyen-Orient et de la politique étrangère des États-Unis.
L’Iran face à la recomposition de son environnement régional. Entre survie du régime et isolement stratégique
La guerre de quarante jours déclenchée le 28 février 2026 par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran a ouvert une nouvelle phase dans l’histoire des relations entre la République islamique et ses voisins. Si le régime a démontré une capacité de résilience face à une campagne militaire d’une ampleur inédite depuis la guerre Iran-Irak (1980-1988), sa survie ne doit pas être confondue avec une victoire stratégique. Comme le révèle la séquence actuelle, la République islamique conserve une capacité de nuisance importante mais voit simultanément se réduire ses réseaux d’influence au Moyen-Orient, ses coopérations économiques dans la zone et les acquis diplomatiques de l’accord de mars 2023, conclu avec l’Arabie saoudite, sous l’égide de la Chine.
En marge du G7, un chemin semé d’embûches pour encadrer l’usage de l’IA militaire
Alors que les principaux responsables de la tech mondiale figurent parmi les invités d’honneur du G7, qui se tient à Evian (Haute-Savoie), sur les rives du lac Léman, du lundi 15 au mercredi 17 juin, les Nations unies (ONU) organisent non loin de là, à Genève (Suisse), trois jours de consultation aux mêmes dates sur un dossier aux contours embryonnaires : l’encadrement des usages de l’intelligence artificielle (IA) à des fins militaires. Un hasard du calendrier dont beaucoup espèrent qu’il sera l’occasion d’avancées en la matière, souvent parues illusoires jusqu’à présent.
Moyen-Orient : un accord de paix encore incertain malgré les déclarations de Trump
La conclusion d’un accord entre Washington et Téhéran serait une bonne nouvelle pour l’économie mondiale. Mais il n’apaisera pas les tensions qui menacent la stabilité de la région, et que la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a encore aggravées.
« Nous sommes encore dans la trêve armée » : la sortie de crise au Proche-Orient analysée par un expert de l’Iran
Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Clément Therme enseigne à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Dans son dernier ouvrage, « Iran-Israël, la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (Tallandier), l’historien livre une analyse très utile pour saisir les enjeux de la « confrontation existentielle » entre la République islamique et le « grand satan » américain. Et dissiper un peu le brouillard qui entoure les discussions actuelles pour régler la crise d’Ormuz.
Au sommet du G7, la Chine dans toutes les têtes
Préférer avec Pékin la coopération à la confrontation : Emmanuel Macron entend donner un nouvel élan aux relations entre le G7 et la Chine, au centre des déséquilibres économiques mondiaux qui seront débattus au sommet à Évian.
L'Europe a une "génération de retard sur sa dépense militaire", affirme Thomas Gomart, directeur de l'Ifri
Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, a participé le 12 juin 2026 à la table ronde "La souveraineté à l'épreuve du chaos mondial" organisé par La Tribune, dans le cadre du "Paris Air Forum 2026". Une journée de conférences plénières et de tables rondes thématiques.
"La France est la seule équipe en Europe qui peut produire un avion de chasse" : un nouveau Rafale ? Un Scaf français ? Quel sera l'avion qui arrivera en 2040 ?
Malgré l'échec des discussions avec l'Allemagne sur l'avion de combat du futur, la ministre des Armées Catherine Vautrin maintient ce mercredi l'objectif d'un successeur du Rafale "à horizon 2040".
Nation-cadre : défi européen et ambition française
Apparu au début des années 2000, le concept de nation-cadre obéit à différentes logiques, qu’il s’agisse d’assumer le leadership d’une opération militaire, de diriger un projet capacitaire commun ou de commander une structure de forces permanente. Dans tous les cas, le pays qui assume ce rôle entend bien y trouver un surcroît d’influence politico-militaire.
SCAF : après l’abandon du projet d’avion de chasse, les perspectives limitées de la coopération de défense franco-allemande
L’officialisation, lundi, de la fin du projet d’appareil de combat porté par la France et l’Allemagne autour d’Airbus et de Dassault permet aux deux Etats d’aller de l’avant. Mais la plupart des projets envisagés, plus modestes, demeurent flous.
Iran : répression intérieure et contournement extérieur
Clément Therme est l’auteur de « Iran-Israël : la guerre idéologique » (éditions Tallandier) et répond ici aux questions de La Revue Civique. Chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’IFRI (institut français des relations internationales) et chercheur non-résident à l’Institut international d’études iraniennes (Rasanah), il est également membre du CETOBAC à l’EHESS et chercheur associé au Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales (CRISES), chargé de cours à l’Université de Montpellier Paul-Valéry et à Sciences Po Paris.
Ottawa-Berlin-Paris : un alignement des planètes dans un contexte international dégradé ?
Depuis quelques mois on note un rapprochement entre le Canada et l’Europe, l’occasion de se pencher avec vous sur les relations entre Ottawa, Berlin et Paris. Marie Krpata, chercheuse au Cerfa répond aux questions de Laurent Pététin.
Guerre au Moyen-Orient : "Les objectifs d'Israël et des États-Unis sont en train de diverger" dit le directeur de l'Ifri
Thomas Gomart, historien et directeur de l'Ifri, Amy Greene, politiste et spécialiste des États-Unis, experte associée à l'Institut Montaigne, décryptent l'évolution de la guerre au Moyen-Orient avec, notamment, la reprise des frappes entre Israël et l'Iran dimanche dernier.
Quand la Fifa dessine une tactique pour Gaza
Des terrains de foot flambants neufs surgissant des décombres de Gaza : c’est la mise en scène imaginée dans la vidéo de partenariat entre la Fifa et le Conseil de la paix de Donald Trump. Derrière ce décor, dont les Gazaouis ont été effacés, d’autres enjeux se devinent.
Les grandes puissances sont de retour
Comment interpréter historiquement les guerres actuelles en Ukraine, en Iran ou au Liban ? Comment analyser les conflits au Soudan, entre le Pakistan et l’Inde ou en Irak ? Les commentateurs évoquent volontiers un retour de la guerre. Avec la fin de la Guerre froide, le paradigme qui a dominé les relations internationales a insisté sur les facteurs de contournement ou de retournement de l’État, souvent présenté comme un héritage westphalien dépassé.
Évolution stratégique du soutien apporté par l'OTAN à l'Ukraine : une étude des initiatives NSATU et PURL
Cette étude analyse une transformation majeure du soutien pratique de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à l’Ukraine, marquée par la création de la mission NATO Security Assistance and Training for Ukraine (NSATU) et du mécanisme de financement Prioritized Ukraine Requirements List (PURL).
Céline Pajon : « Pékin entend discréditer le Japon et imposer le récit d’un pays renouant avec un militarisme agressif »
Les accusations brandies par la Chine de Xi Jinping contre le gouvernement de Sanae Takaichi visent à dénigrer Tokyo et ses projets défensifs dans un environnement sécuritaire de plus en plus dégradé, détaille la chercheuse Céline Pajon.
Un bilan (provisoire) de la guerre contre l’Iran
Le Collimateur se penche aujourd’hui sur la campagne menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran depuis la fin février, ses principales étapes et ses enseignements sur la puissance aérienne contemporaine, avec Jean-Christophe Noël et Elie Tenenbaum, auteurs d’un rapport récent pour l’IFRI, "La fureur tombée du ciel. Analyse stratégique de la campagne aérienne contre l’Iran".
La politique allemande envers Israël : dépassée depuis le 7 Octobre
Peu de pays ont été aussi profondément affectés par les attaques du 7 octobre et la guerre à Gaza qui a suivi que l’Allemagne. Il ne s’agit pas simplement d’une controverse politique. Cela reflète un problème structurel plus profond : la politique allemande envers Israël repose depuis longtemps sur deux principes directeurs, une responsabilité historique particulière à l’égard d’Israël, héritée de l’Holocauste, et un engagement ferme en faveur de normes universalistes, avant tout le droit international et les droits de l’homme.
"Chaque fois qu'il a envahi son voisin, ça s'est mal terminé" : pourquoi Israël accélère son offensive au Liban
L'incursion militaire la plus profonde depuis 26 ans. Israël a ordonné, lundi 1ᵉʳ juin, des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah pro-iranien, intensifiant ainsi son offensive terrestre au Liban. Le bilan est lourd : depuis le 2 mars, plus de 3 412 personnes ont été tuées au Liban et plus d'un million de déplacés, selon Beyrouth. Le bilan est de 26 morts côté israélien, 25 soldats et un contractuel civil. Interrogé par TF1info, l'ancien diplomate et conseiller à l'Ifri Denis Bauchard explique pourquoi Israël "s'enlise" dans cette offensive.
Lance-roquettes multiples, une dépendance européenne historique et durable ?
Le conflit en Ukraine a souligné le rôle des lance-roquettes multiples (LRM) dans un conflit moderne, notamment en l’absence de supériorité aérienne empêchant les frappes dans la profondeur air-sol. De son côté, le parc de LRM européen se partage entre une minorité de plateformes occidentales à longue portée acquises à la fin de la guerre froide et une majorité de plateformes de conception soviétique ou post-soviétique axées sur la saturation à courte portée.
Vers une nouvelle maîtrise des armements ? Défis et opportunités de l’expiration de New START
Signé en 2010 entre Barack Obama et Dmitri Medvedev pendant une période de détente entre les deux grandes puissances, New START (New Strategic Arms Reduction Treaty) devrait – sauf revirement de dernière minute – expirer le 5 février 2026. Héritier des grands traités de réduction des armements stratégiques de la guerre froide entre l’URSS et les États-Unis, ce traité a permis de réduire les arsenaux nucléaires russes et américains de plus de 30 % par rapport au début du XXIe siècle, en instaurant des limites quantitatives sur le nombre de têtes nucléaires stratégiques déployées – c’est-à-dire immédiatement utilisables – et des mécanismes de transparence et de vérification mutuelles.
L’autonomisation dans le milieu sous-marin : une révolution sans limite ?
L’un des facteurs stratégiques déterminants de la guerre russo-ukrainienne en cours est le recours massif à des capacités dronisées, aériennes mais aussi maritimes et terrestres, qui révolutionnent la physionomie du champ de bataille. Pour autant, force est de constater qu’une partie significative de ces drones est encore télépilotée, téléopérée ou encore télésupervisée, attestant du fait que l’autonomisation des capacités militaires est encore en gestation.
La politique russe de recrutement de combattants et d’ouvrières en Afrique subsaharienne
La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022, s’est rapidement internationalisée. La Russie et l’Ukraine se sont très vite efforcées de mobiliser leurs alliés afin d’obtenir un soutien politique et diplomatique, ainsi que des ressources militaires et économiques. Mais les deux belligérants ont aussi cherché à recruter des étrangers à titre privé pour soutenir leurs efforts de guerre respectifs. Cette politique est globale et s’étend de l’Amérique latine à l’Extrême-Orient. L’Afrique subsaharienne, dans ce panorama, présente un intérêt particulier car elle constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone conjugués à un important désir d’émigration.
Les narratifs spatiaux. Enjeux stratégiques et perspective européenne
Les récits que les puissances construisent autour de l’espace jouent aujourd’hui un rôle déterminant dans leur stratégie. Aux États-Unis, la référence à la frontière et à la destinée manifeste continue de structurer un narratif d’expansion, où l’exploration spatiale incarne la vocation nationale à repousser les limites et à maintenir une excellence technologique. En Russie, le spatial demeure un instrument central de puissance et de prestige, hérité de l’époque soviétique mais désormais réorienté par un récit privilégiant la militarisation. La Chine inscrit son « rêve spatial » dans un projet de renaissance nationale : ses réussites technologiques et scientifiques deviennent les vecteurs de son nouveau statut international. D’autres acteurs, comme l’Inde, le Japon ou les Émirats arabes unis, mobilisent l’espace pour affirmer leur modernité, renforcer leur autonomie ou projeter un leadership régional.
Le robot est-il un adversaire comme un autre ?
Chapitre d'ouvrage rédigé par Laure de Roucy-Rochegonde, paru dans l'ouvrage collectif "Jamais sans mon ennemi?" chez Gallimard (2025).
Char de combat : obsolescence ou renaissance ?
Depuis février 2022, les forces russes et ukrainiennes ont perdu plus de 5 000 chars de combat, un volume très supérieur à l’ensemble du parc européen actuel. Fer de lance de la doctrine soviétique dont sont issus les deux belligérants, le char a été déployé en grand nombre et s’est avéré être une cible de choix pour des drones devenus de plus en plus nombreux et efficaces au fil des mois. Le grand nombre de vidéos de frappes de drone contre des chars a d’ailleurs poussé un certain nombre d’observateurs à conclure, une fois de plus, à l’obsolescence de ceux-ci sur un champ de bataille moderne. Cette approche doit être nuancée par une étude plus fine des pertes, les drones n’étant que rarement à l’origine de la perte elle-même causée par la conjugaison de plusieurs facteurs comme les mines, l’artillerie ou d’autres armes antichar.
Cambodge-Thaïlande : un accord de paix en trompe-l’oeil
Après le Moyen-Orient, Donald Trump a vu en Asie du Sud-Est une nouvelle opportunité de consolider son image de président faiseur de paix. Confirmée à la dernière minute par la Maison-Blanche, sa participation au sommet de l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) a ainsi été conditionnée à l’organisation en grande pompe d’une cérémonie de signature d’un accord de paix entre le Cambodge et la Thaïlande.
Europe-Russie : évaluation des rapports de force
Les pays européens ne peuvent plus éluder la « question russe » car la Russie a choisi la guerre. Ils disposent du potentiel nécessaire, c’est-à-dire des moyens économiques, des compétences militaires et du savoir-faire technologique pour faire face à la Russie d’ici 2030 à condition de faire preuve de volonté politique.
Un an de présidence Prabowo : entre populisme économique et reflux démocratique
Élu à presque 60 % des suffrages en février 2024, Prabowo Subianto est officiellement devenu le huitième président de la République indonésienne le 20 octobre 2024. Adoubé par son prédécesseur et ancien rival, Joko « Jokowi » Widodo, porté par une immense popularité, en particulier auprès de la jeunesse, le nouveau chef de l’État n’a pas tardé à mettre en œuvre son programme pour une « Indonésie qui avance » (Indonesia Maju).
Guerre en Iran : « On pourrait aboutir à une situation de ''ni paix, ni guerre''»
Et si la guerre en Iran ne se terminait pas vraiment ? Depuis le début des frappes, six paradoxes ont mis à mal les certitudes des stratèges occidentaux, du mythe de la supériorité militaire à l'illusion de la démondialisation, analyse Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri.
Pourquoi le traumatisme du SCAF va peser longtemps sur la relation franco-allemande
L'avion de combat restera un symbole durable des difficultés de la France et de l'Allemagne à travailler ensemble. Son abandon va renforcer les préjugés entre les deux pays et imposer d'enchaîner très vite une nouvelle séquence.
En Europe, la crainte du retour de l’Allemagne comme puissance militaire
En prévoyant de consacrer 3,5 % de son produit intérieur brut à sa défense d’ici à 2029, Berlin répond aux attentes de ses alliés, qui somment le pays depuis des années de prendre davantage ses responsabilités sur la scène internationale. Mais ce réarmement ravive de vieilles peurs, notamment en France, en Italie et en Pologne.
Sommet de l'OTAN à Ankara : la Turquie d'Erdogan au cœur d'une Alliance fracturée
Ce 6 juillet 2026 à Ankara, l'OTAN tente d'afficher son unité, mais les divisions transatlantiques et le rapprochement entre Donald Trump et Recep Tayyip Erdoğan pèsent déjà sur les débats… Face à l'élargissement des défis stratégiques de l'OTAN, l'unité de l'Alliance tiendra-t-elle ?
La Chine teste un missile intercontinental, le Pacifique s’inquiète
Pékin a mené ce lundi 6 juillet son premier tir depuis un sous-marin lanceur d’engins depuis 1982. Cette démonstration de ses capacités de dissuasion nucléaire envoie un signal aux Etats-Unis, mais aussi aux pays du Pacifique sud où le missile est probablement tombé.
Comment la France mène la lutte contre la flotte fantôme russe
Marine nationale, préfecture maritime et justice cherchent à entraver le trafic de navires vétustes au service de l’effort de guerre russe.
La Turquie demande d’intégrer les structures européennes de défense, malgré les réticences de l’UE
À une semaine du sommet de l’Otan qui aura lieu à Ankara les 7 et 8 juillet, le président turc Recep Tayyip Erdogan demande à ses alliés européens la levée des restrictions sur l'industrie de défense turque et une intégration institutionnelle dans l'architecture européenne de défense. Il s’agit d’une requête récurrente de la Turquie ces dernières années, mais elle se heurte à la réticence de ses alliés.
La péninsule de Crimée: le talon d'Achille de Moscou
La défense anti-aérienne russe a abattu 660 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi 26 juin, a annoncé le ministère de la Défense à Moscou. Un des nombres les plus élevés depuis le début du conflit et en particulier au-dessus de la péninsule de Crimée annexée. Depuis plusieurs mois, les forces ukrainiennes ciblent la péninsule et l’isolent méthodiquement. La Crimée, pièce centrale du dispositif militaire russe, est en passe de devenir le talon d’Achille de Moscou.
Moyen-Orient : Marco Rubio exclut tout péage sur le détroit d'Ormuz devant des pays du Golfe rendus méfiants
En tournée au Moyen-Orient, le chef de la diplomatie américaine a voulu rassurer des alliés bien malmenés par la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. Mais il n'a pas abordé le sujet de la reconstruction.
Clément Therme : « Il existe une ambiguïté autour de l’interprétation des termes du “mémorandum d’entente”, notamment en ce qui concerne le dossier libanais »
Le chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), Clément Therme, évoque une ambiguïté autour de l’interprétation des clauses du “mémorandum d’entente”, notamment concernant le dossier libanais, la manière dont sont gérées les négociations en Suisse et les communications avec les centres de décision à Washington et à Téhéran. Il soulève également des questions sur la volonté des États-Unis de transférer des fonds à l’Iran en échange du respect de ses engagements.
Dissuasion nucléaire : l’offre de la France à l’Europe
Le 2 mars à l'Ile Longue, Emmanuel Macron a annoncé le renforcement de la dissuasion nucléaire française, désormais élargie à l'Europe. Quelles sont les conditions de cette dissuasion avancée ? Signerait-elle la fin du parapluie nucléaire américain en Europe ? Et quelles réactions des Européens ?
Les militaires et le GPS – Anatomie de la NAVWAR
Cet épisode du Collimateur se penche sur le positionnement par satellite, un domaine souvent oublié et pourtant central des capacités militaires contemporaines ; et de la manière dont celui-ci pourrait être utilisé en cas de conflit, avec le commandant Jean-Baptiste Guyot, Officier inséré de l'armée de l'Air et de l'Espace au sein du Laboratoire de recherche sur la défense de l'Ifri.
Dissuasion nucléaire : ce qui change après le discours d’Emmanuel Macron
Lors de son discours très attendu sur la dissuasion nucléaire, le 2 mars, Emmanuel Macron a annoncé la création d'une dissuasion avancée. La chercheuse Héloïse Fayet décrypte cette notion pour Le Monde.
La base MAGA face à l'opération « Fureur épique » : le pari risqué de Donald Trump
À pile huit mois des élections de mi-mandat, prévues au début du mois de novembre, le président états-unien pourrait compromettre les chances des Républicains de conserver le contrôle du Congrès.
Dissuasion nucléaire : la France prête à ouvrir son parapluie aux Européens ?
Lundi 2 mars, Emmanuel Macron a prononcé un discours sur la base de l’île Longue qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Le chef d’État a infléchi la doctrine nucléaire française en annonçant la mise en place d’une "dissuasion avancée" en collaboration avec certains pays européens, offrant ainsi la "possibilité pour les partenaires de participer aux exercices de dissuasion française".
Guerre en Iran : l’onde de choc arrivera-t-elle jusqu’à nous ?
Les frappes israélo-américaines contre l’Iran provoquent un séisme géopolitique bien au-delà du Moyen-Orient. Entre recomposition des rapports de force mondiaux et risques de déstabilisation énergétique, l’Europe pourrait, elle aussi, en ressentir les secousses.
Guerre en Iran : le coup de poker de Trump ?
L'offensive américaine en Iran relève du pari stratégique à haut risque. Donald Trump multiplie les frappes massives tout en laissant planer la menace d'une intervention terrestre, cherchant à forcer Téhéran à capituler rapidement. Mais ce coup de poker pourrait se heurter à la réalité d'un conflit prolongé.
Les ripostes iraniennes « sont laissées à la discrétion de commandants régionaux »
Les frappes américaines et israéliennes ont neutralisé « une grande partie » de l'appareil sécuritaire de haut niveau iranien, laissant l'Iran sans commandement national pour décider de la riposte, estime Héloïse Fayet, chercheuse à l'Institut français des relations internationales (Ifri), en charge du programme Dissuasion et prolifération.
L'ayatollah Ali Khamenei meurt dans des frappes israélo-américaines, l’embrasement au Moyen-Orient
Samedi matin, les Etats-Unis et Israël ont lancé une opération d’envergure « Fureur épique » sur l’Iran. Une attaque à laquelle la république Islamique a riposté. Des explosions ont retenti dans des pays de la région qui abritent un dispositif militaire américain...
Nucléaire et dissuasion française : le grand oral du président
À quelques jours du discours d’Emmanuel Macron sur la dissuasion française qui sera prononcé lundi prochain à Brest, le Collimateur examine ce que celui-ci représente et ce qu’on peut en attendre, avec Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri et reponsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération.
Les enjeux capacitaires terrestres
Auteur de l'étude : "Lance-roquettes multiples, une dépendance européenne historique et durable ?" Léo Péria-Peigné explique que l'armée de terre française fait face à des défis importants de modernisation, particulièrement sur les capacités d'artillerie longue portée et les blindés lourds.
Guerre en Ukraine : malgré les négociations la paix s'éloigne
Les Ukrainiens entament une nouvelle année de guerre, après 4 ans de résistance acharnée - une résistance qui a surpris le régime russe, mais qui s'use petit à petit, et qui a plus que jamais besoin de soutien : malgré plusieurs sessions de négociations directes, la Russie l'a dit très clairement aujourd'hui : ses objectifs ne sont pas atteints et la paix n'est pas au programme.
Guerre en Ukraine, 4 ans après : une paix qui n’arrive pas
Alors que les négociations s'enlisent à Genève sous médiation américaine, que les morts s'accumulent des deux côtés, la Russie n'a pas bougé d'un pouce sur ses positions. Quelle paix les Ukrainiens attendent-ils, quatre ans après le début de la guerre ?
Macron en Inde pour pallier les difficultés de la relation transatlantique ?
En début de semaine, Emmanuel Macron s'est rendu en Inde. Pourquoi le Président s'est-il rendu en Inde ? Pour développer un partenariat alors que les relations transatlantiques notamment avec les Etats-Unis sont difficiles depuis le retour au pouvoir de Donald Trump ?
Vladimir Poutine : les secrets de sa stratégie
Le président russe est présenté comme l’héritier d’une école soviétique alliant pression psychologique, connaissance fine des dossiers et rejet des compromis. Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, était invitée par Le Monde pour en discuter.
"Qui contrôle qui ?" : quand la puissance domine le monde
Après la décision de la Cour suprême sur les droits de douane de Donald Trump, quelles conséquences pour l’économie mondiale ? Assiste-t-on à un affaiblissement durable du président américain ou à une recomposition plus large des équilibres internationaux ? Entre rivalité sino-américaine, tensions transatlantiques et transformation de la mondialisation, où va le capitalisme mondial ?
Compétitivité mondiale : l’Europe face au défi industriel
Dans un contexte de tensions géo-économiques accrues (qu'adviendra-t-il des droits de douane imposés par Donald Trump et retoqués par la Cour suprême américaine), un vocabulaire domine désormais les débats internationaux : compétition, concurrence, déclassement, compétitivité.
Thomas Gomart - Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux
Thomas Gomart présente son ouvrage "Qui contrôle qui ? : les nouveaux rapports de force mondiaux" aux éditions Tallandier. Entretien avec Jean Petaux.
« En Ukraine, Poutine mène une guerre génocidaire »
Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, spécialiste de la pensée et de la culture stratégiques russes et responsable scientifique de l’Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale, était invité à débattre dans l'émission « À l’air libre ».
« En Ukraine, Poutine mène une guerre génocidaire »
Il y a quatre ans, le 24 février 2022, Vladimir Poutine décidait d’envahir l’Ukraine. Une « opération spéciale » selon lui, en réalité une guerre au cœur de l’Europe, prolongation d’une première opération commencée dès 2014.
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