Proche-Orient
Analyse des facteurs de crise au Proche-Orient, transformé par la guerre en Syrie et la persistance du conflit israélo-arabe, et où les enjeux de souveraineté et de frontières compliquent les problématiques humanitaires.
Reprise des hostilités au Moyen-Orient : « Ces dernières 24 heures, un seuil a été franchi entre les États-Unis et l’Iran »
Pour Clément Therme, chercheur associé à l'Ifri, auteur d’Iran/Israël, la guerre idéologique tout juste paru chez Tallandier, la crise actuelle repose sur une divergence d’interprétation de l’accord de cessez-le-feu du 17 juin, où nous sommes « passés d’une trêve armée à une bataille d’Ormuz » et se déroule simultanément sur trois terrains : la négociation diplomatique, la guerre économique et l’affrontement militaire.
Guerre en Iran : « On pourrait aboutir à une situation de ''ni paix, ni guerre''»
Et si la guerre en Iran ne se terminait pas vraiment ? Depuis le début des frappes, six paradoxes ont mis à mal les certitudes des stratèges occidentaux, du mythe de la supériorité militaire à l'illusion de la démondialisation, analyse Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri.
Le pari syrien du président Macron, qui prévoit de se rendre à Damas dans les prochains jours
Emmanuel Macron, qui avait été le premier chef d'Etat occidental à recevoir Ahmed al-Charaa, s'apprête à devenir le troisième dirigeant étranger à lui rendre visite, après l'émir du Qatar et Volodymyr Zelensky en avril. Il sera accompagné de plusieurs acteurs économiques français.
Funérailles de Khamenei en Iran : « Le régime montre qu’il prépare la vengeance d’une manière ou d’une autre »
Les funérailles nationales du guide suprême Ali Khamenei ont officiellement commencé ce samedi dans un vaste complexe religieux de Téhéran, où des milliers d’Iraniens ont afflué. Clément Therme, chercheur associé à l’Ifri, chargé de cours à l’université Paul-Valéry de Montpellier et auteur de « Iran, Israël : la Guerre idéologique » (Éd. Tallandier), décrypte cet événement aux allures de démonstration de force après la guerre contre Israël et les États-Unis.
Moyen-Orient : Marco Rubio exclut tout péage sur le détroit d'Ormuz devant des pays du Golfe rendus méfiants
En tournée au Moyen-Orient, le chef de la diplomatie américaine a voulu rassurer des alliés bien malmenés par la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. Mais il n'a pas abordé le sujet de la reconstruction.
Replay - Accord États-Unis/Iran : impacts et limites
Un accord intérimaire de 60 jours prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz, un plan de reconstruction de l'Iran à hauteur de 300 milliards de dollars, la reprise des exportations pétrolières iraniennes et le dégel de ses avoirs, soutenu par une résolution contraignante de l'ONU.
Thomas Gomart : « Malgré les critiques, ce G7 aura eu le mérite d’exister »
Pour Thomas Gomart, directeur de l’Ifri, le rendez-vous d’Evian aura permis des avancées, notamment sur l’Ukraine. Mais si Trump a encore dicté sa loi, il ne faudrait pas s’y tromper. Celui qui se décrit encore comme le « boss » est un président très affaibli.
Accord entre les Etats-Unis et l’Iran : « au Moyen-Orient, les paramètres bougent de façon spectaculaire »
Dans une tribune au « Monde », Dorothée Schmid, responsable du Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri, souligne combien les cartes et les rôles sont totalement redistribués, alors qu’un accord entre Téhéran et Washington doit être conclu le 19 juin.
L'accord entre les États-Unis et l'Iran vu par des spécialistes
Quel accord entre les États-Unis et l'Iran ? Dorothée SCHMID, directrice du programme Turquie/Moyen-Orient à l'Ifri et Karim Emile BITAR, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste du Moyen-Orient et de la politique étrangère des États-Unis.
L’Iran face à la recomposition de son environnement régional. Entre survie du régime et isolement stratégique
La guerre de quarante jours déclenchée le 28 février 2026 par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran a ouvert une nouvelle phase dans l’histoire des relations entre la République islamique et ses voisins. Si le régime a démontré une capacité de résilience face à une campagne militaire d’une ampleur inédite depuis la guerre Iran-Irak (1980-1988), sa survie ne doit pas être confondue avec une victoire stratégique. Comme le révèle la séquence actuelle, la République islamique conserve une capacité de nuisance importante mais voit simultanément se réduire ses réseaux d’influence au Moyen-Orient, ses coopérations économiques dans la zone et les acquis diplomatiques de l’accord de mars 2023, conclu avec l’Arabie saoudite, sous l’égide de la Chine.
Paix entre l'Iran et les États-Unis : un accord de papier ?
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord le 15 juin 2026. Il doit encore être signé, a priori en Suisse le 19 juin 2026, en présence du vice-président J. D. Vance et peut-être aussi de Donald Trump.
Moyen-Orient : un accord de paix encore incertain malgré les déclarations de Trump
La conclusion d’un accord entre Washington et Téhéran serait une bonne nouvelle pour l’économie mondiale. Mais il n’apaisera pas les tensions qui menacent la stabilité de la région, et que la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a encore aggravées.
« Nous sommes encore dans la trêve armée » : la sortie de crise au Proche-Orient analysée par un expert de l’Iran
Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Clément Therme enseigne à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Dans son dernier ouvrage, « Iran-Israël, la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (Tallandier), l’historien livre une analyse très utile pour saisir les enjeux de la « confrontation existentielle » entre la République islamique et le « grand satan » américain. Et dissiper un peu le brouillard qui entoure les discussions actuelles pour régler la crise d’Ormuz.
Guerre en Iran : le point de rupture entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou ?
Les échanges entre les deux dirigeants sont de plus en plus tendus. Donald Trump aurait lâché furieusement à Benyamin Netanyahou : « Tu es complètement fou. Tu serais en prison sans moi. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça. »
Guerre au Moyen-Orient : "Les objectifs d'Israël et des États-Unis sont en train de diverger" dit le directeur de l'Ifri
Thomas Gomart, historien et directeur de l'Ifri, Amy Greene, politiste et spécialiste des États-Unis, experte associée à l'Institut Montaigne, décryptent l'évolution de la guerre au Moyen-Orient avec, notamment, la reprise des frappes entre Israël et l'Iran dimanche dernier.
Quand la Fifa dessine une tactique pour Gaza
Des terrains de foot flambants neufs surgissant des décombres de Gaza : c’est la mise en scène imaginée dans la vidéo de partenariat entre la Fifa et le Conseil de la paix de Donald Trump. Derrière ce décor, dont les Gazaouis ont été effacés, d’autres enjeux se devinent.
Les grandes puissances sont de retour
Comment interpréter historiquement les guerres actuelles en Ukraine, en Iran ou au Liban ? Comment analyser les conflits au Soudan, entre le Pakistan et l’Inde ou en Irak ? Les commentateurs évoquent volontiers un retour de la guerre. Avec la fin de la Guerre froide, le paradigme qui a dominé les relations internationales a insisté sur les facteurs de contournement ou de retournement de l’État, souvent présenté comme un héritage westphalien dépassé.
Un bilan (provisoire) de la guerre contre l’Iran
Le Collimateur se penche aujourd’hui sur la campagne menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran depuis la fin février, ses principales étapes et ses enseignements sur la puissance aérienne contemporaine, avec Jean-Christophe Noël et Elie Tenenbaum, auteurs d’un rapport récent pour l’IFRI, "La fureur tombée du ciel. Analyse stratégique de la campagne aérienne contre l’Iran".
"Chaque fois qu'il a envahi son voisin, ça s'est mal terminé" : pourquoi Israël accélère son offensive au Liban
L'incursion militaire la plus profonde depuis 26 ans. Israël a ordonné, lundi 1ᵉʳ juin, des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah pro-iranien, intensifiant ainsi son offensive terrestre au Liban. Le bilan est lourd : depuis le 2 mars, plus de 3 412 personnes ont été tuées au Liban et plus d'un million de déplacés, selon Beyrouth. Le bilan est de 26 morts côté israélien, 25 soldats et un contractuel civil. Interrogé par TF1info, l'ancien diplomate et conseiller à l'Ifri Denis Bauchard explique pourquoi Israël "s'enlise" dans cette offensive.
La politique allemande envers Israël : dépassée depuis le 7 Octobre
Peu de pays ont été aussi profondément affectés par les attaques du 7 octobre et la guerre à Gaza qui a suivi que l’Allemagne. Il ne s’agit pas simplement d’une controverse politique. Cela reflète un problème structurel plus profond : la politique allemande envers Israël repose depuis longtemps sur deux principes directeurs, une responsabilité historique particulière à l’égard d’Israël, héritée de l’Holocauste, et un engagement ferme en faveur de normes universalistes, avant tout le droit international et les droits de l’homme.
L'Indonésie et la cause palestinienne
Lors de son discours inaugural à la présidence, le 20 octobre 2024, le président indonésien en exercice, Prabowo Subianto, a réaffirmé certains principes fondamentaux de la philosophie nationale indonésienne. Il a rappelé la politique étrangère de longue date de l’Indonésie fondée sur la non-alignement, ou « bebas dan aktif » (libre et active), ainsi que son rejet des pactes militaires.
Gaza et les diplomaties latino-américaines : un regain d’engagement multilatéral pour la Palestine ?
Depuis le 7 octobre 2023 et les représailles israéliennes dans la bande de Gaza, la guerre met en tension quelques-unes des dernières digues qui évitent à l’ordre international d’imploser, notamment le respect du droit international et du droit humanitaire, et le multilatéralisme. Dans cette perspective, qu’est-ce que les positionnements des États latino-américains face à la guerre à Gaza nous disent de cet ordre international en recomposition ? Qu’est-ce que ces positionnements nous apprennent sur la nature des rapports entre les États de la région et entre ceux-ci avec le reste du monde ?
Middle Power Lawfare : l'Afrique du Sud, la justice internationale et la crise de Gaza
L’intensification de la violence à Gaza, à la suite de l’attaque "Déluge d’Al-Aqsa" menée par le Hamas le 7 octobre 2023 et de la riposte militaire d’Israël, a provoqué une réévaluation plus large de la diplomatie mondiale. Les alliances géopolitiques de longue date ont été bouleversées, et des questions relatives aux obligations humanitaires, à la responsabilité des institutions et aux limites de l’action des États sont revenues au cœur du débat international.
L’Iran face à ses limites : 10 points sur les causes structurelles d’une cassure tactique
Proxies régionaux. Soutien de Moscou. Latence nucléaire. Dissuasion balistique. L’équilibre sur lequel Téhéran avait bâti sa doctrine a chancelé — avec une rapidité impressionnante. Une semaine après l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, il est possible de dresser un bilan détaillé des raisons structurelles qui ont permis à Tel Aviv de déjouer les plans de la République islamique et de dégager des perspectives.
Israël-Iran : la guerre de trop ?
Soutenue par les États-Unis, et non condamnée par les pays européens, la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran ne peut qu’ajouter du chaos au chaos : au Moyen-Orient, en nourrissant les haines des populations victimes de l’hubris guerrier d’Israël, et au-delà, en confirmant la marche vers un monde où la force prévaut sur le droit.
La décomposition du Moyen-Orient. Trois ruptures qui ont fait basculer l'histoire
Comment expliquer le chaos en cours au Moyen-Orient – le 11 Septembre, le Printemps arabe en 2011 et les attaques du Hamas le 7 Octobre –, Adel Bakawan nous fait comprendre les transformations profondes de la région et propose des perspectives.
La politique étrangère d’Israël : la lutte pour la sécurité
Les conditions de naissance et de développement d’Israël expliquent que, dès sa création, les préoccupations de sécurité tiennent une place majeure dans l’esprit de ses dirigeants. Mais alors que, depuis une dizaine d’années, Israël semblait avoir acquis enfin la sécurité à laquelle aspire sa population, le 7 octobre 2023 a révélé sa vulnérabilité et a montré que cette sécurité était de fait loin d’être acquise. La Shoah qui devait effacer le peuple juif de la terre demeure dans les mémoires et le risque d’une menace existentielle est toujours présent.
Une nouvelle Syrie en marche
Le Moyen-Orient n’a pas fini de nous surprendre. Après la tragédie du 7 octobre 2023 qui a conduit à la guerre à Gaza et son extension au Liban, la prise de Damas et la chute du régime de Bachar el-Assad représentent un nouvel événement majeur dans un Moyen-Orient chaotique.
La Syrie : représailles "post-guerre civile" et rémanence du passé
Bachar Al-Assad estime avoir gagné la guerre qui a démarré en 2011, même si des poches de rébellion demeurent et si la violence tend à nouveau à augmenter.
Turquie 2050 : Turquie-Afrique ; Chypre ; centralisation
Repères sur la Turquie n° 25 - Le programme « Turquie 2050 » développe une analyse prospective sur les thèmes de la diplomatie, de la politique intérieure et de l’économie turques afin d’y anticiper les dynamiques des trente prochaines années.
La relation russo-iranienne à l'épreuve de l'escalade militaire au Moyen-Orient
Les relations entre Téhéran et Moscou ont connu un nouvel élan depuis le début de la guerre en Ukraine, passant d'une relation transactionnelle et asymétrique depuis 1991 à la construction d'un véritable partenariat stratégique. Néanmoins, malgré l’approfondissement des coopérations militaire, spatiale, cyber, policière et nucléaire civile, Moscou se montre réticent à s’engager directement aux côtés de Téhéran contre les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient. Des différences de statut et d’approches freinent ainsi toujours la construction d’une alliance anti-occidentale entre la Russie et l’Iran.
Turquie 2050 : Charbon ; Proche-Orient ; santé mentale
Repères sur la Turquie n° 24 - Le programme « Turquie 2050 » développe une analyse prospective sur les thèmes de la diplomatie, de la politique intérieure et de l’économie turques afin d’y anticiper les dynamiques des trente prochaines années.
Après la mort de Nasrallah, quelle stratégie régionale pour l’Iran ?
Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a été tué dans une frappe israélienne à Beyrouth le 27 septembre. La milice et son dirigeant étaient considérés comme le fer de lance de l’Axe de la Résistance, cette coalition de groupes miliciens majoritairement chiites qui sont au coeur de la stratégie régionale de l’Iran.
DOSSIER RAMSES 2025 N° 1 – Moyen-Orient : la recomposition sans fin
Au Moyen-Orient, les acteurs directs du conflit semblent incapables d'en revenir à un dialogue politique, tandis que les acteurs voisins manoeuvrent au fil de leurs intérêts d'État, à la recherche d'une introuvable recomposition régionale. Les puissances extérieures pèsent-elles vraiment ?
Israël-Gaza après le 7 octobre
Le conflit à Gaza met aux prises deux acteurs en crise interne : des Palestiniens sans représentation crédible et des Israéliens politiquement très clivés. Les solidarités avec l’un et l’autre camp s’ordonnent internationalement de manière nouvelle, avec les poids inédits des opinions et d’instances internationales qui affectent le rapport de force global. Seule une mobilisation internationale pourra rendre possible une solution à deux États, unique sortie crédible pour un conflit séculaire.
Iran et Israël : meilleurs ennemis
L’attaque de missiles iraniens sur le sol israélien le 13 avril 2024, suivie par une riposte d’Israël visant une base militaire proche d’un des principaux sites nucléaires iraniens, fut le point d’orgue d’une guerre multiforme qui oppose les deux pays depuis plusieurs décennies. Alors qu’Israël entretenait les meilleures relations, diplomatiques et même militaires, avec l’Iran du Shah Mohammad Reza Pahlavi, il est apparu très vite qu’il n’en serait pas de même avec la République islamique.
Populismes et relations internationales
Les populismes font florès, en Europe et ailleurs : en Argentine, peut-être demain à nouveau aux États-Unis… Que nous disent-ils de nos sociétés ? Et, s’ils arrivent au pouvoir, comment les modèlent-ils ? Leurs politiques économiques ont-elles quelques chances de succès ? Les politiques étrangères de leurs gouvernements influent-elles plus sur leur environnement, ou sur leurs propres sociétés ? Un « Trump 2 » au pouvoir à Washington serait-il totalement libre, et avec quels effets, de ses choix ?
La France a-t-elle encore une politique arabe ?
Dès la fin de la guerre d’Algérie, la France a systématiquement repris contact avec les pays arabes qui avaient rompu les relations diplomatiques au moment de la malheureuse expédition de Suez de 1956. Ainsi se sont renouées ou nouées des relations actives et souvent confiantes, y compris avec des pays où elle était absente, comme les émirats du Golfe. Le président Chirac a voulu formaliser et conforter cette orientation lorsque le 6 mars 1996, à l’université du Caire, il a évoqué la « politique arabe et méditerranéenne » de la France. Par-delà quelques principes communs, il s’agissait naturellement d’une politique à géométrie variable selon les pays, avec la volonté d’être présent dans cet ensemble de pays qui sont nos voisins proches, situés dans une zone stratégique et dont d’importantes communautés vivent en France. Très tôt attachée à contribuer à la paix entre Israël et les pays arabes, la France prône une politique équilibrée entre le maintien de la sécurité d’Israël et le soutien du processus de paix israélo-palestinien qui donnerait le droit à l’autodétermination des Palestiniens et à la création d’un État. À cet égard, l’année 2007 représente une rupture due à l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy qui sur ce plan, comme sur d’autres, a pris le contre-pied de son prédécesseur. Depuis lors, la politique de la France dans cette région n’a plus la même priorité, réagit plus qu’elle n’agit et semble flotter entre une volonté de maintenir ses liens avec les pays arabes et une certaine complaisance à l’égard d’Israël.
Turquie 2050 : Israël ; Irak ; participation des femmes
Repères sur la Turquie n° 19 - Le programme « Turquie 2050 » développe une analyse prospective sur les thèmes de la diplomatie, de la politique intérieure et de l’économie turques afin d’y anticiper les dynamiques des trente prochaines années.
Le monde au prisme de l'Ukraine
Trois dimensions d’une actualité conflictuelle brûlante pour ce numéro de Politique étrangère.
L'accord entre les États-Unis et l'Iran vu par des spécialistes
Quel accord entre les États-Unis et l'Iran ? Dorothée SCHMID, directrice du programme Turquie/Moyen-Orient à l'Ifri et Karim Emile BITAR, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste du Moyen-Orient et de la politique étrangère des États-Unis.
Paix entre l'Iran et les États-Unis : un accord de papier ?
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord le 15 juin 2026. Il doit encore être signé, a priori en Suisse le 19 juin 2026, en présence du vice-président J. D. Vance et peut-être aussi de Donald Trump.
Moyen-Orient : un accord de paix encore incertain malgré les déclarations de Trump
La conclusion d’un accord entre Washington et Téhéran serait une bonne nouvelle pour l’économie mondiale. Mais il n’apaisera pas les tensions qui menacent la stabilité de la région, et que la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a encore aggravées.
« Nous sommes encore dans la trêve armée » : la sortie de crise au Proche-Orient analysée par un expert de l’Iran
Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Clément Therme enseigne à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Dans son dernier ouvrage, « Iran-Israël, la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (Tallandier), l’historien livre une analyse très utile pour saisir les enjeux de la « confrontation existentielle » entre la République islamique et le « grand satan » américain. Et dissiper un peu le brouillard qui entoure les discussions actuelles pour régler la crise d’Ormuz.
Guerre au Moyen-Orient : "Les objectifs d'Israël et des États-Unis sont en train de diverger" dit le directeur de l'Ifri
Thomas Gomart, historien et directeur de l'Ifri, Amy Greene, politiste et spécialiste des États-Unis, experte associée à l'Institut Montaigne, décryptent l'évolution de la guerre au Moyen-Orient avec, notamment, la reprise des frappes entre Israël et l'Iran dimanche dernier.
Quand la Fifa dessine une tactique pour Gaza
Des terrains de foot flambants neufs surgissant des décombres de Gaza : c’est la mise en scène imaginée dans la vidéo de partenariat entre la Fifa et le Conseil de la paix de Donald Trump. Derrière ce décor, dont les Gazaouis ont été effacés, d’autres enjeux se devinent.
Les grandes puissances sont de retour
Comment interpréter historiquement les guerres actuelles en Ukraine, en Iran ou au Liban ? Comment analyser les conflits au Soudan, entre le Pakistan et l’Inde ou en Irak ? Les commentateurs évoquent volontiers un retour de la guerre. Avec la fin de la Guerre froide, le paradigme qui a dominé les relations internationales a insisté sur les facteurs de contournement ou de retournement de l’État, souvent présenté comme un héritage westphalien dépassé.
Un bilan (provisoire) de la guerre contre l’Iran
Le Collimateur se penche aujourd’hui sur la campagne menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran depuis la fin février, ses principales étapes et ses enseignements sur la puissance aérienne contemporaine, avec Jean-Christophe Noël et Elie Tenenbaum, auteurs d’un rapport récent pour l’IFRI, "La fureur tombée du ciel. Analyse stratégique de la campagne aérienne contre l’Iran".
"Chaque fois qu'il a envahi son voisin, ça s'est mal terminé" : pourquoi Israël accélère son offensive au Liban
L'incursion militaire la plus profonde depuis 26 ans. Israël a ordonné, lundi 1ᵉʳ juin, des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah pro-iranien, intensifiant ainsi son offensive terrestre au Liban. Le bilan est lourd : depuis le 2 mars, plus de 3 412 personnes ont été tuées au Liban et plus d'un million de déplacés, selon Beyrouth. Le bilan est de 26 morts côté israélien, 25 soldats et un contractuel civil. Interrogé par TF1info, l'ancien diplomate et conseiller à l'Ifri Denis Bauchard explique pourquoi Israël "s'enlise" dans cette offensive.
Faut-il avoir peur d'une guerre nucléaire ?
Le nucléaire est-il en train de redevenir l'arme centrale du XXIᵉ siècle ? Depuis l'invasion russe de l'Ukraine, la dissuasion nucléaire est redevenue un sujet du quotidien. Menaces russes plus ou moins voilées, frappes américaines et israéliennes contre les installations iraniennes, augmentation de l'arsenal chinois, et, côté français, ce discours d'Emmanuel Macron du 2 mars 2026, devant un sous-marin lanceur d'engins, qui annonce que huit pays européens acceptent le principe d'une "dissuasion avancée". En quelques années, le tabou est tombé — et avec lui, peut-être, une partie de la grammaire patiemment construite depuis 1945.
Guerre au Moyen-Orient : « Si un destroyer américain était coulé par l’Iran, le conflit entrerait dans une autre dimension »
Donald Trump a annoncé que l’US Navy allait escorter des navires bloqués à travers le détroit d’Ormuz. Une stratégie risquée, selon Stéphane Audrand, chercheur associé au Centre des études de sécurité de l'Ifri. L’Iran a déjà annoncé avoir frappé une frégate américaine, ce que Washington dément.
« Entre États-Unis et Europe, le schisme des valeurs » : l’analyse de l’historien Thomas Gomart
L’historien Thomas Gomart, 53 ans, d’origine paloise, dirige l’Ifri, Institut français des relations internationales, think-tank qui compte 58 salariés dont 30 chercheurs permanents. Il vient de publier chez Tallandier « Qui contrôle qui ? ». Une lecture doublement originale de la situation géopolitique, car elle puise dans l’analyse des rapports de force, des stratégies mais aussi des caractères des protagonistes, et se concentre sur six duels dont Narenda Modi versus Xi Jiping, le Vatican versus la Silicon Valley… L’un des chapitres porte sur la dégradation de la relation entre États-Unis et Europe.
Donald Trump : des déclarations à la doctrine
Depuis les frappes israélo-américaines du 28 février dernier sur l’Iran, Donald Trump ne cesse de multiplier les déclarations contradictoires sur les objectifs poursuivis et sur la conduite des opérations. Comme dans le domaine commercial, l’incertitude est volontairement générée afin de pouvoir maximiser son pouvoir de négociation. C’est du moins ce qu’il croit en pensant que la politique internationale se mène à coups de deals, de déclarations fracassantes et, accessoirement, de délits d’initié. Le caractère erratique de ses décisions produit une impression de chaos comme si les États-Unis n’avaient plus d’autre stratégie que la brutalité.
Le Moyen-Orient pris de vertige en attendant le jour d’après
La 18e édition de la World Policy Conference, organisée par l’Ifri à Chantilly, s’est interrogée sur les différents scénarios qui pourraient succéder à la guerre. Depuis la révolution islamique de 1979, le Moyen-Orient vivait dans l’attente inquiète de la guerre qui se préparait entre l’Iran et Israël. Aujourd’hui, la région guette le dénouement de la crise avec un mélange d’espoir et d’angoisse, selon la couleur dont sera teinté le jour d’après.
À quoi joue la Chine au Moyen-Orient ? "En proportion, sa réputation internationale est au-dessus de celle des États-Unis"
Victime silencieuse du blocage du détroit d’Ormuz, rivale immobile des États-Unis, la Chine se contente-t-elle d’attendre la fin de la guerre au Moyen-Orient et l’enlisement des Américains pour prendre une place plus importante dans les relations internationales ? Décryptage dans Le Monde en direct avec Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l'Ifri.
Guerre au Moyen-Orient : fractures régionales, ondes de choc mondiales et fin de l'ancien ordre
Panel extrait de la World Policy Conference 2026, fondée et présidée par Thierry de Montbrial, président de l'Ifri, qui s'est tenue du 24 au 26 avril 2026 à Chantilly, France.
Une conversation avec Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis
Dans un débat exceptionnel avec Thierry de Montbrial, Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis, partage son analyse de la guerre en cours avec Iran au Moyen-Orient.
« Le conflit ne se limite pas à une confrontation militaire classique » : ce livre qui met en lumière la longue guerre idéologique entre l’Iran et Israël
La guerre entre Israël et l’Iran dure depuis près d’un demi-siècle même si ce n’est devenu un affrontement direct et ouvert que récemment. Dans son dernier ouvrage, l’historien Clément Therme analyse avec une grande finesse les racines et les développements d’un affrontement qui va bien au-delà de la seule confrontation entre d’un côté Jérusalem et Washington et de l’autre Téhéran.
En Iran, « les décisions n’incombent qu’au bureau du guide suprême »
Depuis la décapitation du régime de Téhéran, une certaine confusion semble régner au sein du pouvoir. Pour l’historien Clément Therme, il n’en est rien. Et pour le comprendre, il faut accepter que les décisions ne répondent qu’à une logique idéologique de survie de la République islamique.
La Chine : un acteur clé de la guerre au Moyen-Orient ?
Jeudi 16 avril 2026, la Chine affichait des résultats économiques déconcertants en temps d’incertitude, en pleine guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, avec un PIB en progression de 5 %.
Faut-il avoir peur d'une guerre nucléaire ?
Le nucléaire est-il en train de redevenir l'arme centrale du XXIᵉ siècle ? Depuis l'invasion russe de l'Ukraine, la dissuasion nucléaire est redevenue un sujet du quotidien. Menaces russes plus ou moins voilées, frappes américaines et israéliennes contre les installations iraniennes, augmentation de l'arsenal chinois, et, côté français, ce discours d'Emmanuel Macron du 2 mars 2026, devant un sous-marin lanceur d'engins, qui annonce que huit pays européens acceptent le principe d'une "dissuasion avancée". En quelques années, le tabou est tombé — et avec lui, peut-être, une partie de la grammaire patiemment construite depuis 1945.
Guerre en Iran : enseignements militaires
Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker reçoit Élie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri, et Jean-Christophe Noël, ancien pilote de chasse et chercheur associé à l'Ifri. Ensemble, ils décryptent les leçons de ce conflit qui a transformé le Moyen-Orient entre le 28 février et le cessez-le-feu du 8 avril 2026.
Conversation avec Nabil Fahmy, Secrétaire général désigné de la Ligue arabe – WPC 2026
Discussion entre Thierry de Montbrial, fondateur et président de la World Policy Conference et Nabil Fahmy qui prendra ses fonctions en tant que secrétaire général de la Ligue arabe au 1er juillet 2026.
Guerre au Moyen-Orient : fractures régionales, ondes de choc mondiales et fin de l'ancien ordre
Panel extrait de la World Policy Conference 2026, fondée et présidée par Thierry de Montbrial, président de l'Ifri, qui s'est tenue du 24 au 26 avril 2026 à Chantilly, France.
Une conversation avec Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis
Dans un débat exceptionnel avec Thierry de Montbrial, Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis, partage son analyse de la guerre en cours avec Iran au Moyen-Orient.
La Chine : un acteur clé de la guerre au Moyen-Orient ?
Jeudi 16 avril 2026, la Chine affichait des résultats économiques déconcertants en temps d’incertitude, en pleine guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, avec un PIB en progression de 5 %.
Replay - Guerre au Moyen-Orient : quels scénarios après l’échec des négociations ?
Après l’échec des négociations entre Iraniens et Américains au Pakistan, Donald Trump a annoncé un blocus sur le détroit d’Ormuz, ce qui a eu pour effet immédiat de faire remonter le prix des hydrocarbures. La guerre au Moyen-Orient est entrée dans une nouvelle phase dont l’issue est incertaine.
L'Iran est-il sur le point d'avoir la bombe nucléaire ?
L’Iran peut-il encore obtenir l’arme nucléaire ? C’est quoi exactement le “seuil nucléaire” ? Mais où est caché l’uranium enrichi ? Et au fait, à quoi ça ressemble ?
Israël sort-il affaibli de la trêve entre les États-Unis et l’Iran ?
Après la trêve USA-Iran, Israël intensifie ses frappes au Liban malgré l’accord, révélant des tensions avec Washington. Exclu des négociations et engagé sur plusieurs fronts, Tel-Aviv voit sa marge d’action questionnée, tandis que la trêve pourrait peser sur la suite de son offensive.
La guerre à l'ère de l’intelligence artificielle
Plongez dans un débat autour de la question de la place prise par la technologie et notamment par l’intelligence artificielle dans les guerres d’aujourd’hui, en Ukraine, à Gaza, et désormais au Liban et Iran, que Donald Trump menace de détruire et de renvoyer à l’âge de pierre...
La troisième guerre du Golfe devient-elle mondiale ?
Depuis le 28 février et le déclenchement de l'opération américano-israélienne contre l'Iran, seize pays ont été frappés ou visés. Alors que le Pakistan tente de s'imposer en médiateur entre Téhéran et Washington, la question reste entière : jusqu'où cette guerre peut-elle s'étendre ?
Pétrole, répercussions, diplomatie... : l'Asie face à la guerre d'Iran
Cette semaine, dans Le Club - Le Figaro International, Philippe Gélie et ses invités débattent de l'Asie où les répercussions de la guerre d'Iran sont considérables.
"Le régime iranien attendait depuis très longtemps ce moment", auquel les États-Unis "n'étaient pas préparés"
Alors que les États-Unis et Israël semblent plus que jamais embourbés dans la guerre qu'ils ont lancée contre l'Iran, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri et Aysegul Sert, journaliste, livrent leur analyse.
Guerre au Moyen-Orient : quels effets de bord en Russie et en Asie ?
La guerre en cours au Moyen-Orient a de multiples impacts, notamment dans le domaine économique en raison de la flambée des prix des hydrocarbures. Comment ceci impacte-t-il les pays des BRICS, et plus spécifiquement, la Russie, la Chine et l’Inde ?
Le nucléaire israélien est-il un sujet tabou ?
Samedi 21 mars 2026, un missile balistique iranien a frappé un quartier résidentiel de Dimona, en Israël. Le bilan s'élève à des dizaines de blessés. Au-delà de l'attaque, l'Iran met en garde le gouvernement de Benyamin Nétanyahou, et souligne sa capacité à frapper le programme nucléaire israélien.
Ultimatum, négociations secrètes, menaces de bombardements: Donald Trump peut-il vraiment rouvrir le détroit d'Ormuz?
Négocier ou pas ? C'est la question qui agite le Moyen-Orient ce mardi 24 mars. Dans un changement de ton spectaculaire, Donald Trump a annoncé de “très bonnes négociations” avec un haut responsable iranien. Mais Téhéran dément catégoriquement : “aucune négociation n'a eu lieu”, affirme le président du Parlement iranien. Dans les coulisses, l'Égypte, Oman et la Turquie jouent les intermédiaires, mais les positions restent très éloignées : l'Iran veut des garanties de sécurité, Washington veut des avancées sur le nucléaire.
Iran : autopsie d'un régime qui bouge encore
Dans cet épisode enregistré le 20 mars 2026, Marc Hecker reçoit Sophia Mahroug, maître de conférences à la Sorbonne Abou Dhabi et auteure d'une thèse doublement primée sur le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Iran, Liban… Une menace "existentielle" pour Israël et les États-Unis ?
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont attaqué l'Iran, tuant plusieurs membres des Gardiens de la révolution. Les pays voisins ont aussi été la cible de bombes comme le Liban, où l'on compte plus de 1 million de déplacés… Pourquoi cette attaque ? Quelles conséquences en Iran ?
Iran : quel impact sur le marché gazier ?
Le conflit en Iran perturbe massivement le marché mondial du gaz. Quelles conséquences cela pourra-t-il avoir sur les prix énergétiques mondiaux et sur nos économies ?
Le détroit d'Ormuz, carrefour d'un monde en crises
Depuis le 28 février 2026 et les frappes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, le détroit d'Ormuz, bras de mer de 54 km entre l'Iran et Oman, est au cœur des tensions géopolitiques et économiques mondiales. Le prix du baril de pétrole a bondi de 30%, ce qui n'était pas arrivé depuis 2022.
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